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De
494 pages

Maxime n'est pas un petit garçon comme les autres. Dray, l'ancien soldat, revient tout juste du front et cherche encore sa place dans un monde dont il n'est plus certain de connaître les règles. Et puis il y a Lucas, le jeune pianiste marqué par la vie qui accepte, malgré toutes les peurs qui le rongent, de venir jouer dans un institut spécialisé pour jeunes autistes. Le seul capable de leur apprendre les couleurs de la musique.

En essayant d'amener un sourire sur les lèvres de Maxime, les deux hommes vont se croiser, s'apprivoiser, apprendre à s'aimer, à se faire confiance, mais surtout à se reconstruire. Les failles des uns forgeront les forces des autres en un lien indéfectible. La famille dans laquelle on naît n'est pas forcément celle avec laquelle on est destiné à vivre. Surtout lorsque trois destins s'entremêlent autour d'un piano, de quelques photographies pas toujours jaunies et d'un grand jardin clos.


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Table of Contents
Prologue Le pianiste aux doigts magiques Le retour du héros Un simple jeu de couleurs Devenir un super héros Tant qu’il n’y a que nous Pour quelques secrets Qien cachés Apprivoiser la terreur Susciter l’inenvisageaQle Des vies qui n’existent plus Ne pas être comme il faut Se Qriser le corps autant que l’esprit Former une unité Affronter l’invisiQle, anéantir le souvenir Le diamant qui s’ignore Rien à aimer L’impossiQilité d’être normal L’importance d’une photo avec lui Le reflet d’un monstre qui disparaît Juste une question de tolérance Épilogue
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Shade Bow & Kaylin Louvel
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Mix Editions
N° ISBN: 978-2-37521-037-6 Disponible également en broché N°ISBN : 978-2-37521-036-9 © Mix Editions 2017, tous droits réservés. © Jay Aheer, pour la présente couverture. Suivi éditorial et correction : Charlotte Arnaud Dépôt légal : Août 2017 Date de parution : Août 2017 Mix Editions : Impasse des Mares, 76970 Grémonville Site Internet : www.mix-editions.fr
Merci à tous ceux qui y ont cru plus que nous, cela nous a donné confiance, Et merci aussi à ceux qui n’y ont jamais cru, ça nous a poussées en avant.
Prologue
Tabledes matièRes
Le pianiste aux doigts magiques
Le retour du héros
Un simple jeu de couleurs
Devenir un super héros
Tant qu’il n’y a que nous
Pour quelques secrets Qien cachés
Apprivoiser la terreur
Susciter l’inenvisageaQle
Des vies qui n’existent plus
Ne pas être comme il faut
Se Qriser le corps autant que l’esprit
Former une unité
Affronter l’invisiQle, anéantir le souvenir
Le diamant qui s’ignore
Rien à aimer
L’impossiQilité d’être normal
L’importance d’une photo avec lui
Le reflet d’un monstre qui disparaît
Juste une question de tolérance
Épilogue
Prologue
C’était distrayant comme jeu. Il fallait juste agit er cet objet rouge devant ses yeux, très rapidement. Et la couleur traçait comme des traits devant ses prunelles. S’il le secouait assez vite, il pourrait dessiner dans le ciel. Cette idée lui plut au point de s’arrêter et de se relever pour aller vers l’extérieur. On l’en empêcha. Un grand entoura son petit corps d’un long bras, et ce fut plus fort que lui : il hurla. Il détestait qu’on le touche. S a peau collait à celle de l’autre, il sentait la sueur, c’était répugnant. Alors il cria, à s’en arracher les cordes vocales, serrant son jouet rouge dans ses mains pour ne pas qu’on le lui vole.
On répéta le même son plusieurs fois. Mais il s’en fichait. Il ne voulait pas voir les autres. Il voulait juste dessiner dans le ciel avec des traits rouges. On le lâcha enfin, et il put repartir, mais eut juste le temps de voir la porte se refermer sur le ciel bleu. Encore un grand. Qui répétait ce mot dont il se fichait complètement. Il allait hurler de nouveau. Il voulait tellement dessiner et peindre le ciel de rouge. Quand son regard se posa sur le sol, il s e figea. Des carrés de toutes les couleurs parsemaient la moquette grise. Il en lâcha l’objet rouge et se laissa tomber devant. Aucun grand ne l’en empêcha cette fois. Alors il commença à décorer le sol de ces couleurs amusantes.
