Bottes de cuir, baudriers et grands tambours

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Un banal putsch militaire avec le folklore qui s'y rapporte. Une situation surréaliste dans un pays qui est qualifié de champion du compromis politique. Alors, qu'est-ce qui pousse un citoyen au-dessus de tout soupçon, qui ne place pas ses capitaux dans un paradis fiscal, qui paye ses impôts, qui trie ses déchets, qui agite un petit drapeau au passage du roi, qu'est-ce qui le pousse à opposer pareille issue extrême au laxisme de ses dirigeants ? Réponse dans les pages de ce document.



Oh ! Belgique, ô mère chérie, toi qui as élevé le laxisme au rang de vertu nationale avec la complicité bienveillante de toutes les associations de « bonnes âmes », tes fils seront-ils encore sensibles aux accents de La Muette de Portici et prêts à faire le coup d’escopette au coin du parc ?



L’auteur est un passionné du mot et de l’image dans tous leurs états.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999991621
Nombre de pages : non-communiqué
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Lev er du jour, lev er de rideau Un e légère vibration de l’air…Un trem blem en t de vitres… Un séism e d’am plitude 2,4… Un vrom bissem en t croissa n t au fil des places et des carrefour s… Le grin cem en t des ch e-n illes qui m altr aiten t l’asph alte… On aurait aim é, voire espéré, un déroulem en t plus festif avec clique triom ph an te, oriflam m es h aut dan s le ven t, avec les rayon s du soleil jouan t dan s les cuirs et les cuivr es astiqués. Quan d on est fille de colon el, ce ser ait la h on te d e n e pas avoir détecté la progr ession des blin dés dan s la ville. Or l’h istoire a dém on tré que lorsque les blin dés qu itten t leur casern e, et que l’on n ’est pas le 21 juillet, c’est que la dém ocratie est en bern e. Certes ce n ’est pas la m arée joyeuse des blin dés du 3 septem br e 1944. Sim plem en t de ci delà, deux, trois en gin s postés san s plan bien précon çu, san s affich er un e volon d’en fer m er la dém ocr atie dan s un carcan in extricable, un peu com m e un ch ien qui m ar que son territoir e. Alerter sa bon n e am ie. — Avez-vous perçu ce ch arivari, m adam e Duch em in ? — Quel ch ar ivari, m adam e Pign on ? — Les blin dés. — Les Am ér icain s on t débar qué ?
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Que r épon dre ? Madam e Duch em in n ’est pas dém on tée. Elle détien t un e for m ule susceptible de rem ettre les pen -dules à l’h eure en toutes circon stan ces. — Dan s ce cas, je vais faire du café. Réflexe que m adam e Duch em in a h érité de sa m ère. En effet au cours de la « dern ière », après ch aque bom barde-m en t, m adam e Duch em in m èr e prélevait quelques grain s de ce précieux tr ésor, stocké en abon dan ce lors de la « drôle de guer re ». Verts, les grain s. On les torréfiait au fur et à m esure des besoin s pour leur con server tout leur ar ôm e. Et l’on jouissait deux fois : l’odeur du grain doré et l’arôm e du breuvage. Tan t qu’il y aura du café, la dém ocratie de m adam e Duch em in n e sera pas en dan ger. * * * Le vieux Gaston , en dépit d’un début de surdité, a lui aussi perçu la m on tée d’un ordre n ouveau. In stin ctivem en t il a m urm ur é : ceci n ’est pas un exercice, selon la form ule con sacr ée. Et pourtan t, il rest e assis à sa table, le buste raide, le regard fixé sur un poin t du m ur où figure un cadre vide…
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