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Blumenberg

De
200 pages
Dans la petite ville de Münster, dans les années 80, quatre étudiants suivent les cours brillants – décisifs pour le destin de chacun d'eux – du célèbre philosophe. Celui-ci est accompagné d'un lion qui le suit partout mais qu'il est seul à voir...
Née en 1954, Sibylle Lewitscharoff est l'auteur d’une œuvre riche et reconnue en Allemagne. Elle a reçu le Büchner Preis en 2013.
Gérard Marino, spécialiste de la poésie pastorale de la Renaissance et traducteur littéraire, a traduit en particulier l'Arcadie de Iacopo Sannazaro (prix Flaiano 2005).
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© Suhrkamp Verlag Frankfurt-am-Main 2011

© 2014, pour la traduction française

Société d’édition Les Belles Lettres,

95, boulevard Raspail, 75006 Paris.

EAN Epub : 978-2-251-90364-4

 

Avec le soutien du

Dédicace

À Bettina Blumenberg

Le lion I

Blumenberg tenait encore à la main la nouvelle cassette qu’il venait de prendre pour la mettre dans le magnétophone, quand, levant les yeux de sa table de travail, il l’a vu. Grand, fauve, palpitant ; un lion, sans aucun doute. Le lion le regardait, tranquillement allongé, le lion était en effet couché sur le tapis de Boukhara, non loin du mur.

Ce devait être un lion assez vieux, peut-être n’était-il plus dans toute sa force mais il était doué d’une force d’existence sans pareille. Blumenberg l’a compris au moins au second regard, tandis qu’il s’efforçait de se dominer. Gardons-nous de perdre contenance, surtout dans ce cas, s’est dit Blumenberg, la phrase a peut-être été moins correcte, bien que Blumenberg se fût imposé une discipline de fer même lorsqu’il s’agissait de former des phrases dans sa tête, car il s’était habitué à bien les construire, posément, presque aussi bien que celles qu’il prononçait d’ordinaire, qu’il eût devant lui un magnétophone prêt à l’enregistrer ou les oreilles d’un enfant.

Blumenberg a su tout de suite qu’en l’occurrence on pouvait faire beaucoup d’erreurs et une seule chose juste : attendre et faire bonne contenance. Il savait aussi que, sous la forme d’un lion, c’était un honneur extraordinaire qui lui était échu ; un message, en quelque sorte, lui avait été remis, un message d’un genre très élevé, préparé de longue main et accordé après une mise à l’épreuve approfondie. Manifestement on croyait Blumenberg capable d’en tenir compte, même à un âge déjà avancé.

Seule chose curieuse, de ce lion n’émanait rien d’indistinct, d’estompé, de mêlé d’atomes de lion et d’air ; ses contours ne tremblaient pas dans le va-et-vient des pensées fluctuantes de Blumenberg ; nul neurone miroir à tête de lion n’était activé, suscitant la vibration cristalline d’une hallucination. Le lion était là. Tangible, velu, fauve.

Il s’exhortait à donner l’image d’un flegme imperturbable, mais son cœur bondissait. Un lion ! Un lion ! Un lion !

Naturellement, il n’en avait pas peur. Ce lion n’avait pas l’air de s’être échappé d’un cirque. D’une part, Blumenberg était abrité par la grande et lourde table de travail derrière laquelle il était assis, de l’autre, ce lion était parfaitement tranquille et ne se comportait nullement comme un animal fugitif et inquiet ni même nerveusement comme un dévoreur de chrétiens. Blumenberg a eu envie de dire : Je suis catholique, tu peux tranquillement me dévorer, mais il a préféré garder pour lui cette frivolité et s’est mis à regarder le lion avec une expression censée manifester une attente polie mais trahissant un peu trop de curiosité. Peut-être que sa manière de regarder le lion excitait celui-ci, a pensé Blumenberg, car il savait son regard brûlant.

Les yeux couleur de bière du lion l’examinaient fixement, en toute quiétude léonine, c’est-à-dire qu’ils ne l’examinaient pas vraiment, ils regardaient plutôt, à travers Blumenberg, quelque chose qui était derrière lui, peut-être derrière la bibliothèque murale ou derrière les murs de la maison, ou encore derrière Altenbergeet la ville de Münster en 1982.

Son cœur palpitait encore comme un petit appareil hors de contrôle.

Converser avec un lion, c’est une chose que Blumenberg n’avait jamais pratiquée. Jusque là il n’avait pas eu l’occasion de faire rien de tel. Il lui avait toujours été facile de parler à son cher Axel, un colley blanc. Axel l’avait suivi partout comme son ombre, et c’était devenu un plaisir pour Blumenberg de passer la main dans l’abondante fourrure qui couvrait la poitrine du chien et de lui gratter doucement le cou en lui parlant sans façons, comme un fou, de manière presque enfantine bien que – par comparaison avec d’autres amateurs de chiens – remarquablement correcte.