Le monde ne l’intéressait pas, ne l’atteignait pas. Il y avait juste les couleurs, leur disposition, le mouvement. Pourtant il releva la tête quelques minutes plus tard en entendant le piano. Il n’avait jamais prêté attention aux sons. Les grands parlaient, mais il ne les écoutait jamais. Les bruits du dehors l’indifféraient. Mais ce jour-là, le son att ira son oreille et il abandonna là ses carrés de couleur pour en découvrir l’origine. Sur l’estrade d’ordinaire vide, un adulte nimbé de gris se tenait devant un objet rectangulaire d’où sortait le son. Il s’en approcha.
Il hurla quand on l’empêcha de monter sur l’estrade. À son cri, on le lâcha presque aussitôt, et il put rester debout près du grand gris. Les doigts au-dessus des touches blanches et noires allaient si vite qu’elles formaient des traits beiges devant ses yeux. Le pianiste dessinait sur le blanc et noir. Et il en ressortait une mélodie qui le fascina.
Le pianiste aux doigts magiques
Il passa la porte, les épaules voûtées, la tête baissée, une main tenant sa capuche, dissimulant ses cheveux et son visage. L’écharpe en roulée autour de son cou montait jusqu’à son menton. Il avait sûrement très chaud vu les températures de saison, mais il ne fit pas mine de se dévêtir en pénétrant dans le hal l. Il évita soigneusement chaque surveillant avec une rapidité gracieuse et discrète . Puis il resta là, au milieu du hall, complètement courbé, se triturant les doigts, à fix er ses baskets trouées, sans même s’apercevoir du regard qui le fixait avec une attention pointilleuse.
Katherine Reins était la directrice de l’institut J efferson depuis presque dix ans maintenant, une institution réservée aux enfants at teints de troubles neurologiques et psychologiques. Ici, chaque patient était traité de la meilleure des façons, recevait un suivi personnalisé et des soins adaptés à sa pathologie. Elle cherchait toujours ce qu'il y avait de mieux pour eux.
Lorsqu’un confrère lui avait conseillé la musique, elle avait trouvé l’idée très bonne. Ce n’était pas la première fois qu’elle y avait rec ours. Les mélodies donnaient de bons résultats. Ce même collègue lui avait fourni le nom de Lucas Rominster. Il avait aussi indiqué quelles démarches effectuer pour s’assurer de sa venue. Ce que Katherine, avec sa droiture habituelle, avait respecté à la lettre. Quelle n’avait donc pas été sa surprise quand Lucas avait débarqué une semaine plus tôt. Ca r s’il avait effectivement accompli une très belle performance au piano, son comporteme nt était peu habituel. Il n’avait pas dit un mot, s’était installé devant l’instrument, avait joué, et s’était enfui aussitôt après. Elle ignorait même à quoi il ressemblait car, avec sa ca puche constamment rabattue sur sa tête, elle n’avait pu distinguer son visage. Aujour d’hui encore, elle ne discernait rien de l’homme trop arqué vers le sol qui patientait dans le hall, engoncé dans un sweat gris trop grand et un pantalon noir informe.
Mais il avait éveillé l’intérêt de Maxime Chapman.
Alors elle avait reproduit la procédure. Elle avait envoyé une lettre spécifiant une date, une heure, avait programmé le taxi aller et retour, et elle l’avait fait revenir. Car Maxime était l’un de ces autistes qui s’enfonçaient trop d ans la maladie pour qu’elle reste sans réagir. Le piano de Lucas l’avait éveillé, l’avait attiré, l’avait fasciné et, toute à sa stupéfaction, elle avait contemplé l’étrange échange entre les deux individus. Un enfant autiste qu’elle soignait depuis plusieurs années et cet inconnu au visage dissimulé qui semblait mal à l’aise lorsqu’entouré de trop de gens.
Maintenant, Lucas était à nouveau dans le hall de son institut, toujours aussi perturbé par l’environnement. Elle allait s’avancer pour le guider vers le piano quand, à sa grande surprise, Maxime abandonna tous ses jouets et se dirigea vers Lucas.
1 Maxime était un enfant atteint de TSA , c’était la formulation la plus correcte. Il avait