Rira bien qui rira le dernier . Avis aux hommes de toutes les opinions

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impr. de L.-P. Sétier fils (Paris). 1815. France -- 1815 (Cent-Jours). 8 p. ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1815
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RIRA BIEN
QUI RIRA LE DERNIER.
"Ill~
AVIS AUX HOMMES
IW-. TOUTES LES OPINIONS.
--.; "* Rira bien qui rira le dernier.
En vérité, ce titre est assez drôle, c'est un
vieux proverbe qui prouve que si nos ayeux
n'avaient pas plus d'esprit que nouSj ils avaient
pour le moins autant de bon ses.
Rira bien qui rira le dernier. Ce sont les ex-
pressions de quelques hommes crédules qui
pensent de bonne foi que toutes les puissances
de l'Europe vont s'armer de nouveau, et faire
couler des fleuves de sang pour replacer sur le
trône de France le petil-fils de Henri IV, qui,
ne possédant malheureusement pas let sublimes
( s )
vêrtu de son ayenl, substituant aux lumière.
d'un Sully les éteignoirs d'un Blacas, n e Sup-
porterait pas mieux le poids de la couronne la
seconde feis que la première.
Rira bien qui rira le dernier. C'est aussi l'a-
dage commua de quelques ennemis de l'ordre
et de la tranquillité publique, que je n'hono-
rerai pas du nom de royalistes, d'abord parce
que les royalistes purs peuvent être de très-
honnêtes gens, et que l'auachement aux princes
de l'ancienne dynastie n'exclut pas positivement
l'amour de la patrie.. Les hommes dont je parle,
au contraire, sont des hommes sans patrie; car
comment supposer qu'ils en ont une, quand,
pour satisfaire lenr amour de domi ner et assou-
vir leur haine, ils appellent sur cette patrie la
guerre civile çt la guerre étrangère avec toutes
les horreurs qui les accompagnent; quand ils
appellent à grands cris les sauvages enfans du
Nord, et jouissent par avance du plair cruel de
voir le sein de celte France qui les a vu naitre,
déchiré par les barbares. Déplorable aveugle-
ment de l'Espèce humaine, esprit de parti qui
brise tous les nœuds du pacte secial, et détruit
le germe précieux det vertus, en altérant les
sentimens de concorde et d'humanité qui font
le plus doux charme des mortels; en divisant
les amis, les époux, les enfans et les pères, c'est-
à-dire , tout ce qui devait être uni d'une manière
inséparable.
Rira bien qui rira le dernieri C'est aussi cç

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