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15 ans ferme

De
234 pages
Un violent incendie rue Victoria à Westmount. Une folle poursuite à travers Montréal. Un riche avocat et sa femme retrouvés morts au domicile familial. Un être fragile endormi dans un bosquet du quartier Saint-Henri, la peur au ventre, en voilà assez pour que Sara, l’héroïne du roman Les trois lames, se sente interpellée et qu’elle décide, n’écoutant que sa bonté, d’aider la victime. Mais qu’est-ce qui peut bien unir un riche avocat, son épouse et un immigrant roumain?
Un jeu de piste qui tient en haleine du début à la fin. Une intrigue habilement ficelée et des personnages qui se cachent derrière des apparences trompeuses. Un récit qui laissera constamment le lecteur dans le doute et que dévoreront les amateurs de romans policiers.
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LauREnt ChabIn
15 ans ferme
Extrait de la publication
15 ANS FERME
Extrait de la publication
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Chabin, Laurent, 1957- 15 ans ferme  (Collection Atout ; 137)  Pour les jeunes de 14 ans et plus.  ISBN 978-2-89723-138-5  I. Titre. II. Titre : Quinze ans ferme. III. Collection : Atout ; 137. PS8555.H17Q526013jC843’.54C2012-942400-5 PS9555.H17Q56 2013
Les Éditions Hurtubise bénéficient du soutien financier des institutions suivantes pour leurs activités d’édition :
– Conseil des Arts du Canada ; – Gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) ; – Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) ; – Gouvernement du Québec par l’entremise du programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres.
Éditrice jeunesse : Sonia Fontaine Conception graphique : Fig communication Illustration de la couverture : Julie Larocque Mise en page : Martel en-tête
Copyright © 2013, Éditions Hurtubise inc.
ISBN 978-2-89723-138-5 (version imprimée) ISBN 978-2-89723-139-2 (version numérique PDF) ISBN 978-2-89723-183-5 (version numérique ePub)
er Dépôt légal : 1 trimestre 2013 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada
Diffusion-distribution au Canada : Diffusion-distribution en Europe : Distribution HMH Librairie du Québec/DNM 1815, avenue De Lorimier 30, rue Gay-Lussac Montréal (Québec) H2K 3W6 75005 Paris FRANCE www.distributionhmh.com www.librairieduquebec.fr
www.editionshurtubise.com
Extrait de la publication
LAURENT CHABIN
15 ANS FERME
Extrait de la publication
LAURENT CHABIN
Après la France, l’Espagne et l’Ouest cana -dien, Laurent Chabin a choisi de venir vivre au Québec. Il réside actuellement à Montréal. Auteur de plus de quatre-vingts romans, tant pour les jeunes que pour les adultes, il est aussi traducteur. Lorsqu’il n’écrit pas, il donne dans les écoles primaires et secondaires des ateliers littéraires sur le roman policier, ses secrets et ses techniques.
Extrait de la publication
Le Journal de Montréal
Westmount Violent incendie dans une résidence
Publié le : mardi 03 juillet 2012, 4 h 36 | Mise à jour : mardi 03 juillet 2012, 5 h 07 AGENCE QMI Un incendie d’une extrême violence s’est déclaré dans la nuit du 2 au 3 juillet dans une résidence de la rue Victoria, à Westmount.
Selon le chef des opérations du Service des incen-dies de Montréal, Richard Delorme, les flammes ont pris naissance vers minuit dans la luxueuse résidence. Les corps sans vie des occupants de la maison ont été découverts au petit matin par les pompiers.
L’intensité du brasier et les difficultés rencontrées pour le maîtriser intriguent les pompiers. « Une origine criminelle du sinistre n’est pas à exclure », a déclaré M. Delorme. La police a ouvert une enquête.
5 Extrait de la publication
1
E.
J’ai peur. Peur comme je n’ai jamais eu peur de ma vie, même avant la cave. Ils vont me rattraper, c’est sûr. Je cours, cours, cours à perdre haleine… Mais ils courent toujours plus vite, je le sais. Ils les retrouvent toujours. Tous. Et ils les brûlent. On m’a raconté. J’ai vu les marques, une fois, sur le bras d’une fille… Pour aller plus vite, j’ai pris la rue qui descend. Toutes les maisons se ressemblent. Des maisons de riches. Je ne me retourne pas. Ils sont déjà sur mes talons, sûrement. Ion a dû lâcher ses chiens. Ils vont me reprendre, me brûler moi aussi… Les rues sont désertes et j’imagine que le bruit de ma course retentit jusque là-haut, qu’il va jusqu’à eux, qu’il me dénonce. Je suis pieds nus, pourtant… Mes pieds écorchés… C’est pire ! Ma piste sera facile à suivre. Je sème des taches de sang sur mon passage, comme un petit Poucet blessé. La chasse a commencé.