Blumenberg doutait qu’une conversation avec le lion fût même possible. Il n’était bien sûr pas pensable de se lever pour passer la main dans sa crinière et la manier énergiquement. Le lion ne semblait nullement avoir besoin d’un geste affectueux. Bien que n’ayant pas peur, Blumenberg avait beaucoup de respect pour l’animal.

Le lion est venu à moi parce que je suis le dernier philosophe à savoir lui rendre hommage, a pensé Blumenberg. À cette idée, se sentant près de défaillir, il lui a fallu fermer un moment les yeux devant quelque chose d’aussi grand qui avait été mis sur son tapis d’une main négligente, un défi lancé tard dans la nuit, à trois heures un quart, comme le lui a montré un coup d’œil à sa montre lorsqu’il a rouvert les yeux.

Ni odeur ni mauvaise odeur n’émanait du lion ; le lion sentait discrètement le lion, et, pour l’odorat de quelqu’un qui aimait les lions et qui après une visite au zoo cherchait à se rappeler l’odeur des lions, cela était à peine perceptible. Certes, Blumenberg pouvait affirmer à juste titre qu’il était amateur de lions, mais il ne s’était pas soucié jusqu’alors de l’odeur des lions. L’odorante âcreté, pénétrante et pourtant volatile, qui commençait à envahir sa retraite et qui, insufflée à chaque inspiration, se dissipait de nouveau à la suivante, excitait les sens de Blumenberg.

Les idées se bousculaient en lui, avec une plasticité inconnue ; c’était comme si tous les tiroirs de son coffre-fort s’étaient ouverts et que les trente-six mille six cent seize fiches tapées à la machine qu’ils contenaient en avaient jailli en se dispersant dans toutes les directions, non pas sous leur forme cartonnée mais comme des parcelles d’image tombées des caractères et des notes et s’engouffrant dans sa tête.

Calmons-nous et réfléchissons. On ne s’approche du cœur d’une image ou d’un problème que si on se penche sur l’image ou sur le problème pour l’examiner calmement. Qui était ce lion ? Après s’être efforcé de se défendre contre le flot envahissant des images, Blumenberg se sentait légèrement surexcité.

Le faux lion d’Agavé. La fable du jour d’audience du lion. Le lion du Psalmiste, en train de rugir. Le lion à jamais disparu du pays de Canaan. L’emblème de Marc l’Évangéliste. Marie l’Égyptienne et le lion qui l’accompagne. Le pieux animal de Jérôme dans son cabinet de travail. Qui était ce lion ?

Sa mémoire devait passer rapidement la Bible au peigne fin car c’est là qu’ont été établis puis abandonnés les repères du lion ; cela du moins Blumenberg se l’est enjoint. Mais il lui a fallu s’avouer que sa mémoire, qui d’ordinaire fonctionnait parfaitement, bien mieux que celle de toutes les personnes qu’il connaissait, n’était pas en mesure à ce moment précis d’examiner à fond le problème du lion.

À peine quelques instants s’étaient écoulés depuis l’apparition de l’animal, pourtant Blumenberg avait déjà confiance dans le lion ; mais il était encore impossible de prévoir quelle sorte de relation allait se développer entre eux et si elle serait durable ou non. C’est étonnant de sentir déjà naître en moi l’espoir que notre relation puisse durer, a pensé Blumenberg. Pendant un instant il s’est figuré que le lion, dont la gueule était entrouverte, souriait.

Son âge ? Le lion était vieux, extrêmement vieux, plus vieux assurément qu’un lion en liberté ne l’a jamais été. Blumenberg le constatait à regret. Lorsque l’animal était encore jeune ou d’âge mûr, sa crinière avait dû être imposante, maintenant elle semblait pelée. Son échine saillante s’affaissait un peu, de longs larmiers sombres descendaient de ses yeux ; la manière seule dont il respirait en contractant son ventre, comme pris d’une légère crampe, était préoccupante.

Le lion ne serait pourtant pas venu pour finir ses jours sur mon tapis ? a pensé Blumenberg, consterné. En haut lieu on avait voulu le mystifier, c’est pourquoi on lui avait envoyé un lion qui n’était qu’un pétard mouillé. L’idée s’est dissipée aussi vite qu’elle avait surgi. Non, Blumenberg avait de la sympathie pour le lion, s’est-il avoué, et il s’est aussitôt fié au pouvoir, propice à la connaissance, de la sympathie. Il s’est senti soudain enveloppé d’une chaleur douillette, un sentiment qui se distinguait à peine de la présomption. Il était l’ascète exemplaire qui avait mérité son lion. Nuit après nuit, j’ai travaillé, s’est dit Blumenberg, plein de fierté, et sa récompense c’était le lion.

