28 Allée des Ormeaux

De

À 27 ans, il est grand temps pour Liam de prendre son envol. Lorsque le jeune homme se voit offrir une promotion qui l’enverra bien loin de la maison familiale, il n’hésite pas et se met en quête de son premier appartement.

Sise au « 28, allée des Ormeaux », sa nouvelle demeure lui paraît idéale. Jusqu’à ce qu’il se rende compte que ses voisins ont un sérieux penchant pour le suicide.

Est-ce une coïncidence ? Quel mystère plane sur le « 28, allée des Ormeaux » ?


Publié le : samedi 21 novembre 2015
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EAN13 : 9782369761730
Nombre de pages : 164
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TIFFANY SCHNEUWLY
28, allée des Ormeaux
Collection Eclats de Lune
Mentions légales
© 2015 Tiffany Schnewly. Illustration © 2015 Nathy. Édité par Lune-Écarlate 66 rue Gustave Flaubert 03100 Montluçon, France. Tous droits réservés dans tous pays. ISBN 978-2-36976-173-0. Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou représentation intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon au terme des articles L,122,-5 et L,335-2 et suivant du code la propriété intellectuelle.
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Table des matières TIFFANY SCHNEUWLY 28, allée des Ormeaux Mentions légales Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Épilogue
Aux lecteurs qui me suivent depuis mes débuts, et à ceux qui m’ont rejoint en cours de route.
Merci du fond du cœur pour votre confiance.
PRÉFACE
Tiffany Schneuwly est vraiment une auteure surprenante ! Je la connaissais éblouissante de sensibilité avec son roman Le requiem d’un soupir, son imagination débordante m’a transporté dans sa trilogie Entre deux feux et je la découvre maintenant sous une nouvelle facette. Et quelle facette ! Tiffany nous livre ici un roman purement fantastique dans le sens classique du terme. Elle se livre à l’exercice très difficile du huis clos et, pourtant, s’en sort haut la main avec une facilité déconcertante ! Nous plongeons dans une atmosphère sombre dès le début du roman pour ne plus la quitter avant la dernière ligne. De mystère en rebondissement, elle nous prend par la main, ombre furtive parmi les damnés qu’elle met en scène, pour nous guider jusqu’au surprenant dénouement final. Le climat menaçant que Tiffany fait planer sur l’immeuble du 28, allée des Ormeaux nous oppresse, mais il nous est impossible de faire marche arrière. Nous arpentons donc les différents étages en sa compagnie. Chaque appartement a sa particularité, son histoire, son horreur. Tiffany prend un malin plaisir à plonger Liam, son personnage que la vie n’a pas encore aguerri, dans les tortueux méandres de ce qui va s’avérer être un enfer. Si je devais me risquer à une comparaison, je dirais que nous sommes placés entre le légendaire Rosemary’s Baby de Ira Levin pour l’aspect inquiétant et le splendide La sentinelle des Maudits de Michael Winner pour la mise en place de l’histoire. Mais Tiffany va beaucoup plus loin que de se contenter de faire se rencontrer deux univers cauchemardesques : elle y ajoute sa touche personnelle. De la plume délicate qui la caractérise et qui n’a rien perdu de sa magie, elle relie les divers points de sa trame puis, telle une magicienne ténébreuse, nous sort une maléfique patte de lapin de son chapeau. Elle nous guette depuis son coin d’ombre, là-bas, hors de portée de notre regard, afin de mieux nous surprendre. Il apparaît maintenant évident que Tiffany Schneuwly est, sans conteste, l’une des plus talentueuses auteures de sa génération. Alternant les styles, brassant les genres, elle réussit toujours à nous surprendre. Je suis persuadé qu’elle nous réserve encore de belles lectures dans le futur ! Mais assez parlé ! Suivez-la dans son nouveau repaire !
