Aimée. Sa vie, son siècle, ses secrets...

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Cette saga raconte l'histoire d’une famille française à partir du Second Empire jusqu'à nos jours.

Les différentes péripéties de ses membres s'entremêlent avec les événements d’un siècle incomparablement fécond.

Les grandes lignes de l'histoire de notre pays sont évoquées et expliquées en toute simplicité.

On comprend mieux l'interaction des différents phénomènes découlant des guerres, des idéalismes de la politique et des avancées technologiques.

Les transformations de la société ponctuent notamment la vie de Aimée Charrière qui connut à bien des égards une existence des plus romanesques.


Serge Bonnamour est né en 1945. Musicien et peintre amateur, il avait commencé, comme beaucoup, par écrire un recueil de poèmes dans son adolescence. Il a remis en pratique son goût pour l’écriture à l’approche de la soixantaine, après une longue carrière au sein d’un groupe bancaire.


Publié le : dimanche 1 janvier 2006
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9999998665
Nombre de pages : non-communiqué
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Chapitre 8 HITLER repoussa l’ultimatum et la guerre fut déclarée. C’est une chape de plomb qui tomba sur la France. Comme toutes les jeunes femmes, Aimée vit partir sous les drapeaux les hommes de son entourage en âge de combattre. Son frère Paul était parti. Il était pourtant âgé de quarante ans. Marcel son aîné de cinq ans avait dépassé la limite mais n’aurait de toute façon pas été mobilisé car il venait de subir un accident du travail. Il s’était fait renverser par une locomotive de manœuvre et avait un pied en très mauvais état qui le laisserait probablement estropié. Il vivait maintenant séparé de sa femme et de ses enfants à Raincourt en Haute-saône, un petit village à trois kilomètres de Jussey. Face aux évènements, Paul avait quitté la SIEMENS. Il avait entrepris lui aussi un repli sur Noidans-le-Ferroux pour y établir sa femme, Yvonne. Leur fille Eliane, qui avait maintenant dix sept ans, terminerait sa scolarité à Vesoul. Il avait acheté un café situé sur la place de l’église face au monument commémoratif de la guerre de 14. Aimée avait accompagné les projets de son frère et avait assuré le démarrage de ce commerce le temps pour le couple de liquider ses affaires à Aulnay.
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2 septembre 1939 : ordre de mobilisation générale.
ORDRE DE MOBILISATION GENERALE
Par décret du Président de la République, la mobilisation des armées de terre, de mer et de l’air est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures, moyens d’attelage, aéronefs, véhicules automobiles, navires, embarcations, engins de manutention et de tous les moyens nécessaires pour suppléer à l’insuffisance des moyens ordinaires d’approvisionnement de ces armées.
LE PREMIER JOUR DE LA MOBILISATION GENERALE EST LESamedi 2 Septembre 1939 à 0 heure.
Tout français soumis aux obligations militaires doit, souspeine d’êtrepuni avec toute la rigueur des lois, obéir aux prescriptions de sonFASCICULE DE MOBILISATION. Sont viséspar leprésent ordreTOUS LES HOMMESnonprésents sous les Drapeaux et appartenant auxARMEES DE TERRE,DE MER ET DE L’AIR,ycompris lesINSCRITS MARITIMES,les hommes appartenant auxTROUPES COLONIALESet les hommes du SERVICE AUXILIAIRE.
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Elle revint ensuite à Villejuif rejoindre Maurice MAF-FIOLY qui lui n’avait pas été mobilisé en raison de sa position de gardien de la paix. Des convois militaires furent organisés pour acheminer les troupes au front et Aimée y participa activement en tant qu’infirmière. Elle décida d’envoyer Paulette chez ses parents à Noidans. Jean-Marie BONNAMOUR était parti aussi mais sa position de communiste risquait de lui conférer une étiquette des plus inconfortables. En effet le Président du Conseil DALADIER venait d’interdire la presse communiste et s’apprêtait à dissoudre le parti quelques semaines plus tard. Comme tous les membres de ce mouvement Jean-Marie fut obligé d’entrer dans la clandestinité. Un bon nombre de responsables parmi les plus connus et les plus âgés se firent cueillir. La moitié du Comité Central et une partie du bureau politique se retrouvèrent incarcérées. Ceux qui restèrent exilèrent le siège du parti en Belgique. Maurice THOREZ déserta pour re-joindre ses camarades et reprendre sa place à la direction du mouvement politique. Alors commença cette « année terrible ». C’est en ces termes que les historiens français ont parlé de cette époque. Au début de 1940, on vécut encore quelques mois la « drôle de guerre », autre appellation, celle où il ne se passait rien ou presque .
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