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Bric à bracAlexandre Millot
Bric à brac
de luxe
NOUVELLE© manuscrit.com, 2001
ISBN: 2-7481-2017-5(pourle fichiernumérique)
ISBN: 2-7481-2016-7(pour le livreimprimé)Avertissementdel’éditeur
DécouvertparnotreréseaudeGrandsLecteurs(libraires,revues,critiques
littérairesetdechercheurs),cemanuscritestimprimételunlivre.
D’éventuellesfautesdemeurentpossibles;manuscrit.com,respectueusede
lamiseenformeadoptéeparchacundesesauteurs,conserve,àcestadedu
traitement de l’ouvrage, le texte en l’état.
Nous remercions le lecteurde tenir compte de ce contexte.
manuscrit.com
5bis, rue de l’Asile Popincourt
75011 Paris
Téléphone:0148075000
Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.comMARTIN
Martin se demandait bien pourquoi il était sur
terre. Il estvrai queson existencen’avaitriend’en-
chanteresse ; surtout depuis qu’il vivait avec Lola.
Lola…lapetiteLolaaucaractèresipeucharmant.
Le premier jour même de leur union et après une
brève période d’observation teintée d’envie, elle
avait commencé à lui arracher les poils du torse
qu’heureusementilavaitenquantitésuffisantepour
sauvegarder l’essentiel : sa dignité. Quelques se-
mainesplustard,alorsqueMartinlapensaitcalmée,
elle s’acharna sur ses bras tant et si bien qu’on dut
lui bander le droit qui était cassé.
D’aucunspenseraientquelecalvairedenotrehé-
ros était déjà bien suffisant mais cela ne faisait que
débuter et Martin s’en rendit vite compte lorsque
Lolasemitentêtel’idéeabsurdequ’ilfallaitluicre-
verlesyeux. Cen’estqu’aprèsavoirperdulegauche
queMartineutsespremièresvelléitésdevengeance.
Ilpensaitattendrelesoir,lorsqueleslumièressefont
plus rares, pour coincer Lola aux pieds du lit et lui
fairesubirlesderniersoutrages-ilavaitluqueçase
faisaitbeaucoup enpréliminaire aumeurtre.
Il tourna donc longuement ce plan dans sa tête,
mais bientôt cette idée lui parut ridicule. Non pas
à cause d’un reste quelconque d’affection ou d’un
manque de volonté compréhensible pour qui n’est
7Bric à brac
pasnaturellementportésurlaviolencemais,simple-
ment,NoëlapprochaitetilseraittropaisépourLola
deseplaindreàsonpèrequiluiachèteraitsansdoute
un autreours en peluche pour les fêtes.
8LE DEUXIÈME JOUR
Letroisièmejour,ilseditqu’ilseraitpeut-êtreop-
portundel’appelerenpremierpuisseravisaenpen-
santqu’elleseraittropcontentedenoterl’impatience
trahie par une telle démarche.
Le quatrième jour, il tourna autour du téléphone
sans pour autant se déciderà s’en servir.
Le cinquièmejour, ilse fitcoulerunbainetrelut
de vieux magazines jaunis.
Il fouina dans les recoins de sa maison et, en ou-
vrantauhasardlestiroirsdesesmeubles,ilretrouva
son vieux revolver. Elle ne téléphona pas non plus
ce jour-là.
Le sixième jour, il eut bien envie de se servir du
revolvercontrel’appareiltéléphoniquemaisilsedit
que ce serait déloyal. Il entama une bouteille en
attendantla sonnerie qui le délivrerait.
Le septième jour, il liquida sa dernière bouteille,
délira quelque temps auprès du combiné muet et,
pour finir et en finir, se servit une ultime fois du
revolver en pensant au…
...premierjour. Ils’ennuyaitfermedanscettefête.
Mais il aperçut Josette. Elle le vit également. Ils se
virent donc et, de plus, se plurent.
Ledeuxièmejour,ilsuivitJosetteafindeluifaire
unesurprise. Lorsqu’illavitdanslesbrasd’unautre,
il perdit la tête et les tua tous les deux comme on
penseéliminerunemigraineavec uncachet.
9Bric à brac
Ledésespoirpousseparfoisl’êtrehumaindansde
bienétrangesretranchements! Las,ilrentrachezlui
etdébutasalongueattenteducoupdefilpromispar
Josettele soir de leur heureuse rencontre.
10LE BLUES DE BASTIEN
Estelle en avait assez de ce garçon qui s’accro-
chait à elle comme un fils à sa mère. Elle n’avait
rien contre la différence d’âge tant qu’elle ne créait
pascegenrederapportsmaismaintenant…s’enétait
trop,illuifallaitrompre. Pourcefaire,elleluidonna
rendez-voussouslacafetière,àl’abridesregardsin-
discrets. La discussion fut âpre mais les arguments
troptendresdujeuneBastientombèrentunàunsous
les coups de boutoirs qu’étaient les implacables vé-
rités assénées par l’expérimentéeEstelle.
Encore aveuglé par les larmes, Bastien quitta
l’ombre de la cafetière. Il n’eut pas le temps de
réaliser le danger. Il se retrouva sans comprendre
aux pieds du réfrigérateur pour finir écrasé sous le
mien - de pied. Je n’ai jamais supporté les cafards
dansmacuisine,mêmequandilssontmalheureux.
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