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Bad girl

De
288 pages
Aujourd'hui, chaque acteur peut-user du telé-sabotage, du hacking, de l'arme chimique (j'ai choisi le dérisoire sel de table), du harcèlement moral et d'un usage intensif et pervers du réseau internet. Cette histoire place ces outils dans les mains des salariés d'une entreprise confrontée à une OPA hostile et à des méthodes de gestion du personnel musclées. Pour les jeunes, la tentation de bousculer les règles du pouvoir est grande. L'intelligence, la connaissance et le pouvoir de destruction sont désormais partagées.
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Bad girl
Michèle Créoff
Bad girl La hackeuse
ROMAN
© manuscrit.com, 2002
Avertissement de l’éditeur
Découvert par notre réseau de Grands Lecteurs (libraires, revues, critiques littéraires et de chercheurs), ce manuscrit est imprimé tel un livre. D’éventuelles fautes demeurent possibles ; manuscrit.com, respectueuse de la mise en forme adoptée par chacun de ses auteurs, conserve, à ce stade du traitement de l’ouvrage, le texte en l’état. Nous remercions le lecteur de tenir compte de ce contexte.
manuscrit.com 5bis, rue de l’Asile Popincourt 75011 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com
PRÉAMBULE
Aujourd’hui, chaque acteur peut user du télésa botage, de l’espionnage, du hacking, de l’arme chi mique (j’ai choisi le dérisoire sel de table), du harcè lement moral et d’un usage intensif et pervers d’In ternet. Ce livre place ces outils entre les mains des salariés d’une entreprise confrontée à une OPA hos tile et à des méthodes de gestion du personnel mus clées. Cette histoire ne s’est jamais passée. Mais ce livre s’ancre dans le quotidien des entreprises. Pour les jeunes, la tentation de bousculer les règles du pouvoir est grande. L’intelligence, la connaissance, la puissance de destruction et la faiblesse sont désor mais partagées.
Non, les hackers, crackers, mobbers ne sont pas des nouveaux gâteaux apéritifs à déguster autour d’un verre entre amis. Ils affrontent leurs pouvoirs au sein de l’entreprise. Chacun son ver ou son virus. Le ver informatique, mutant redoutable du virus vir tuel du hacker contre le virus mental du mobber qu’il introduit dans l’inconscient de ses victimes jusqu’à destruction complète. Dans les deux cas, souvent la victime n’a pas complètement conscience de la des tructionsauf quand il est trop tard
7
Bad girl
Le mobber connaît les faiblesses de ses victimes et les exploite. Le hacker connaît les faiblesses du système informatique du mobber et les exploite.
Il était inévitable qu’ils se rencontrent un jour et qu’ils s’affrontent
8
PARDONS
Frédérique tira ses cheveux vers l’arrière d’un geste machinal. Elle replaça son chapeau mou en retournant le pare soleil coté passager. A vitesse réduite, elle longea le parking de l’église. C’était bien là. Ces cinquante derniers kilomètres lui avaient paru interminables. Elle sentait confusément que cet enterrement serait une épreuve. Pourtant elle ne connaissait ni le défunt, ni ses proches. Mais d’une certaine façon, elle savait qu’elle aurait pu ou dû, être le défunt.
Le parking était déjà saturé. Tant pis pour la pein ture ! Elle grimpa deux roues sur le trottoir, dans la descente, juste sous les grands marronniers du pres bytère et sortit par l’autre portière, côté route. L’ou verture de la porte manqua de peu deux adolescents hilares, habillés avec une évidente recherche esthé tique du costume complet du parfait skater, qui dé valaient le macadam en rollers et planche à roulette.
 Vise un peu les costards, làhaut ! dimanche pourtant ! Eh ! J’hallucine !
C’est pas
 T’inquiète ! C’est qu’un enterrement !
9
Bad girl
Seize heures. Indifférentes aux chagrins qu’elles rythmaient, les cloches de l’église de Blaye son naient lentement. Là bas, sur le parvis, une foule in habituelle se pressait en cette fin d’après midi. Sous le porche, un soleil bas chauffait les larges dalles de pierre, polies par des siècles de dévotions. Contre le mur ouest, un tapis de feuilles amassées par le vent de la nuit, reprenait inlassablement sa lente chorégra phie. Chauffé par le soleil depuis le début de l’après midi, il exhalait sous le porche une forte odeur d’au tomne. Entrant de toute leur vitesse dans le tas impo sant, les deux adolescents s’amusaient à faire explo ser un peu plus, à chacun de leur passage, l’amoncel lement de feuilles racornies. Indifférents à la solen nité du moment, ils riaient dans le tourbillon chaque fois réanimé, profitant, un dernier instant, du temps exceptionnellement doux de cette fin d’automne.
Un mouvement lent se dessinait maintenant vers la lourde porte principale en chêne sculpté. Une main invisible libéra le second battant de l’intérieur. La porte s’effaça complètement. La foule s’en gouffra immédiatement en masse compacte sous le double porche. Dans cette foule, personne ne portait de signe de deuil ou de cérémonie, ni les femmes, ni les hommes. La plupart d’entre eux étaient venus à l’église directement de leur lieu de travail. Ils avançaient lentement vers les bancs encore libres, graves, les yeux fixés vers le sol. Au fur et à mesure, chacun se plaçait, sans préférence particulière, selon les places disponibles. Pas de saluts furtifs, pas de poignées de main, pas de condoléances
 Vise en peu le cercueil ! Ca, c’est pas de la p’tite bière !
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