Au rythme d'un coeur qui bat

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Entre les cours à l'université, les virées nocturnes trop arrosées, les réveils auprès de la conquête d'un soir dont il souhaite s'éloigner au plus vite, Gabriel semble rythmer sa vie sur un tempo d'insouciance et de dérision. Mais qu'en est-il vraiment? Immaturité ou images à oublier? Quels liens intimes ou secrets unissent Gabriel et son fantasque colocataire Néron? Quelle sombre histoire familiale a pu ainsi ravager les liens d'amour que l'on pourrait y espérer? Au rythme d'un coeur qui bat, trop vite comme le temps qui passe, nous sommes entraînés dans cette vie débridée qui s'enivre d'un présent improbable, peut-être pour tenter de tourner le dos au passé et se protéger de l'avenir. Dans ce rythme effréné, Gabriel semble parfois accepter de s'accorder une pause avec Layla, Adam ou Luna mais pour combien de temps... le temps d'un coeur qui bat!
Publié le : mercredi 30 octobre 2013
Lecture(s) : 14
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342014600
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342014600
Nombre de pages : 266
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Vincent Thibaud
AU RYTHME D’UN CŒUR QUI BAT
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0118735.000.R.P.2013.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2013
Chapitre 1. Ivresse Le monde était plongé dans le brouillard. Latmosphère se striait de flashs colorés déchirant la pénombre. Des silhouettes informes virevoltaient, sentrechoquaient, senlaçaient, se sépa-raient dans une danse éphémère qui serait vite oubliée. Par moments, des cris parvenaient à surmonter le vacarme méca-nique, très vite étouffés dans le néant. Une silhouette titubante se fraya maladroitement un chemin dans locéan humain déchaîné. Des visages se tournaient vers lui, il ne parvenait pas à les distinguer, comme si les informa-tions captées par ses yeux ne parvenaient pas à franchir tous les obstacles leur permettant daccéder à son cerveau. Il lui semblait voir des sourires, dentendre des ricanements, mais toujours avalés par la marée avant quil nessaye de concentrer son atten-tion sur leur provenance. Un mouvement de foule manqua de le faire chavirer, à moins que ce ne soit lui qui ait perdu léquilibre. Il finit par distinguer une grande tache blafarde à quelques mètres de ses yeux. Il se laissa tomber sur la porte blanche plus quil ne louvrit. Il pénétra dans une pièce aux couleurs pâles. La porte se referma, éloignant à plusieurs centaines de mètres de ses oreilles, la symphonie tonitruante quil venait de quitter. Le vacarme lui parvenait désormais comme caché sous une couver-ture cotonneuse. Une ombre apparut devant lui en beuglant quelques phrases indéchiffrables, elle le bouscula, lenvoyant valser contre une paillasse blanche. La porte se rouvrit, laissant
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rentrer les décibels de la pièce voisine. Un instant plus tard, dans un claquement, le silence revint. Après quelques efforts, la silhouette parvint à se relever sur ses jambes tremblantes. Devant ses yeux, un homme semblait lobserver. Des cheveux dun châtain sale retombaient sur son front en mèches irrégulières, ses yeux, encadrés de cernes pro-fonds, étaient injectés de sang. Il avait une barbe de quelques jours, sa bouche, légèrement ouverte lui donnait un air assez stupide.  As une sale gueule toi, bafouilla-t-il. Rrête de mmatter. Une augmentation soudaine du volume sonore, incita la sil-houette à se tourner pour voir qui avait ouvert la porte. Ce genre de geste navait rien à voir avec une quelconque réflexion, le corps semble parfois plus à même de prendre les décisions que les quelques neurones qui lagitent.  Oh Gabe, je te cherchais partout ! Les filles veulent aller finir la soirée ailleurs ! La silhouette répondant au nom de Gabe observa le nouveau venu en plissant les yeux. Un visage fin, presque féminin sur-monté par une tignasse blonde et encadrée dune barbe épaisse. Il reconnut son ami Néron, quil venait de quitter quelques mi-nutes plus tôt, le laissant, très bien accompagné, au milieu de la foule sous acide. Son regard revint vers le visage qui lui faisait face. Linconnu navait pas bougé. Il semblait un peu plus pâle quavant, ce qui ne faisait quempirer ses cernes.  Quest-ce tu fous ? lâcha Néron. Pourquoi tu regardes ce miroir comme ça ?  Oh merde, grogna Gabe en reconnaissant soudain son vis-à-vis. Il se retourna dune démarche incertaine, repéra une porte ouverte sur des toilettes libres, il trébucha, tomba la tête la pre-mière sur la cuvette et vomit.
