Amours au temps du communisme

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Se coincer la verge dans la fermeture éclair de son pantalon et y voir un avertissement divin en faveur de l’abstinence, faire prescrire des antibiotiques à son chat en prévision de son propre avortement, réciter des vers passionnés d’Ismaïl Kadaré au milieu des chansons d’Abba, aller acheter un mouton pour un repas de noces et tomber nez à nez avec un char d’assaut soviétique… Telles étaient les petites ou grandes mésaventures auxquelles s’exposaient les jeunes gens amoureux, en Albanie, au temps du communisme. Légendes ringardes et superstitions poussiéreuses, structure patriarcale héritée du Moyen Age et intransigeante morale du progrès socialiste, finalement tout se confondait pour produire les mêmes préceptes : arriver vierge au mariage (pour les filles), éviter les mésalliances (pour les garçons), suivre les recommandations de ses parents plutôt que les élans de son cœur (dans tous les cas). L’amour ? Comme d’habitude il devait ruser, feinter, dissimuler, patienter. Mais en Albanie, au temps du communisme, il lui fallait aussi compter avec les pannes d’électricité générales, les voyages en camion, les cloisons de carton qui n’arrêtent aucun bruit, les dénonciations calomnieuses, le coït interrompu et les réfugiés kosovars en slips moulants bariolés.
Publié le : mercredi 5 janvier 2011
Lecture(s) : 23
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213664354
Nombre de pages : 288
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Se coincer la verge dans la fermeture éclair de son pantalon et y voir un avertissement divin en faveur de l’abstinence, faire prescrire des antibiotiques à son chat en prévision de son propre avortement, réciter des vers passionnés d’Ismaïl Kadaré au milieu des chansons d’Abba, aller acheter un mouton pour un repas de noces et tomber nez à nez avec un char d’assaut soviétique… Telles étaient les petites ou grandes mésaventures auxquelles s’exposaient les jeunes gens amoureux, en Albanie, au temps du communisme. Légendes ringardes et superstitions poussiéreuses, structure patriarcale héritée du Moyen Age et intransigeante morale du progrès socialiste, finalement tout se confondait pour produire les mêmes préceptes : arriver vierge au mariage (pour les filles), éviter les mésalliances (pour les garçons), suivre les recommandations de ses parents plutôt que les élans de son cœur (dans tous les cas). L’amour ? Comme d’habitude il devait ruser, feinter, dissimuler, patienter. Mais en Albanie, au temps du communisme, il lui fallait aussi compter avec les pannes d’électricité générales, les voyages en camion, les cloisons de carton qui n’arrêtent aucun bruit, les dénonciations calomnieuses, le coït interrompu et les réfugiés kosovars en slips moulants bariolés.
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