Poussez la porte du 28, allée des Ormeaux…
Frédéric Livyns
Chapitre 1
Petites annonces
— Liam ! Lève-toi, tu vas être en retard. Étendu sur son lit, le jeune homme se contenta de remonter sa couette et de cacher sa tête sous son oreiller. Il était habitué aux réveils parfois un peu brutaux de sa mère. Celle-ci avait toujours eu la sale manie de faire en sorte qu’il émergea une dizaine de minutes avant que la sonnerie fatidique ne retentisse. À vingt-sept ans, Liam Reidy vivait encore chez ses parents. Mais cette situation n’allait plus durer. En effet, il venait d’obtenir une promotion. L’agence publicitaire au sein de laquelle il avait fait son apprentissage et qu’il n’avait pas quittée après avoir passé son CFC1 était très satisfaite de son travail. Après tout, c’était un jeune homme ambitieux, responsable et dont l’esprit d’initiative était très apprécié. Comme les affaires étaient florissantes, le directeur avait décidé d’ouvrir une succursale dans la partie germanophone du pays2 afin de toucher un plus large public. Liam étant bilingue, un poste de cadre lui avait donc naturellement été proposé. Et le garçon avait ainsi vu le signe qu’il était temps de quitter le cocon familial et de voler de ses propres ailes. S’il avait tardé à prendre son indépendance, c’était avant tout parce qu’il avait choisi de profiter du confort que lui offraient ses parents afin de mettre de l’argent de côté. Il avait toujours voulu voyager mais s’en était abstenu jusqu’alors, préférant économiser une partie de son salaire et attendre le moment propice. Son nouveau travail lui monopoliserait certes son temps, mais il pourrait aller visiter de grandes villes et des pays inconnus lors de ses futures vacances. Ce poste représentait la promesse de voir ses rêves se réaliser un jour, et il le devait en partie à ses parents. Si son père n’avait pas insisté pour lui transmettre l’allemand, sa langue maternelle, il n’aurait sans doute pas pu bénéficier de cette promotion. Sa mère plaisantait souvent à ce sujet depuis que Liam avait accepté ce job et prévu de quitter le nid. Elle répétait à qui voulait l’entendre que c’était la faute de son mari si la réussite professionnelle de son fils l’emmenait à plus de deux heures de route de chez elle. Les pas de celle-ci commencèrent d’ailleurs à se rapprocher dangereusement de la chambre. Aussi, Liam consentit enfin à se redresser, à allumer sa lampe de chevet et faire mine qu’il était déjà en train de se lever, alors que trois coups retentissaient à la porte. — C’est bon m’man, j’arrive ! Après une longue séance d’étirements et de bâillements, le jeune homme sortit de son lit, s’empara des premiers vêtements qu’il trouva et se dirigea vers la salle de bain. Alors qu’il prenait sa douche, sa mère, déjà assise dans la cuisine, habillée et maquillée avec toujours autant de goût, soufflait sur son café avant d’en boire la première gorgée. En même temps, elle parcourait d’un regard attentif un journal et s’arrêta à la page des annonces immobilières. L’une d’elles en particulier attira son attention et elle ne manqua pas d’en parler à son fils lorsque ce dernier la rejoignit afin de prendre son déjeuner. — Que penses-tu de cet appartement, Liam ? Il n’a pas l’air trop mal. Elle tendit le document à son fils qui regarda avec désespoir la pile de journaux qu’elle avait gardée dans un coin de la pièce et dans lesquels se cachaient bon nombre d’annonces intéressantes. Toutefois, le marché de l’immobilier était passablement saturé ces derniers temps et dénicher un appartement à un prix correct se révélait être un véritable casse-tête. Sans compter que, lorsque l’on trouvait une offre convenable, on se retrouvait face à de nombreux concurrents prêts à tout pour ravir l’objet de leur convoitise. Tandis que Liam jetait un coup d’œil à l’annonce, Madame Reidy l’observait, une lueur de nostalgie voilant légèrement son regard. Un petit sourire béat apparut sur ses lèvres au souvenir de son fils lorsqu’il avait à peine quatre ans. Le garçon avait toujours été très attaché
à sa mère. Un lien comme fusionnel s’était développé entre eux, et ceci dès la naissance du bébé. Elle se rappelait comme si c’était hier du cauchemar qui l’avait réveillée quand le nourrisson avait fait sa première crise de faux croup et qu’il avait fallu l’amener d’urgence à l’hôpital. Heureusement, ce mal avait fini par s’atténuer. Elle n’oublierait jamais non plus le sentiment d’étouffement qu’elle avait ressenti une fois que la porte de la salle de classe s’était refermée face à elle. C’était le premier jour d’école de Liam et les pleurs de l’enfant avaient résonné dans les couloirs et l’avaient accompagnée jusqu’à ce qu’elle eut rejoint la cour de récréation. Mais le jeune homme présent dans la cuisine n’avait plus rien à voir avec le bambin timide et réservé qu’il avait été. Il était devenu grand et séduisant. Elle reconnaissait en lui bon nombre de traits de son mari. La couleur de ses cheveux par exemple. Ce