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Bobourge

De
115 pages
Narrer ses folles aventures, sentimentales ou autres, vécues, fantasmées, illusoires ou avortées et à différentes époques de sa vie, qu'elles soient de l'ordre de l'émotion, du leurre, de la fascination ou du plaisir souvenu, c'est compter et raconter les coups reçus. D'où ce petit pincement au cœur que l'on ressent à se les remémorer. On s'en remet le plus souvent assez vite, sur le moment, et on fait au mieux pour oublier. Mais il arrive que les ecchymoses réapparaissent comme les signes du temps perdu, version proustienne des petits bleus de nos chers P.T.T. de jadis – messages d'expéditeurs éphémères ou bien qui ne sont déjà plus sur la liste des abonnés, hélas ! et que le recul de l'âge rend encore plus sensibles.
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Bobourge





NOUVELLES









Éditions Le Manuscrit













© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com
communication@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-7093-8 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748170931 (livre numérique)
ISBN : 2-7481-7092-X (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748170924 (livre imprimé)
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PRÉFACE


De quoi va-t-on entretenir le lecteur dans ce recueil
de nouvelles ?
De diverses aventures avortées (des rencontres non
accomplies) qui permettent à un esprit encore juvénile,
très imaginatif et toujours sentimentalement immature,
de donner libre cours à ses inclinations, à la rêverie
fantasmatique, sous-tendus par un penchant naturel
pour la cristallisation stendhalienne.
D’une quête permanente du beau, guidées par
l’omniprésence de l’esthétisme, du paraître, de l’image
de soi renvoyée aux autres.
De rapprochements le plus souvent dictés par un
besoin impérieux et quasi-chronique de séduire, de se
rassurer sur sa capacité de continuer à y parvenir,
contrecarré hélas au fil des années par la peur du
vieillissement et des modifications corporelles qui lui
sont associées.
D’un désir de dominer et de posséder l’autre, de
déposer son empreinte, d’imprégner ses proies, ce qui
ne manque pas de générer des relations mal équilibrées
qui peuvent prendre des allures de relations quasi
filiales, amicales voire tout simplement affectives, mais
surtout pas davantage.
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Enfin, d’une recherche, à une période donnée de
l’existence, de la seule jouissance, de la simple obtention
du plaisir, de l’exultation du corps et de la satisfaction
des sens.

Bref, dans cette succession de rencontres à fortes
tendances sensuelles et sexuelles, il y a un concept qui
restera, lui, à peine esquissé. C’est évidemment celui
d’amour auquel seront le plus souvent préférées des
notions louables, mais tellement moins contraignantes
et moins marquées de maturité telles que l’attirance, la
connivence, le bien être, voire l’amitié amoureuse.
Au bout de sa narration, en parfait éternel adulescent
(sic) resté incapable de s’enrichir de ses erreurs et
d’apprendre enfin à aimer, le personnage présenté par
l’auteur nous ramène au point de départ, via la
résurgence des souvenirs. Sorte de bilan de fin de vie
teinté d’amertume et d’un constat global d’échec.
En fin de compte, qu’ils se séduisissent, s’attirassent
ou se plussent, le subjonctif imparfait, forme très prisée
par l’auteur (avec lequel je partage au minimum ce
goût), n’en est pas moins, comme le souligne Eric
Orsenna, un mode révolutionnaire, celui des possibles.
Mais quand il est imparfait…

Christophe Merlier


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A Arnaud Faugace.
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