Se sentir comme Marie l’Égyptienne, cela lui était impossible. Il manquait le désert, il manquait les débordements auxquels cette Marie très particulière s’était auparavant livrée et bien sûr le renoncement. Blumenberg ne s’était jamais livré à de semblables intempérances du corps, il n’avait pas dû en revenir et il n’était pas une femme. Par ailleurs il n’aimait pas s’imaginer reposant dans le désert, les membres desséchés, avec au-dessus de lui un lion veillant sur sa tombe.

Agavé ? Absurde ! Prendre son fils pour un lion et le mettre en pièces, seule pouvait se laisser entraîner à cet égarement de bacchante une Grecque née dans la Grèce farouche ou, plus précisément, l’exacerbation de la femme : la mère antique.

Certes, ce lion, devant lui, ne rêvait nullement, et sa tête au large nez était sans aucun doute vraie et n’était pas secrètement la tête d’un chat (de plus, ce lion continuait à regarder à travers lui), pourtant un paisible sentiment de bien-être familier gagnait peu à peu le philosophe. Il se rappelait la célèbre gravure sur cuivre de Dürer. Il est vrai que, dans sa retraite à lui, Blumenberg, il manquait un sablier à travers lequel coulait le sable, ainsi qu’un pupitre, des vitres en cul de bouteille et un crâne sur le rebord de la fenêtre, et au lieu de chaudes boiseries il y avait des étagères de livres montant jusqu’au plafond et des tapis, mais c’était néanmoins une retraite étonnamment isolée du reste de la maison. En outre, la nuit régnait. Des heures d’éloignement radical de l’agitation mondaine, pendant lesquelles tout au plus quelques insomniaques se retournaient dans leur lit et seuls très peu de gens accomplissaient leur tâche.

Malgré tout, Blumenberg a été pris d’un doute. Si maintenant il comptait jusqu’à soixante en fermant bien les yeux – il avait pris l’habitude de faire cela en s’aidant d’un minuscule mouvement des doigts – et rouvrait les yeux ensuite, le lion aurait peut-être disparu. Une apparence trompeuse, rien de plus.

Blumenberg a fermé effectivement les yeux ; dans son trouble, cependant, il n’a pas compté jusqu’à soixante mais seulement jusqu’à cinquante-huit car il lui a été difficile de presser ses paupières si longtemps.

Ouvrons les yeux. Le lion était là.

Blumenberg a eu alors envie de quitter pour une fois sa place derrière la table de travail. À l’extérieur, la lune brillait. Devant les fenêtres allongées se distinguait la noire ossature des rosiers. Peut-être devrait-il ouvrir un battant et se retrouver ainsi à l’air libre.

Malgré l’évidente douceur du lion celui-ci pouvait-il lui faire quelque chose, était-il dangereux de lui tourner le dos ? s’est demandé Blumenberg en se levant comme au ralenti de sa chaise, pour ensuite contourner sa table de travail et aller lentement, bien plus lentement que d’habitude, vers la fenêtre.

Dangereux ? Non, probablement pas. Pendant quelques secondes, Blumenberg est resté debout à la fenêtre, aspirant la fraîcheur nocturne, le dos tendu toutefois. Quand il s’est retourné, le lion était toujours là.

C’était le moment d’ouvrir une bouteille de bordeaux. Il fallait fêter cet événement, boire à l’apparition du lion. Blumenberg était seul à avoir un verre plein à la main, il aurait d’ailleurs cherché en vain dans son bureau un verre pour un invité. Le lion n’avait pas la drôlerie d’un animal familier qui saurait tenir un verre dans sa patte pour le lever à la santé de Blumenberg.

Le lion qui, lui semblait-il, tenait maintenant la tête un peu plus basse mais regardait toujours, impassible, à travers lui, recouvrait seize, dix-sept – ou était-ce dix-neuf ? – empreintes d’éléphant du tapis de Boukhara, qui était une des rares choses en sa possession provenant de l’héritage de son père. En choisissant de se coucher sur ce support confortable, il se comportait en chien de la maison. Il a le sens de la symétrie, a pensé Blumenberg, parce que le lion s’était installé presque exactement au centre, et en outre il semble avoir le sens esthétique. Le tapis était l’objet le plus précieux du bureau de Blumenberg ; avec ses empreintes claires sur un fond de dégradés lie-de-vin et bleu-vert sombre, c’était une pièce vraiment exquise.

