Réveillez-vous, gens qui dormez, priez Dieu pour les trépassés

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Impr. de la rue des Trois Cannettes (Paris). 1797. 8 p. ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1797
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Source : BnF/Gallica
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RÉVEILLEZ-VOUS,
GENS QUI DORMEZ,
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~~T~ LES TREPASSÉ
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ORMIR , paroît au premier abord la
situation la plus tranquille pour la nature,
et si l'homme peut soullrir en dormant, il
parent impossible que son sommeil puisse faire
souffrir ses semblables : malheureusement tout
ce qui paroît juste ne l'est pas, et je crois
qu'il est lemS: de crier à tue-tête : réveille £ -
vous, gens qui 'dormeç, priez-dieu pour les ul-
passés,
Ce sont les dormeurs, qui sont cause que l'on
nous a fait dormir. t
Au commencement de la révolution pres-
que tous les Français dormoiem sous le joug pe-
sant d'une tyrannie, qui a. durée environ onze
( 2 )
siècles, pendant le - cours desquels ils avoient
entendu crier quelque fois réveillez-voustgens
qui dormer, priez-dieu pour les trépassés.
Mais la tyrannie répandoit ses pavots tantôt -
avec de l'or, tantôt avec la bayonnette et le
peuple se rendormoit. Le quatorze jujllet , des
voix de Stantor îéveillèrent le peuple Français,
et l'on entendoit par tout réveillez-vous , gens
qui dormez , priez-dieu pour les trépassés.
Quel réveil !!! il fit trembler tous les tyrans
de l'europe ; un seul cri se faisoit entendre; amis,
ne dormons que quand nous seront libres-
L'égoïsme avoit disparu, il n'existoit que deux
partis, celui du peuple, et celui de la tyran~
nie ; de combien de succès cette journée fut
suivie , comb ien de français enrôlés pour la
liberté, pendant quelques instans, une insom-
nie générale dérangea le projet de la cour, et
le peuple constamment éveillé , parut prêt à se
débarrasser de ses anciens fers. La cour avoit
tout dilapidé , elle ne pouvoit plus répandra
des pavots d'or, et les autres étoient dans les
mains du peuple- Alors on pouvoit chanter 1 air
çà ira. Mais il est malheureusement des hommes

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