//img.uscri.be/pth/5c17ef4176c7ec47347324126a45929a5e55a937
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 4,25 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

A marée sable

De
75 pages
Des mots comme autant de ressacs, de vagues et de grains de sable. Françoise Pédel Picard charrie une poésie dans laquelle on sent le vent du large. A marée sable... nous berce comme pourrait le faire le roulis de la mer. Et même au coeur des tempêtes, ses mots nous accompagnent d’une incroyable douceur. Un livre où l’amour de la mer se mêle à la subtilité du style. Françoise Pédel Picard puise dans ses origines bretonne un puissant goût du large. Peintre de la mer, elle nous livre avec A marée sable... un premier recueil de poésie aux accents doux-amers.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

2 Titre
A marée sable…

3

Titre
Françoise Pédel Picard
A marée sable…

Poésie
5Éditions Le Manuscrit
Paris























© Éditions Le Manuscrit, 2010
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-03230-7 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304032307 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-03231-4 (livre numérique) 032314 (livre numérique)
6 NORMA JEAN BAKER

AIMER LE MONDE
Jamais assez ne vous attarderez
A guetter cet instant où les ombres de terre
Semblent pousser les pierres, pour noyer la
[lumière,
Quand le jour, épuisé, va se laisser tomber,
Et la nuit doucement venir le lécher.

Jamais assez ne lèverez les yeux,
Quand le soleil, un peu, blanchit ses bleus,
Pour laisser s’assembler en cuirassés ailés,
De ces milliers de grues se faisant grands voiliers,
Et s’en allant là-bas se chercher un été.

Jamais assez resterez écouter,
Quand le souffle du vent est un peu irrité,
De se devoir geler lors qu’il voudrait chauffer,
Gémir les ajoncs blonds par le sable fouettés,
Et le soupir des vagues au large rejetées.

Jamais assez vous ne respirerez,
Quand les champs labourés se font marrons
[glacés,
Et que la pluie leur donne de ces reflets d’hier,
L’odeur de la terre, des fanés de bruyère,
7