6 Extrait de la publication
Je dévale la rue. Je ne suis qu’un animal en fuite. Au moindre bruit, je me jette dans un des buissons qui poussent devant ces maisons cossues et muettes. Les fenêtres sont noires encore. La nuit, ici, rien ne vit… Je me tapis entre les massifs et j’attends, retenant ma respiration. Un moteur, au coin d’une rue, ou une sirène, au loin. Puis le bruit s’évanouit. Mes pieds me font terriblement souffrir. J’essaie de les masser un peu. Je macule mes mains de sang. Quand le silence se fait, je demeure aux aguets, les sens exacerbés, puis je me remets en route. La peur emballe mon cœur autant que la course. Je continue de descendre la rue aussi vite que je peux. L’énergie du désespoir… Cette rue semble interminable. Puis une masse sombre apparaît devant moi. J’ai l’impres -sion que la rue débouche sur un mur. Une façade de briques, pour autant que je puisse m’en rendre compte dans la pénombre. Je ralentis, puis j’avance avec méfiance jusqu’au croisement. Au-delà du bâtiment de brique, la ville semble se continuer, mais en contrebas. Les lumières s’étendent au loin.
Deux panneaux, à l’angle, indiquent le nom
7 Extrait de la publication
des rues : Victoria, celle par où je viens d’arriver, et qui s’arrête ici; Sainte-Catherine, celle qui part de chaque côté, à droite et à gauche. Pas une voiture, pas âme qui vive. J’hésite un instant, essayant de reprendre mon souffle. Ces tiraillements dans mon ventre, encore… C’est ma fatigue qui décide pour moi : à gauche, la rue descend. Serrant les dents, ravalant ma douleur, je repars au trot. Les maisons ont l’air beaucoup moins luxueuses par ici. Plus neuves aussi. Une centaine de mètres, deux cents peut-être, et je parviens à un nouveau carrefour, plus important. L’espace est plus dégagé, il y a une sorte de petit square, en face. Je serai visible pour le premier passant venu. Sur ma droite, en revanche, le trottoir oblique brusquement et la rue disparaît dans une ombre plus épaisse. Plus bas, on dirait presque un tunnel. Je me sentirai plus en sécurité dans le noir. Je repars en courant. Ce n’est pas un tunnel mais un pont, sous lequel la rue s’enfonce en s’étrécissant. Plus une maison. Elle est bordée de parois impo -santes de vieilles pierres grises et tristes. Ce n’est plus une rue, mais une sorte de boyau sombre dans lequel je m’engouffre.
8 Extrait de la publication
De l’autre côté, c’est comme un autre monde. J’ai l’impression d’avoir franchi un sas. Je m’immobilise un instant. Plus de maisons, plus de voitures stationnées. Des grillages, des constructions aveugles, des entrepôts. Un peu plus loin, devant moi, un pont, beaucoup plus élevé que le premier, enjambe la rue comme un immense insecte. Il n’y a presque pas d’éclairage. De nouveau, l’espace semble s’élargir et je me sens plus vulnérable. Malgré la douleur cuisante à mes pieds, j’accélère. Le pont supporte une autoroute. Quelques camions passent au-dessus de moi dans la nuit, fai -sant vibrer l’affreuse construction de béton. Plus loin encore, des voies de chemin de fer. Je les traverse sans m’arrêter. Terrains vagues, usines abandonnées. Puis la zone industrielle cède la place à une zone résiden-tielle, mais qui n’a rien à voir avec celle que je viens de quitter. Un autre monde, je l’ai dit. Quartier pauvre, vieux édifices d’un ou deux étages aux murs couverts de graffitis. Un autre carrefour, enfin. Je lève le nez vers un panneau. Rue Notre-Dame. Tout à coup, un bruit de moteur dans mon dos, assez loin. Eux, déjà ? Sans me retourner, je file à droite pour ne pas avoir à
9 Extrait de la publication
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