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2A._.

De
145 pages
Voilà ! Tout y est ! On essaye avec force d'échapper à son passé mais il nous retrouve toujours ! Bon sang ! Pourtant, elle n'a fait de mal à personne ? Sauf que… Peut-être que si… Et là, l'accident et le monde se réorganise autour d'elle. Aline se crée un cocon moelleux pour exister dans la musique. Mais elle va vite se rendre compte qu'il n'est pas facile de faire un choix entre Sédric, son premier amour et Maxime, le meilleur ami de celui-ci. Aline se donne, corps et âme, à son travail de journaliste musical. Elle les revoit par hasard, mais curieusement ne se souvient plus d'eux alors qu'eux, oui. Et voilà, des apparitions inattendues ou bien inopportunes qui vont aider tout ce petit monde… Et le tour est joué… Enfin, presque…
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2 Titre
2 A. _.

3



Titre
Jeanne Dao
2 A. _.

Roman
5Éditions Le Manuscrit
























© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-8296-0 livre imprimé
ISBN 13 : 9782748182965 livre imprimé
ISBN : 2-7481-8297-9 livre numérique
ISBN 13 : 9782748182972 livre numérique

6






.

.

8 2 A. _.







« J’aime revenir dans cet endroit où tu as
marché avec moi,
Et tu me manques terriblement
Malgré tout, tu es toujours là,
Quoiqu’il arrive.
Je souhaite que tu sois bien,
Là où tu te trouve.
Et sois-en sûr,
Je penserai à toi,
Et aurai cette « ptite pensée » chaque fois.
Pour les Instants de ma vie,
Tu seras présent
Malgré cette absence… »

Pour toi « Ba* »

(*Papa)
9 2 A. _.
1
Elle essayait d’écrire malgré le bruit
environnant et les conversations hurlantes au
« Gainz ». Un groupe de jeunes files et de
garçons arriva dans le café et riait de bon cœur.
Cela faisait bientôt une heure qu’Aline avait
entreprit d’écrire. Une partie de billard
commença sous la verrière et les serveuses
discutaient entre elles. L’une d’elle prenait
plaisir à montrer la paire de bottes qu’elle venait
d’acquérir la veille. Elle provoqua une cascade
de compliments de la part de ses collègues et
surtout, elle voyait enfin le barman s’intéresser à
elle.

« J’aime revenir ici. Il y a une luminosité
particulière… si belle qu’elle m’inspire de la nostalgie
mais aussi du bonheur. Ce décor dégage une odeur restée
dans ma mémoire et son bruit de cascade réveille les
murmures du passé. Il manque quelqu’un… Je me
demande ce qu’il devient… » Écrivit alors Aline.

– Salut toi ! dit une voix.
11 2 A. _.
– Bonjour Juliette. Mais je ne t’attendais
pas ? répondit Aline, la distinguant dans le
brouillard nocif.
– C’est sympa ! Alors je m’en vais ! faisant
mine de partir.
– Non, reste ! Excuse-moi, j’étais ailleurs. Se
rattrapa t-elle.
– Alors ça avance ? demanda la nouvelle
arrivée.
– De quoi ? demanda la rêveuse déboussolée.
– Et bien, tu « réflexionnes » à ce que je
vois ? continua t-elle.
Des feuillets recouvraient la table qu’elle
s’était peu à peu appropriée malgré toute sa
volonté de limiter son espace.
– Oui, mais je n’ai pas d’inspiration
aujourd’hui… s’avoua t-elle vaincue.
– Je vois, je vois… alors tu voyageais là-
dedans ? dit Juliette pointant son index sur la
tempe de son amie. A quoi tu pensais ? Je veux
dire à « qui » tu pensais ? Dis-moi… désignant
de son regard clair une des feuilles noircies.
– Donne-moi ton avis… lui dit-elle en lui
tendant la feuille.
Une cigarette entre les lèvres, Juliette se
l’appropria et en chemin, prit possession du
cendrier de leurs voisins de table qu’elle
remercia de leur coopération involontaire.
Aline, amusée, excusa son amie en leur
proposant un autre, siglé par une célèbre
12 2 A. _.
marque de bière. La jeune femme, concentrée
dans la lecture de ces mots emprisonnés, portait
un sweat noir à capuche arborant le « smile » de
Nirvana. Une partie de baby-foot débuta à
l’instant mais elle ne se laissa pas perturber,
malgré les roulis ou bien le bruit sec des tubes
en métal venant et s’en allant brusquement.

« Il y avait une nuit de pleine lune,
Où j’avais rêvé d’aventures et de fortunes.
Je n’avais pas le courage de t’ouvrir mon cœur,
Pourtant tu étais le seul à faire mon bonheur.

J’ai gardé en ma mémoire
Un souvenir qui me paraît maintenant dérisoire.
J’ai du mal à m’en défaire,
Et maintenant, je suis seule devant cette mer.

Je vois le temps défilé devant moi,
Et il me semble insupportable d’être loin de toi.
Il s’écoule comme dans un sablier,
Et chaque grain est la marque de mon passé. »

– C’est pas mal… pas mal du tout ! Continue
comme ça et tu feras carrière dans l’écriture.
Reprit Juliette.
– Tu n’es pas sérieuse, j’écris parce que ça
me plaît, c’est tout. Et puis, j’écris déjà !
– Depuis qu’on se connaît, bien sûr, je n’ai
pas lu une personne aussi bien écrire que toi ! A
13 2 A. _.
part moi ! ajouta Juliette, se passant seule de la
pommade.
– Elle remarqua alors un autre papier qu’elle
tenait près d’elle.
– Je peux ? demanda t-elle, écoutant son
intuition.
Aline lui remit la feuille en question et
attendit le verdict. La fan de Nirvana, écrasa sa
cigarette et en ralluma une autre, n’appréciant
guère le goût du filtre. Tout en évacuant des
bulles de fumée, elle lut avec attention les
nouvelles lignes fraîchement nées de
l’imaginaire d’Aline. Elle fit un léger
mouvement de tête exprimant une satisfaction
mesurée. Aline, perçue ainsi que l’éditrice
avertie avait donnée un avis favorable à son
brouillon. Le barman lui apporta un café crème
et elle le remercia en lui adressa un sourire
complice.
– Merci mon barman préféré… dit Juliette,
agrémenté d’un clin d’œil.
– Comment te résister ma belle ? lui
répondit-il en s’empressant de servir d’autres
personnes lui dédiant son célèbre
déhanchement roulé.
– Mmm… Jolies fesses ! murmura Juliette.
J’aime la manière, comment tu exprimes ce que
tu ressens… s’adressant alors à sa patiente.
C’est intéressant. C’est encore à travailler mais
tu es sur la bonne voie pour bosser avec moi !
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