Barbara

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A la veille des événements de 68, Charles de Briec, jeune étudiant studieux, revient d’un stage d’un an en Angleterre. A son retour à l’Université de Caen pour y préparer le concours d’admission au professorat d’anglais, il fait accidentellement la connaissance de Barbara, jeune riche héritière américaine venue étudier le français en Normandie. Le coup de foudre est réciproque. Une idylle se développe sereinement. Mais les nuages commencent à s’amonceler lorsque Charles présente Barbara à sa famille. Alors, le destin semble s’acharner à leur dresser des obstacles. Eloignés l’un de l’autre, leur amour triomphera-t-il?
Publié le : vendredi 30 mars 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748367126
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748367126
Nombre de pages : 206
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IDDN.FR.010.0116666.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
À Barby
Chapitre 1 2 juillet 1965, 13.00 h GMT
Dans le puissant sifflement de ses deux réacteurs, la Cara-velle dAir France sélança sur la piste de laéroport de Londres Heathrow. Au bout de quelques minutes, elle sarracha du sol et grimpa rapidement dans les airs, plaquant ses passagers contre leur dossier. Cétait alors le plus moderne des aéronefs moyen courrier, et chacun à bord se sentait plutôt fier.  Mesdames et Messieurs, le commandant Picard et son équipage vous souhaitent la bienvenue à bord de notre Cara-velle. La température au sol est de 18 degrés et nous arriverons à Paris Orly dans une heure. Nous vous souhaitons un bon voyage. Bientôt, les hôtesses annoncèrent que lon pouvait détacher les ceintures de sécurité et circulèrent dans les allées pour distri-buer à chacun des petits bonbons. Les sucer permettait déviter les bourdonnements doreilles, paraît-il. Une douce musique venait couvrir le ronronnement des moteurs. Le ciel était pur et dégagé, Charles vit la côte anglaise séloigner alors que lavion survolait la Manche, où un pétrolier, qui paraissait gros comme un jouet, naviguait vers le nord. Dans moins dune heure maintenant il arriverait à Orly. Cétait son dernier vol cette année. Les souvenirs de ces onze derniers mois défilèrent dans son esprit alors que son regard restait tourné vers la mer, à travers le hublot, mais en fait, il ne la voyait plus, il était perdu dans ses pensées.
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Étudiant en Langues à lUniversité de Caen, il était parti, comme ses camarades, en tant quassistant de français dans une Grammar Schoolà Nottingham où il ny avait. Il sétait retrouvé pas grand-chose à faire, aussi sétait-il empressé de sinscrire au cours de Langue et Littérature anglaises de luniversité locale. Cela lui avait permis de faire de gros progrès en anglais, qui lui seraient fort utiles pour la préparation de son Diplôme dÉtudes Supérieures et son CAPES. Heureusement, car, par ailleurs, il navait pas été particulièrement enchanté de son sé-jour en Albion. Cest donc avec plaisir quil regagnait la France, avec la perspective de presque trois mois de vacances avant de retrouver la Faculté des Lettres ainsi que tous ses copains.
12 juillet 1965, 14.00 h GMT, 15 heures locales
La Caravelle venait de se poser à laéroport dOrly. Un long trajet lamena lentement près des bâtiments. Les hôtesses auto-risèrent les passagers à détacher leur ceinture. Aussitôt ils se levèrent pour récupérer leurs bagages à main dans les coffres au-dessus de leur tête. Lavion enfin arrêté et à linvite des hô-tesses de bord, ils se dirigèrent alors vers larrière de la carlingue. En effet, cest une partie du fuselage, à cet endroit, qui sabaissait pour devenir un escalier de descente. En bas, un autocar dOrly les attendait pour les convoyer en sécurité jus-quà laérogare. Sur les terrasses, des touristes guettaient ce va-et-vient, certains essayant de repérer un ami ou un parent à laide des lunettes installées là-haut. Personne nattendait Char-les, il était bien capable se débrouiller tout seul La foule des passagers descendit de lautocar pour gagner le tourniquet où ils devaient récupérer leurs bagages. Auparavant ils montrèrent leur passeport : pour Charles le tampon du Con-sulat servait de laissez-passer. Il soupira : avec toutes ces formalités, le temps du voyage était pratiquement multiplié par
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deux. Heureusement, il repéra rapidement sa valise, la saisit et se rendit au contrôle douanier. Sans doute avait-il lair bien in-nocent puisque rien ne lui fut demandé et il franchit cette étape sans difficulté. Lescalator tout neuf le mena au rez-de-chaussée. De là, il sortit par lune des portes vitrées coulissantes automatiques pour se diriger vers larrêt des cars Air France. Il aimait cette ambiance dOrly, lodeur du kérosène, le bruit des réacteurs mêlé à celui des hélices des avions plus anciens ou plus petits. De nombreux taxis faisaient la queue et chargeaient principale-ment des touristes étrangers à destination de la capitale. Une demi-heure plus tard, lautocar le déposa à laérogare des Invalides. Charles aurait pu prendre le métro, mais il était joyeux de retrouver Paris et avait du temps devant lui. Le soleil brillait. Aussi décida-t-il de remonter à pied jusquà la Gare Saint Lazare, sa valise nétant pas trop lourde. Un Coca au buf-fet, et il embarqua dans son train. Deux heures et demie plus tard, il arrivait à Lisieux.  Charles ! Comment vas-tu ? lui dit sa mère en le voyant arriver. Tu as maigri, je pense ! Viens vite manger quelque chose ! Le reste de la famille laccueillit comme lenfant prodigue re-venu au bercail. Il lui fallait maintenant se réhabituer à la vie française. Commencer aussi à lire les nombreux ouvrages qui consti-tuaient son programme de CAPES, quil avait achetés en Angleterre, et à réfléchir à son mémoire de Diplôme dÉtudes Supérieures. Cétait indispensable, car lannée universitaire était courte.
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