Bien qu’il n’y eût rien à redire à son bureau, Blumenberg regrettait de ne pas disposer d’une pièce aussi prestigieuse que celle qu’avait peinte Antonello de Messine. Le tableau du maître italien, exécuté en clair-obscur à la manière flamande, ressurgissait dans la mémoire de Blumenberg, laquelle à présent fonctionnait de nouveau parfaitement, avec une extraordinaire précision : le regard pénètre à travers une ouverture dans un mur de pierre, sur l’appui de la fenêtre se trouvent un paon, une écuelle de cuivre, une caille. À l’intérieur, dans un espace magnifique, un petit escalier, d’une, deux, trois marches donne accès à une estrade. Le saint érudit, en robe ondoyante et bonnet, tous deux de velours rouge, allonge les bras pour feuilleter un livre ouvert devant lui sur le plan incliné d’un pupitre. À gauche, une fenêtre donne sur une vue admirable. Un paysage vallonné, avec quelques cyprès isolés. Et à droite, derrière l’estrade du savant, émergeant de l’obscurité, un lion aux formes grêles. Non pas doté de jambes de lion et de larges pattes, mais de jambes maigres de coureur comme celles d’un lévrier. Il est probable qu’Antonello n’a jamais eu l’occasion de voir un lion.

Blumenberg aimait ce tableau. Ces figures vénérables et solitaires qui manifestement n’avaient besoin que de quelques livres, toujours les mêmes, et avant tout bien sûr de la Bible, dont elles reprenaient sans cesse l’étude ; l’opulence de leur cabinet de travail, avec ses échappées décoratives sur la belle ordonnance de l’extérieur, qui présentait la solitude comme un bien-être glorieux ! La disposition du sujet sur une estrade qui le surélève, servait à détacher le savant du carrelage, de ce sol artistement dispendieux, comme s’il était ainsi moins soumis à la pesanteur, comme si son sol n’était pas celui de la vie ordinaire mais un sol spirituel, à partir duquel les pensées prenaient leur essor. Dans sa robe rouge, est-ce l’élévation du cœur du savant ermite qui était indiquée ? Ce qui n’était pas représenté, naturellement, c’est le courant d’air qui aurait dû régner, dans l’éclat de midi, entre la grande ouverture du premier plan et les fenêtres du fond, faisant voltiger les papiers posés ici et là. Blumenberg s’est imaginé pendant un moment le lion s’amusant à poursuivre les papiers en les happant, mais a aussitôt interrompu les phrases qui voulaient se former en lui à ce sujet parce qu’il ne voulait pas perdre son temps à des sottises.

Revenons à notre lion. Malgré son apparition mémorable, qui remontait à une demi-heure à peine, Blumenberg jugeait qu’il ne fallait en aucun cas renoncer à ses habitudes, même pas dans ce cas extrême et malgré son cœur battant encore à grands coups. Toutefois, le lion l’avait tellement troublé qu’il n’avait pu dicter à sa secrétaire autant de texte que d’habitude ; cela suffisait comme manquement à la règle. Il a glissé dans une enveloppe la seule cassette entièrement enregistrée, y a inscrit sans se laisser déconcerter – qu’il y ait ou non un lion –, bien lisiblement mais d’une écriture un tout petit peu tremblée, l’adresse de l’université et y a collé un timbre, puis il a pris son manteau et, fixant l’animal du regard comme s’il voulait le clouer sur le tapis, il est sorti par la porte du jardin.

À l’extérieur, il a allumé une cigarette : encore contre la règle car, d’habitude, il faisait le trajet aller-retour jusqu’à la boîte aux lettres au pas de charge, fumer lui aurait fait seulement perdre du temps. Cette fois-ci il marchait nerveusement dans les rues éclairées avec parcimonie – comme d’ordinaire il n’y avait personne à cette heure et même les voitures garées sous les dômes de lumière des lampadaires semblaient dormir – mais plus lentement que de coutume, pour réexaminer posément ce qui lui était advenu depuis une heure.

J’ai été attiré dans un traquenard, se disait-il, on m’a confronté à une supercherie fondamentale pour tester mes forces intellectuelles.

Quand il est revenu, le lion n’était plus là.

Blumenberg a laissé sa main s’attarder longuement sur la poignée de la porte qu’il venait de refermer. Avait-il eu affaire au lion de la fable, aulion absent, qui n’appartient pas à ce quiarrive et n’appartient doncjamais au monde ? Mais enfin, réfléchissait Blumenberg, ce lion refusant le monde advient pourtantdans quelque chose, si bien qu’il est une autre sorte dechose qui arrive. Les jeux de langage des nommeurs du monde rappellent le lion à l’existence et à la vie, se murmurait-il à lui-même.

Satisfait de l’expressionnommeur du monde, qu’il appliquait sans façons à lui-même, Blumenberg est allé se coucher.

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