B & G

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Thomas et julien sont comme deux frères, capables du meilleur comme du pire même si c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs. Mais voilà un drame les sépare, les obligeant contre leur gré à mettre les distance entres eux. Ils vont découvrir que l'adolescence est une période charnière, abrupte, coupante comme un rasoir et brulante comme un volcan, période durant laquelle on peut savoir qui on est mais également s'y perdre...Ils vont faire tour à tour une rencontre avec la haine, l'amitié la musique et l'amour...
Publié le : vendredi 1 mai 2009
Lecture(s) : 109
EAN13 : 9782304022742
Nombre de pages : 143
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Gregory Belas
B & G

Roman
5Éditions Le Manuscrit
























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-02274-2 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304022742 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-02275-9 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304022759 (livre numérique)

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La jeunesse est une ivresse continuelle : C’est la fièvre
de la raison
(La Rochefoucauld, Maximes.)


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À celles et ceux qui s’aiment
À ma marraine
À mes amis
À ceux qui m’ont encouragé
Comme ceux qui m’ont découragé

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1. UN SOLEIL D'ÉTÉ
Trente degrés dehors, deux enfants, âgés de six ans,
s’amusent sous un soleil de plomb. En banlieue pari-
sienne, Rose, La maman de Julien, une belle brune aux
reflets cuivrés, sort par la fenêtre de la cuisine les ap-
pelle :

– Les garçons, vous venez prendre le goûter ?
– Ooooooouuuuuuuuiiiiiii ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Crient les
enfants en cœur, en arrivant du fond du jardin.
– J’ai que de la glace à la vanille, ça vous va ? Ac-
compagné d’un délicieux jus de grenouille (qui n’est
qu’un banal sirop de menthe)
– Oui ! De la Bisbille dit Julien
– Et moi Ze veut de la Gnouille ! Rétorque Thomas

La maman de Julien explose d’un rire inextinguible.
C’est comme ça que sont nés les deux surnoms Bisbille
et Gnouille.

Ensemble, ils réalisent les pires bêtises possibles et
inimaginables ! À sept ans ils volent leur premier ca-
rambar dans la boulangerie du quartier, a douze ils fu-
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ment leurs premières cigarettes, a treize comme d’un
commun accord, ils décident d’emprunter la voiture de
Rose pour faire un tour de quartier et enfin à quatorze
ils comprenaient le terme : « Gueule de bois ». Au fur et
à mesure, que les bêtises s’accumulent les liens de leur
amitié se resserrent.

Ils passent le moindre de leurs moments ensemble,
« À la vie, à la mort », comme ils disent. Aux prémices
de l’adolescence, des changements commencent à s’opérer.

L’un sort souvent, l’autre reste enfermé chez lui.

Thomas, un mètre soixante-dix, brun les yeux bleus,
la peau matte, le muscle sec, et saillant aime les filles et
a à ses cotés un véritable harem.

Julien lui, est blond, les yeux verts, il se trouve un
peu trop rond, trop timide n’ose pas aborder ces jeunes
demoiselles.

Les deux comparses forment un petit groupe de rock,
« Les Insoumis ». Ils ont la vie devant eux.

Thomas joue de la basse, chante et écrit ses propres
textes.

Julien quant à lui joue de la batterie. Alors qu’ils
sont ensemble, pour le meilleur comme pour le pire un
orage s’annonce…
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2. UN CIEL MENAÇANT
Un lundi, en rentrant des cours, Julien, sent
de la tension dans la maison familiale

D’un ton sec sa mère lui demande :

– Julien ! Faut qu’on parle !
– Qu’est ce qu’il y a m’man ? Tu trouves que
je sors trop ou que je joue trop de musique, ça
gêne les voisins ?

Sa mère se calme.

– Non mon chéri, non, ce n’est pas ça, c’est
bien plus grave.
– Quoi ? C’est quoi ? demande t-il, avec un
tremblement de stress dans la voix. Si c’est pour
ce qui c’est passé au cours de Balouf, ce n’est
pas de ma faute c’est Rachid qui…
– Julien ! Ferme-la et écoute ta mère ! Voci-
fère Pierre le beau-père de Julien.

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Julien n’aime pas cette « Tronche De Con »
comme il l’appelle lorsqu’il est avec Thomas.
Cela fait quatre ans qu’il « squatte »chez lui.

– Julien, reprend calmement sa mère avec les
yeux pleins de larmes…

C’est entre deux hoquettements, et trois ri-
vières de larmes que Julien comprend que son
père est décédé la veille, d’un arrêt cardiaque.

Selon le testament de ce dernier Julien hérite
de la demeure paternelle, qui se transmet de gé-
nérations en générations depuis plus de deux
cents ans. C’est la tradition familiale, de cette
première tradition en résonne l’écho d’une se-
conde :

« Tout homme, qui hérite de la maison Gronchi, se
doit de l’habiter toute sa vie »

La tradition sera respectée, annonce sa mère
d’un ton tranchant.

– Dans trois mois après ton brevet, nous
irons tous les trois habiter là bas, a coté de Sain-
tes selon les dernières volontés de ton père.

Pierre, plombier, n’aura pas de mal à trouver
un travail ou même réaliser son rêve, s’installer
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