Au bout de la route

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Elle a la tête dans les étoiles et pas du tout les pieds sur terre… Chercheuse en astronomie, sensible et exaltée, Claire se débat dans un quotidien où sa personnalité a du mal à s'exprimer. Un enfant à élever, une carrière médiocre, un amant inconsistant et lunatique… Sans compter la quarantaine qui approche et les rêves qui se tarissent. Claire survit en mangeant du chocolat et en relisant « les Fleurs du mal ». Jusqu'au jour où, sur un coup de tête, Claire décide de partir. Un voyage incertain, une aventure incroyable qui l'entraîne en Bretagne, mais aussi un voyage initiatique qui va permettre à Claire de trouver la véritable dimension de sa vie. Qu'y a-t-il au bout de la route ?
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782304026122
Nombre de pages : 273
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Titre
Au bout de la route
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Titre Rosa Ruffini
Au bout de la route
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02612-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304026122 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02613-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304026139 (livre numérique)
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A mes parents
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CHAPITRE1
A la troisième sonnerie je réussis enfin à me lever. J’enfile un peignoir, peste en me prenant les pieds dans le tapis, réussis à trouver l’interrupteur, arrive enfin à la porte d’entrée pour finalement me rendre compte que mon visiteur matinal s’est impatienté et a battu en retraite. Un coup d’œil à la pendule de la cuisine me remet les idées en place : pas si matinal que ça, le visiteur, il est déjà 10 heures. Bon. Sûre-ment le facteur. Je retourne dans la chambre et hésite un ins-tant : la couette me paraît bien tentante, et je dois faire un effort pour résister à l’appel de sa chaleur moelleuse et réconfortante. Je me frotte les yeux en soupirant. Décidément, tout cela n’est pas très raison-nable ; ma mère a raison : il est temps que je mette de l’ordre dans ma vie. Aux rayons de lumière qui se faufilent sous les persiennes, j’essaie de deviner le temps qu’il fait. Beau. Beau mais froid, comme le suggère le sifflement du vent. J’ouvre les volets et un soleil
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Rosa Ruffini
éblouissant envahit la pièce, me forçant à plisser les yeux. Le mistral a balayé tous les nuages et le ciel est d’un bleu lumineux et intense, impitoya-ble. De toutes façons, pour moi les dimanches sans Léo sont toujours gris. Léo, mon fils. Le seul point de repère dans le désordre de ma vie. Je mets la bouilloire sur la plaque électrique et me dirige vers la salle de bains. Zut, la ma-chine à laver n’a pas tourné, j’ai dû encore me tromper dans l’utilisation du programmateur. Je crois entendre la voix de Simon s’étonner qu’« une scientifique comme moi ait autant de problèmes avec la technologie moderne ! ». Cer-tes, je suis viscéralement incapable de pro-grammer un magnétoscope, j’essaie toujours d’allumer la télé avec la télécommande de la chaîne HIFI , et la simple idée de devoir me servir d’un ordinateur me terrorise. Non que ce domaine ne m’intéresse, d’ailleurs, je suis fasci-née lorsque j’entends Léo, du haut de ses sept ans, m’expliquer comment il a résolu une des énigmes de son dernier jeu vidéo, cadeau de son père pour son anniversaire, en se rendant sur le site Internet approprié… Mais je ne suis pas douée, voilà tout. Bon, tant pis pour les économies qu’aurait pu engendrer l’usage des heures creuses, j’enlève le programmateur et appuie sur le bouton « marche ». Sinon mon pantalon noir ne sera
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