7 jours, 8 nuits à Punta Cana

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Caroline et Nicolas sont dans une mauvaise passe : dettes, situation instable et logement invivable. Sur un coup de tête, le jeune couple réserve un séjour low coast sur Internet et quitte la France pour la République Dominicaine.
Comment se passeront ces vacances paradisiaques à budget très limité ?

Malgré les paysages fantastiques et les efforts fournis par les animateurs du club de vacances, nos deux touristes n’en devront pas moins faire face à la réalité de leur pays d’accueil : pauvreté, discrimination sociale, dangers… et bien d’autres encore.



Tiré d’une expérience personnelle, ce roman dénonce le visage sombre de la République Dominicaine, loin de la carte postale affichée par les compagnies touristiques.



« Partir, Vivre, Écrire… Dénoncer ! »

E. VULLIERME

Publié le : lundi 21 janvier 2013
Lecture(s) : 29
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791090277007
Nombre de pages : non-communiqué
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La situation Plus rien n’allait dans la vie de Caroline et Nicolas. Approchant la trentaine pour l’une, et déjà trente et un printemps pour l’autre, ils se questionnaient sur leur avenir et surtout sur leur situation actuelle. Caroline était la seule du couple à occuper un travail fixe et sans problématique. Ne dépassant pas les 1 500 euros nets, sa rémunération leur permettait pour l’instant de tenir le coup. Nicolas, lui, avait investi quelques mois auparavant dans un commerce situé dans le petit village natal de Caroline. Depuis, il avait connu faillite et déception. Non par manque d’ambition ou de volonté au travail, mais à cause du village qui lui avait fait faux bond en raison de ses origines régionales. De nos jours encore, venir d’une seule montagne plus loin peut porter préjudice à sa réputation. Les mauvaises langues s’en don-naient à cœur joie et Nicolas finit par comprendre après six mois à peine d’activité que renouvellement et changement n’étaient pas du goût des villageois. Plutôt que de persister à se noyer dans des dettes qui s’accumulaient de jour en jour, Caroline et son comptable parvinrent à le persuader de cesser son activité commerciale et de passer à autre chose.
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À autre chose. Mais, quoi ? Deux mois passèrent et rien ne se présenta pour Nicolas. Caroline aurait bien aimé changer de travail afin d’obtenir une rémunération plus élevée, mais leur situation était bien trop précaire pour qu’elle prenne ce risque. Il fallait dépenser un minimum et surtout rembourser les crédits auxquels elle avait souscrit pour soutenir le petit commerce de Nicolas. Caroline frôlait le surendettement et à cause de cela, maudissait tous ces villageois qui les avaient plongés dans cette situation misé-rable. Dans ce village qu’elle avait surnommé « l’enfer sur terre », les gens étaient tous alcooliques. Personne ne sou-riait, sauf lorsqu’il s’agissait de rire aux dépens d’un autre. La méchanceté faisait partie du quotidien et la jalousie, des mœurs de chacun. Nicolas lui aussi avait été choqué par cette atmosphère malsaine. Mais, le jeune couple n’allait pas s’arrêter sur cette affaire. L’espoir demeurait toujours dans leurs cœurs, tout comme l’amour qui les unissait depuis près de six ans. Ils espéraient d’ailleurs se marier en septembre prochain, mais leur situation financière compromettait leur projet. Plus le temps passait, plus celui-ci se transformait en utopie. Plus le téléphone de Nicolas sonnait, moins Caroline s’épanouis-sait. Un mal-être s’était emparé de leurs âmes au point de ne plus avoir envie de rien. À la fin de l’hiver, la mère de Caroline leur fit une propo-sition : « Le bail des locataires va s’arrêter. Si vous voulez, on ne le renouvelle pas et vous emménagez. Comme ça, vous n’aurez plus de loyer à régler. » Ce n’était pas qu’une simple proposition ou idée. C’était une véritable solution. Ils décidèrent donc de quitter leur appartement et de s’installer provisoirement chez les parents de Caroline.
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