beau brun aux reflets parfois presque dorés accentués par de jolies boucles. Toutefois, le père du garçon ne les aurait jamais laissé pousser jusqu’à frôler les épaules. Leurs yeux, par contre, étaient pareils. Un vert clair dans lequel il avait été difficile de ne pas se perdre lorsque Madame Reidy avait rencontré l’amour de sa vie. Le fils avait cependant la mâchoire plus carrée que son père, les lèvres plus marquées et les sourcils plus épais qui le faisaient paraître un tant soit peu sévère. À seize ans, il avait eu l’idée de commencer à faire du fitness, ce qui lui valait désormais un corps agréablement musclé. Oui, Madame Reidy était fière de son fils, de ce petit bout d’humain qu’elle avait mis au monde et qu’elle avait vu grandir. Quand ce dernier la sortit de ses rêveries, elle eut l’impression de refaire surface après avoir visionné un trop long film. — Tu as raison, il me paraît vraiment super ! L’annonce mentionnait un charmant appartement de trois pièces et demi datant de 1985. Il comprenait deux chambres, une cuisine agencée ouverte sur le séjour et une salle d’eau, tout ceci pour un prix plutôt correct. L’immeuble locatif dans lequel il se trouvait était situé à Stein am Rhein, petite ville de trois mille habitants et proche de la frontière allemande. Il n’y avait toutefois pas de photographie sur l’encart, mais simplement le numéro de téléphone de la personne à contacter en cas d’intérêt, un certain Blaise. — Au vu du prix, tu ferais bien d’appeler tout de suite s’il t’intéresse, conseilla la mère. — On dirait que tu es pressée de me voir partir de la maison. — Ne dis pas de sottise, tu sais très bien que tu peux rester ici toute ta vie si tu le souhaites ! — Et tu t’occuperas de ma femme et de mes enfants, d’ici quelques années, alors que je ne ferai pas moins de six heures de train par jour pour aller au boulot et revenir ? continua Liam sur le ton de la plaisanterie. — Quoi ? Tu comptes déjà faire de moi une grand-mère ? Alors que Madame Reidy faisait semblant de grimacer, Liam saisit le téléphone sans fil qui se trouvait près de lui et composa le numéro indiqué sur l’annonce. La sonnerie retentit six fois. Le garçon était sur le point de raccrocher lorsqu’une voix grave et peu aimable se fit entendre à l’autre bout du fil. — Allô ? — Heu… bégaya Liam, quelque peu étonné par l’accueil. — Allô ? Il y a quelqu’un ? — Oui, bonjour, je m’appelle Liam Reidy et je me permets de vous contacter concernant une annonce pour un appartement de trois pièces et demi. — Et alors ? reprit la voix tout aussi sèchement. — Et bien, j’aimerais le visiter car il m’intéresse énormément. Le prix est très correct et il se trouve dans une petite ville, donc… — Ouais, ouais. Samedi matin à onze heures, ça vous va ? — Heu… Samedi matin à onze heures ? répéta Liam à voix haute en interrogeant sa mère du regard. Celle-ci hocha la tête. Oui, ça sera parfait.
— Très bien ! L’homme raccrocha sans même laisser le temps à Liam de le remercier ni de lui dire au revoir. Sous le coup de la surprise, le garçon resta quelques instants la bouche ouverte, sans bouger, telle une statue. — Allô la terre, ici la lune ! se moqua gentiment sa mère. — Eh bien, j’espère que les propriétaires de cet appartement ne comptent pas sur le bon accueil de la personne qui fait les visites pour relouer leur bien. — Et qui s’occupe de ça ? — Un homme qui n’a pas jugé utile de se présenter. Il avait l’air plutôt âgé et très grognon. Probablement le concierge… Madame Reidy prit le combiné que son fils tenait toujours dans sa main et le remit sur la station de charge. Puis elle alla noter l’heure et la date du rendez-vous sur le calendrier pendant que Liam se préparait un chocolat chaud. — J’espère que tu n’as pas de sortie prévue vendredi soir, il faudra qu’on se lève tôt pour arriver à l’heure au rendez-vous. — Maman, je te rappelle que je n’ai que vingt-sept ans. Quand j’aurai ton âge, je me soucierai un petit peu plus du nombre d’heures de sommeil qu’il me faudra pour être en forme. — C’est vrai, j’ai oublié que ton père et moi sommes déjà deux épaves, ironisa la mère. — Ne t’en fais pas, on trouvera sans nul doute un musée qui pourra s’occuper de vous en temps voulu. — Je te remercie pour cette douce attention, mon fils. On s’en souviendra lorsqu’on rédigera notre testament, ton père et moi. — Je compte sur vous ! Sur ce, je vais te laisser réfléchir à toutes les richesses que vous pourrez me léguer, car moi, il faut que je parte au boulot ! Sans laisser le temps à sa mère de répondre, il l’embrassa sur la joue et gagna le hall d’entrée de la maison familiale. Il saisit un blouson de cuir noir sur le portemanteau , enfila ses chaussures et sortit. Son lieu de travail ne se trouvait pas bien loin. Il lui suffisait de prendre le bus, juste en face de chez lui, et de descendre trois arrêts plus tard. *** 1Certificat Fédéral de Capacité (diplôme décerné en Suisse à la fin d’un apprentissage). 2L’histoire se déroule en Suisse.
