Au nom du nouveau père !

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Nous sommes en 1975... Pierre rumine sa solitude et son ennui. Il est assis sur la dernière marche de l’escalier terreux qui mène chez lui. Depuis deux ans, il est sans-emploi. Il fait partie de ces chômeurs qui ont cherché du travail et qui ont renoncé de crainte d’en trouver. Grand, plutôt athlétique... Une abondante moustache souligne la partie supérieure de sa bouche, ses yeux bleus profonds, sont surmontés de sourcils épars qu’une mèche de cheveux poivrée balaie.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748107081
Nombre de pages : 143
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Au nom du nouveau père !
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748107098 (pour le fichier numérique) ISBN: 274810708X (pour le livre imprimé)
Claude Pierre
Au nom du nouveau père !
ROMAN
Préface
Préambule : J’ai écrit ce texte, il y a une vingtaine d’années. A cette époquelà, le portable n’existait pas, l’ordinateur bal bu tiait, les éditeurs en ligne n’étaient même pas un concept envis ageable. Ce texte est une pure fiction. Tous les personnages sont imaginaires. Toutes ressemblances, avec des personnages existants, ne seraient que pure coïncidence.
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Nous sommes en 1975… Pierre rumine sa solitude et son ennui. Il est assis sur la dernière marche de l’escalier terreux qui mène chez lui. Depuis deux ans, il est sansemploi. Il fait partie de ces chômeurs qui ont cherché du travail et qui ont renoncé de crainte d’en trouver. Grand, plutôt athlétique… Une abondante moustache souligne la partie supérieure de sa bouche, ses yeux bleus profonds, sont surmontés de sourcils épars qu’une mèche de cheveux poivrée balaie. Bien souvent, d’un ton rieur, on lui dit :  Tu te fais trop de soucis… C’est pour ça que tu as des cheveux blancs ! La remarque est si fréquente, qu’il se contente de hausser les épaules en bougonnant d’incompréhensibles propos. Un ronflement de moteur l’arrache à sa léthargie. Il lève la tête… Il se sent minable, aussi mi nable que ce quartier, que ces maisons ouvrières où les hommes à peine rentrés du travail cherchent la compagnie de leur récepteur de télévision. Tout le dégoûte, il a envie de cracher à la face du monde, à la face de ces hommes, de leurs biens, de leurs maisons crasseuses qu’ils considèrent comme leurs seuls paradis.
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Au nom du nouveau père !
Toutes alignées, elles font penser à ces villages bri tanniques construits aux pieds de crassiers, à ces habi tations dont les toits de briques suent la poussière du charbon. Il se lève. Il reconnaît Frédéric sur sa moto. Fré déric est interdit de séjour à la maison. C’est de la mauvaise graine lui avait dit un jour, la mère de Pierre. Pour toute réponse, Frédéric s’était levé, avait re gardé la mère Dupain, droit dans les yeux, avant de quit ter les lieux. Charles Dupain, le père de Pierre, était resté im passible, les yeux encore chargés de cambouis. Le dos tourné à l’horloge, il avait continué à happer bruyam ment sa soupe, se moquant du spectacle. La moto s’arrête. Frédéric soulève la visière de son casque et donne un coup d’accélérateur, comme si la puissance de sa bécane donnait la mesure de sa propre force. Il dévisage Pierre et en mettant sa moto sur bé quille.  Ça va ? Questionnetil. Pierre ne répond pas… Frédéric ne se soucie pas de son silence. Le seul langage que Pierre pratique est le langage des poings. D’ailleurs, il fréquente un club, tenu par des loubards qui enseignent un karaté revu et modifié.  J’ai du boulot pour toi, annonce Frédéric, en agitant sa tête blonde. Enfant de l’assistance publique, Frédéric a vécu de foyer en foyer, d’éducateur en éducateur, de fugues en fugues. La majorité a été pour lui synonyme de liberté. Sans domicile fixe, il vit au crochet d’amis. Pierre s’est levé :  Quel genre de travail ? Se risquetil en lui tendant la main.
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