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Néron soupira, il jeta un coup dil vers la porte et entreprit de fouiller ses poches. Il finit par sortir une cigarette roulée quil alluma. Il souffla un long panache de fumée.  Bon je vais dire aux filles que ce sera pour une autre fois Enfin bon, aucune chance quon les revoit en fait. Non, non. Cest Gabe vomit une nouvelle fois. Il avait limpression davoir un tambour dans la tête. Cest bon, continua-t-il une fois que son estomac eut re-pris son sens de fonctionnement habituel. Je me sens mieux. Il se leva doucement, tâta le sol, jura quil avait pris de la consistance et se dirigea vers les lavabos. Il entreprit ce geste vain consistant à sasperger le visage deau en imaginant que lalcool ingurgité sévacuerait dans les siphons. Étrangement, cela sembla fonctionner, il reconnaissait désormais du premier coup dil son reflet. Tout allait pour le mieux alors. Gabe avala une gorgée deau et la recracha.  Tu naurais pas un chewing-gum ? demanda-t-il à son ami. Néron sourit. Tu perds pas le nord. Mais je pense que tu as fini le pa-quet quand tu as parié avec Maria que tu pourrais en mâcher dix en même temps Gabe saccorda un temps de réflexion. Cest qui Maria ? finit-il par dire, vaincu.  La fille avec qui tu as dansé toute la soirée, ricana Néron. Cheveux bruns, yeux bleus, très jolie je dois dire.  Oh. Et jai réussi ? Pour les chewing-gums jveux dire.  Mouais. Si on veut, mais je crois que Maria ten a quand même volé quelques-uns dans la bouche. Et je pense que tu as fini par avaler le reste  Oh. Gabe prit le temps dassimiler linformation. Ou les informa-tions. Il jeta un coup dil à la cuvette des toilettes quil venait de souiller. Effectivement, tout le monde sait quil est difficile
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davaler un chewing-gum. Mais personne ne parle jamais de leffet produit au moment de les recracher. Il ne réitérerait pas lexpérience.  Jai quelques clopes, tu nauras pas une haleine parfum menthe, mais je crois que cest toujours mieux que celle que tu as actuellement.  Je fume pas.  Bah, cest juste parce que lidée de payer quelque chose pour le voir partir en cendre en quelques minutes te donne de lurticaire. Bon décide-toi, les filles attendent.  Elle est vraiment jolie cette Ma Marie ?  Maria, répliqua Néron dans un nuage de fumée. Suffi-samment pour que je te pourrisse la vie pendant la prochaine année si tu fous tout en lair ce soir.  En quoi ça te regarde ?  Son amie Natasha aussi est très jolie, lâcha Néron en ob-servant son reflet dans la glace.  Envoie une cigarette, soupira Gabe. Les deux amis fumèrent leur cigarette, deux pour Gabe car il ne fallait pas prendre de risque. Au moment où il écrasa son mégot, la porte souvrit sur une haute carcasse surmontée dun visage noir à lair très mécontent.  Interdit de fumer ici, grogna le videur.  Oh, heu,scuse me, I dont speak french, tenta Gabe. Le videur ne sembla pas du tout convaincu par la prestation linguistique.Néron haussa les épaules.  Bien essayé, murmura-t-il. On se retrouve dehors. Comme si un signal de départ venait dêtre lancé, Gabe et Néron partirent en courant chacun dun côté du videur. Néron donna un coup dépaule dans la porte qui souvrit à la volée dévoilant des sons de basses puissants et une odeur de transpi-ration fétide. Gabe referma la porte violemment sur le videur et
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