Chapitre
28, allée des Ormeaux
Quand l’horloge de son bureau indiqua dix-sept heures, Liam éteignit son ordinateur, enclencha le répondeur de son téléphone professionnel et souhaita une bonne soirée à ses collègues avant de partir. Ce soir-là, il ne rentrait pas tout de suite chez lui. Arrivé au pied de l’immeuble dans lequel il travaillait, il retrouva Luc, son meilleur ami, avec qui il avait prévu d’aller boire un verre. Ce dernier n’avait de cesse de se plaindre depuis qu’il lui avait annoncé sa mutation. Les deux jeunes hommes se connaissaient depuis leur plus jeune âge et avaient passé la majeure partie de leur temps ensemble. Ils avaient fait les quatre cents coups et étaient inséparables. Liam se souviendrait toujours du jour où il l’avait rencontré, dans la cour de récréation. Il avait remarqué une fillette dont il était tombé amoureux. Manque de chance pour lui, elle était également la cible de Luc, un gamin rondouillard et plutôt grand pour son âge qui avait l’habitude de régler ses conflits à l’aide de ses poings. Liam avait d’ailleurs attiré la colère de son rival le jour où il avait osé proposer son goûter à leur dulcinée. Ils s’étaient retrouvés tous les deux punis par la maîtresse, ce qui, aussi étrange que cela puisse paraître, avait scellé à tout jamais le début d’une longue amitié. Ils avaient suivi toute leur scolarité ensemble, partageant la même classe – au déplaisir de certains professeurs, qui savaient l’équipe des deux camarades parfois épuisante et redoutable. Par la suite, Liam avait opté pour la voie de l’apprentissage, tandis que Luc avait privilégié le collège1 et était aujourd’hui à l’université. Mais même si l’un travaillait alors que l’autre étudiait, ils étaient restés soudés et se voyaient aussi souvent que possible. Étant fils unique, Liam avait toujours ressenti un certain manque et il avait trouvé en Luc le frère qu’il n’avait jamais eu. Quand il arriva à sa hauteur, Luc lui serra la main avec entrain en lui demandant : — Café restaurant Schiff, comme d’habitude ? Il parlait d’un bistrot qu’ils avaient pris l’habitude de fréquenter. L’endroit n’était pas forcément le genre de lieu qui attirait les jeunes, mais Luc connaissait les patrons et ils y étaient toujours très bien accueillis. Liam acquiesça d’un signe de tête et tous deux commencèrent à marcher en direction du Schiff. Le trajet fut silencieux, jusqu’à ce qu’ils prissent place autour d’une petite table ronde. — Alors, où en sont tes recherches d’appartement ? demanda Luc. Liam remarqua tout de suite le ton peu enthousiaste sur lequel son ami avait posé la question. — Ce n’est pas évident de trouver un appart sympa à un prix correct. J’ai plusieurs visites prévues demain matin, on verra ce que ça va donner. — Ha ouais ? fit Luc sur un ton faussement enjoué. — Ouais, avec une chambre d’ami assez grande pour pouvoir accueillir mon meilleur pote quand il voudra venir, ajouta Liam en ponctuant sa phrase d’un clin d’œil entendu. Un sourire traversa le visage de Luc et l’ambiance devint plus décontractée. Les rires des deux garçons s’accentuèrent au fur et à mesure que leurs verres de bière se vidaient et que leurs souvenirs d’enfance remontaient.
* * *
Après avoir raccroché, Blaise s’approcha de la fenêtre de son petit studio et laissa son regard vagabonder sur le paysage extérieur. Son nez collé trop près de la vitre faisait apparaître une fine pellicule de buée. Cet obstacle à la vision ne l’empêchait toutefois pas de reconnaître la campagne qui s’étendait à perte de vue… Pourtant, malgré ce décor chantant
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