//img.uscri.be/pth/7ffc5e803af77fc40a6da8d81b6d04cae7bd2ae2
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Robert ou le roman inachevé

De
444 pages
Robert, un écrivain solitaire et manipulateur, est l’archétype même du bourgeois asocial et imbus de lui-même. Vivant de ses rentes, il mène une vie de pacha, qu’il agrémente par de multiples conquêtes avec de "jeunes et beaux" hommes. Afin de trouver l’inspiration, il décide de quitter Paris pour le Sud de la France. C’est alors que dans l’hôtel où il séjourne, il fait la connaissance d’Eric, un jeune serveur qu’il va tenter de séduire… Robert ou le roman inachevé ou comment un libertin moderne use de ses charmes et de la manipulation verbale pour mieux attraper ses proies sexuelles dans sa toile. Avec un style cru et explicite, Jacques Devaux dépeint fort bien le caractère de ces personnages en brisant les tabous de l’homosexualité. Il s’en dégage ainsi de son écriture une liberté aussi inattendue que touchante.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

ou le
Robert roman inachevé
o
u
l
e
C
r
laude Daveux Robert oman ina
P
u
b
l
i
b
o
o
k
c
h
e
v
é
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com
Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS  France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55
IDDN.FR.010.0114461.000.R.P.2009.030.40000
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2010
Chapitre1 Éric Robert FANICOUT était le véritable nom dun écrivain aussi riche que célèbre. Plus connu sous le pseudonyme de Robert Goule, nom de jeune fille de sa mère, avec laquelle il était resté très lié jusquà sa mort, il portait allégrement la cinquantaine, sur un corps de sportif. Ses cheveux four-nis, mi-longs et bouclés étaient grisonnants. Il était issu dune famille bourgeoise et avait hérité, à la mort de ses parents, dune petite fortune. Ses romans policiers se ven-daient comme des petits pains ; certains avaient été adaptés pour la télévision et même pour le cinéma. Habi-tant un vaste appartement donnant sur un magnifique parc dans le XVIe arrondissement de la capitale, quartier chic, sil en est, il menait une vie calme, naimant pas trop lespace mondain et fuyant autant que possible la foule. Il nétait pas à proprement parler un ours mais plutôt du genre timide. Vivant seul, il avait la réputation daimer par-dessus tout, la compagnie dhommes jeunes et beaux. La rumeur lui prêtait de nombreuses conquêtes. Ses jour-nées, il les passait, enfermé chez lui, devant sa machine à écrire. Puis chaque année à la même époque, il quittait Paris pour descendre se relaxer ou retrouver linspiration, dans un hôtel très chic de la Côte dAzur à quelque dis-tance de St Raphaël. Il y était arrivé la veille au soir et avait retrouvé avec joie sa chambre habituelle avec sa grande terrasse surplombant la mer. De là, assis à lombre, sous un parasol, bercé par le bruit des vagues sécrasant contre les rochers de couleur rouge, caractérisant le massif de lEstérel, il écrivait ses prochains livres. Comme à son
9
habitude, il avait demandé que le petit-déjeuner lui soit servi dans sa chambre à 8 heures précises. Cest ainsi à lheure dite, quil avait entendu frapper à sa porte. En pei-gnoir, il était venu ouvrir, en seffaçant pour laisser passer le chariot quil croyait, poussé comme depuis bien long-temps, par léternelle serveuse plus très jeune ni trop jolie non plus, si tant est quelle leut été un jour. Il fut stupéfait de constater que la vielle pimbêche, pas très aimable, avait laissé, au moins pour aujourdhui, sa place à un jeune ser-veur, presque encore un enfant, aussi mignon que timide, osant à peine lui réciter les paroles dusage :  Bonjour, Monsieur ! Monsieur a-t-il passé une bonne nuit ?  Excellente, en effet, merci beaucoup.  Où Monsieur désire-t-il que je pose le plateau ?  Pose-le ici, si tu veux bien, merci.  Monsieur désire-t-il que jouvre les rideaux ?  Oh, oui, pourquoi pas, ceci étant proposé si genti-ment Pendant que le gamin tirait la ficelle faisant coulisser les rideaux, Robert sorti un billet de 50 francs et lui tendit lorsquil vint reprendre son chariot.  Tiens, voilà pour ta peine ! Le gamin rougit de plaisir.  Merci beaucoup Monsieur. Je souhaite une excel-lente journée à Monsieur et si Monsieur a besoin de quelque chose, quil nhésite pas à demander.  Bonne journée à toi également. Mais dis-moi, tu es nouveau ici ? Je ne me souviens pas tavoir déjà ren-contré ?  Je suis nouveau, si on peut dire, Monsieur, Je suis ici depuis 4 mois environ. Je remplace lancienne serveuse partie à la retraite.  Cest donc cela. Je pensais quaujourdhui était son jour de repos. Cest très bien mais je ne veux pas te retar-der plus longtemps dans ton travail ; je ne dois pas être le
10