Bons baisers du bureau

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Il y a le Chef, d'une savoureuse mauvaise foi. Ses deux adjoints, nommés respectivement Cadre-Super-Doué (qui accumule les coups bas en vue d'une très hypothétique promotion) et Psychopathe (dont l'amour pour les touillettes justifie le pseudonyme). Nos collègues féminines, mères de famille ou jeunes recrues qui, comme nous (vous, la voisine, tout le monde)tentent de concilier vie personnelle et carrière trébuchante. Nous, on a 30 ans, on craque pour le type de la Com et on doit négocier nos congés au poignard. Bons Baisers du Bureau est un récit VRAI. Les personnages et les anecdotes représentent plusieurs expériences, vécues par des personnes distinctes, mais rien n'est inventé. Et ça fait peur.
Publié le : mardi 11 juin 2002
Lecture(s) : 113
EAN13 : 9782748111064
Nombre de pages : 197
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Bons baisers du bureau
Bénédicte Brigouleix
Bons baisers du bureau
ROMAN
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2-7481-1107-9 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-1106-0 (pour le livre imprimé)
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Avertissement
Toute ressemblance avec des personnages exis-tant ou ayant existé nest ni involontaire ni fortuite. Ce livre est le récit de plusieurs expériences profes-sionnelles réunies, toutes vraies.
A Isa, ma meilleure amie depuis le lycée. Merci pour les fous rires, pour le réconfort, pour les encou-ragements.
A Minette, ma grand-mère paternelle. quelle aurait aimé.
Je crois
Aux parents qui ne comprendront décidément ja-mais que lécriture est un métier sérieux, même en rigolant. Que le quotidien conté sur le ton de la dé-rision, cest précisément cela qui fait que la vie est belle.
B.B.
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- Bonjour ! -Déjà ?Bien dormi ? Quoi, déjà, bien dormi ? Il est à peine 9 heures 30. Il ne va pas commencer la semaine sur ce ton là, parce que ça ne va pas aller. Tout ça parce que, ô fait exceptionnel, il a eu son RER à temps ce matin. Halte au sketch. Et puis dabord, on nest pas dhu-meur. Cest lundi. Pas de quoi siffler en travaillant. Il ny a vraiment que dans les contes de fées que ça se passe comme ça. Voire chez Macdo. Ok. - Alors, ce week- end ? Il a été bon ? Je vois à ton air fatigué que tu as fait la java jusquà pas dheure ! Regard goguenard du chef de service qui croit toucher du doigt une vérité transcendantale. Et qui, on peut le dire, commence bien la semaine. Un vrai petit bijou de diplomatie. Bref, il aimerait bien en savoir un peu plus sur ledit week-end. Et ben non. Autant quon sen souvienne, ça ne le regarde pas. Juste histoire de ménager un peu lhumeur générale de la fière équipe que nous formons, on ne lui dit pas ça comme ça. On reste évasive. - Oui, jai passé un bon week-end, merci. La politesse la plus élémentaire aurait voulu quon lui retourne la question, mais soyons claire, le récit des dernières répliques insultantes de ses deux ados boutonneux, finalement, on vit très bien sans. On se le réserve pour quand on aura un truc à se faire
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Bons baisers du bureau
pardonner. Alors là, daccord, on fera mine de sin-téresser à lhomme qui se cache derrière le chef de service. Autant dire quen ce lundi matin, on est odieuse. On pose déjà un peu rageusement notre manteau là où il ne faut pas. Rien que pour embê-ter tout le monde. Voilà.
Comme toujours, on retrouve notre décors de tra-vail, espace quasi carcéral quon naime pas. Dac-cord, on ne fait rien pour. Là où les autres assistantes mettent des plantes vertes, des cartes postales, des photos de leurs adorables enfants, nous, on ne met rien. Dabord, parce quon na pas denfant. Et ceux des autres, on les aime bien, mais pas au point de se les afficher dans un endroit où on passe quatre-vingt pour cent de notre temps (tant que ça !). Les cartes postales, non merci. Allez donc savoir pourquoi, celles quon nous envoie sont toujours dun goût li-mite. Pour faire des blagues. (Drôles). Elles sont en général accompagnées dun charmant petit mes-sage à lhumour assorti. Cest dire. Bref, connais-sant les gens de notre bureau comme on les connaît, pas sûr quils résisteraient à lenvie de les dépunaiser pour voir lenvers du décors. Tout cela leur permet-trait naturellement daller baver abondamment sur le « Dédé » qui écrit à sa « Louloute » adorée. Et nous de passer pour une ringarde assoiffée de sexe vul-gaire à laccent titi parigot. Non, très peu, vraiment. Et puis les plantes vertes, on ne sest jamais vraiment posé la question. Pire, on se soupçonne dêtre ca-pable de les faire crever dans les vingt-quatre heures qui suivent leur achat. A la maison, il y a déjà le chat dont il faut changer la litière, le chien quil faut sortir deux fois par jour (au moins). Alors si au boulot, il y aen plusles plantes
Difficile de se remettre dans le bain. Car entre vendredi soir et lundi matin, généralement, il y a eu
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