Ali casse les prix

De
Publié par

Gilles Bornais, 45 ans, a été nageur de niveau national, journaliste au Parisien de 1979 à 1999. Il est actuellement directeur général et rédacteur en chef de l'Echo Républicain, à Chartres. Il a publié, entre autres, Le Diable de Glasgow (Atout Edition) en 2001 (Prix Griffe Noire du meilleur roman policier 2001), réedité chez Pocket en février 2004, et Franconville, bâtiment B (Série Noire Gallimard, 2001), qui a été un succès de librairie. Le Livre: Ali, l'épicier marocain de Clichy, a été tabassé dans sa boutique. Avant de s'enfuir, ses agresseurs ont voulu lui faire avaler une lame de rasoir... Or Ali connaît ses bourreaux. Dans l'ambulance puis sur le brancard qui le mène à la salle d'opération, il raconte son histoire. De son enfance dans un village de l'Atlas à cette terrible soirée. Un récit qui débute comme un conte berbère et glisse vers la plus noire des confessions. « À moi qui pourrais être leur père, ils ont fait manger une lame de rasoir. Les doigts du pompier l'ont retirée de ma bouche et sa voix grave m'a demandé : « Que vous est-il arrivé ? » S'il savait... Le Sidi sera avec moi pour que je n'oublie rien : le kilo de tomates à 1,2 euro, l'allume-barbecue, la médaille de la ville, le damier de Haddou et celui du général, Moussa, Luperce, les poissons-lune de madame Bambala, le bazardier, Assante, le maire, les élections. Absolument tout. Superfour, le capitaine, mon chef Max, Omar, les chaouchs, le karatéka, l'homme sans nom, le chameau, l'aviateur, le rouquin, le chapeau pointu, le caniveau du plafond et les prunelles de Fatima qui s'étaient embuées comme des pierres mouillées de rosée quand je lui avais dit : « tout cet argent et ces honneurs ne changeront rien, je ne serai jamais qu'Ali ». Le drame d'Ali nous plonge dans le monde amer, violent, cynique, parfois drôle d'une municipalité de banlieue : on y croise une faune mêlée, un directeur sportif véreux, des hommes politiques sans vergogne, des voisins, des bandes, des enfants grandis trop vite, et, bien sur, des journalistes...
Publié le : mercredi 2 juin 2004
Lecture(s) : 37
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246667698
Nombre de pages : 286
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Gilles Bornais, 45 ans, a été nageur de niveau national, journaliste au Parisien de 1979 à 1999. Il est actuellement directeur général et rédacteur en chef de l'Echo Républicain, à Chartres. Il a publié, entre autres, Le Diable de Glasgow (Atout Edition) en 2001 (Prix Griffe Noire du meilleur roman policier 2001), réedité chez Pocket en février 2004, et Franconville, bâtiment B (Série Noire Gallimard, 2001), qui a été un succès de librairie. Le Livre: Ali, l'épicier marocain de Clichy, a été tabassé dans sa boutique. Avant de s'enfuir, ses agresseurs ont voulu lui faire avaler une lame de rasoir... Or Ali connaît ses bourreaux. Dans l'ambulance puis sur le brancard qui le mène à la salle d'opération, il raconte son histoire. De son enfance dans un village de l'Atlas à cette terrible soirée. Un récit qui débute comme un conte berbère et glisse vers la plus noire des confessions. « À moi qui pourrais être leur père, ils ont fait manger une lame de rasoir. Les doigts du pompier l'ont retirée de ma bouche et sa voix grave m'a demandé : « Que vous est-il arrivé ? » S'il savait... Le Sidi sera avec moi pour que je n'oublie rien : le kilo de tomates à 1,2 euro, l'allume-barbecue, la médaille de la ville, le damier de Haddou et celui du général, Moussa, Luperce, les poissons-lune de madame Bambala, le bazardier, Assante, le maire, les élections. Absolument tout. Superfour, le capitaine, mon chef Max, Omar, les chaouchs, le karatéka, l'homme sans nom, le chameau, l'aviateur, le rouquin, le chapeau pointu, le caniveau du plafond et les prunelles de Fatima qui s'étaient embuées comme des pierres mouillées de rosée quand je lui avais dit : « tout cet argent et ces honneurs ne changeront rien, je ne serai jamais qu'Ali ». Le drame d'Ali nous plonge dans le monde amer, violent, cynique, parfois drôle d'une municipalité de banlieue : on y croise une faune mêlée, un directeur sportif véreux, des hommes politiques sans vergogne, des voisins, des bandes, des enfants grandis trop vite, et, bien sur, des journalistes...
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.