Ce que l'autre sexe en pense

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Second degré ou mysoginie ? Caricature ou anticipation ? Dans un monde caricaturé où les émotions dominent, les hommes sont féminins, les femmes sont masculines, l'été affronte l'hiver. Sexe masculin et sexe féminin rivalisent pour dominer le monde. Se reproduire est un dilemme lorsque l'homosexualité est devenue la norme.
Publié le : vendredi 10 juin 2011
Lecture(s) : 246
EAN13 : 9782748101386
Nombre de pages : 329
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Ce que l’autre sexe en pense
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748101391 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748101383 (pour le livre imprimé)
Coks
Ce que l’autre sexe en pense
ROMAN
Prologue
Épilangue Histoire de conte Nous sommes en l’an « Toute Franchise… », l’ère du sentiment. Quelque part en Europe. On aurait dû compter plus de six milliards d’ha bitants, il y en a cent mille fois moins. Je me présente : je m’appelle Malavie. Je vais vous guider à travers cette histoire. Écoutez attentivement : l’épopée est merveilleuse si vous savez l’apprécier.
L’an « Toute Franchise » succède l’an « Der nier » de quelques décennies indéfinies. À cette époque, les peuples terriens s’isolèrent par affinité. Quand je dis terriens, je veux dire « mascu lins », l’autre genre n’a pas le droit à la reconnaissance. Ils se regroupèrent aux quatre coins du globe par amas de mille, deux mille ou cinq mille habitants au maximum. Ils évitèrent soigneusement le surnombre, synonyme de discorde. La vie était dure, mais calme. Chaque peuplade s’efforçait de respecter les peuples voisins. Étrangement, la diversité des royaumes n’im pliquait pas une loi confuse. Chaque Monarque rencontrait l’autre : ils s’accordèrent sur une légis lation unique de suffisance. Gare à la Guerre, toute infraction était vite punie !
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Les guerres existaient, mais se pratiquaient à mains nues à même les frontières. On évitait ainsi les frais de reconstruction… Les armes avaient été abolies, il y avait plus de deux siècles par les derniers représentants de la paix. En fait, les hommes n’avaient qu’un seule ennemie : la femme… Ils les avaient chassées, par peur de les voir diriger une nouvelle fois le pays. Les femmes, exclues de la société furent condam nées à périr dans les cuvettes de la misère. Les hordes de hyènes se regroupèrent alors au fin fond des mondes et entamèrent l’an « Dernier », l’ère de l’animosité. Les saisons se bouleversèrent, l’une as siégea l’autre, la seconde concurrença la troisième et seuls deux d’entre eux survécurent à l’affrontement : l’Hiver et l’Été… Depuis chacun détestait l’autre : l’été haïssait l’hi ver, la femme exécrait l’homme. Les braises s’enflam maient à la moindre étincelle, et là… massacre : la mal veillance raciale qui séparait sexes longs et sexes creux, ravageait les monts et les vallées !
Dans un renfoncement de ce basmonde, le Roi Artic et la Reine mère Stalagm gouvernaient en paix le royaume des Pikagleàss. Leur monarchie incontestée dirigeait un pays où la neige ne fondait jamais. Les glaces impérieuses stagnaient tels des blocs insubmersibles de plusieurs mégatonnes. L’étoile So laire tournait le dos à cette parcelle de terre. Jamais ses rayons n’augmentaient leur puissance d’un micronde gré. Pour lutter contre l’humidité, l’État avait ordonné la disposition de dessiccateurs. Il y en avait un tous les cent mètres. Le froid dominait les ruelles. Il verglaçait les toitures. Il s’infiltrait dans les gouttières. Il gelait l a pluie. Il contractait les poumons. Il métamorphosait la vie en gerçures douloureuses et n’avait de repos qu’à la combustion d’un grand feu de joie.
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Les rues spacieuses agrémentaient la vie de bal lades au clair de lune. Elles permettaient à la clarté de se dissiper à son bon gré. Artic avait entrepris ses travaux pour éclaircir son royaume noyé dans les profondeurs de nuits interminables. Les maisons étaient basses. Les fondations argi leuses conservaient les rares degrés qui s’y perdaient. Le chauffage central avait été construit dans l’ar rièrepays. L’ancien forgeron Bouillanlaisse dirigeait ses hommes jours et nuits afin que la chaleur se propage dans les tuyaux de cuivre sousterrains, nommés « épi didymes ». Il était courant de voir les plus démunis, les « Sans Châleur Fixe », couchés sur les plaques d’égout, ils pataugeaient avant de mourir dans les vapeurs cruelles d’un réchauffement artificiel. Les hommes aimaient se retrouver, après leurs heures de travail, lors de réunions supernouares heb domadaires, après leurs séances de fitness. Ils enfilaient leurs plus beaux tabliers et jouaient au jeu de « Bon homme » durant des heures. Une vraie passion. La règle était simple : il fallait « sauter » les pions de l’autre… La semaine dernière, ils avaient pu assister à l’élection de Monsieur Soubrette, c’était très excitant.
À ce moment précis, les humeurs furetaient : Sta lagm décongelée pour l’événement, enfantait de la des cendance du Potentat. Ce jour glorieux autorisait l’ex tinction totale de toute note de musique. Le silence ac cueillait avec sobriété le nouveau né. Les ancêtres, ceux qui n’étaient pas totalement sourds, reposaient leurs tympans endoloris par les stri dences aiguës de l’émission vedette « qui suisje ? ». Les autres jours, ils entendaient : « Sgribble, scrouiiic ! Qui suisje, qui êtesvous ? Apprenez à vous connaître ! Qui suisje, l’émission étatique qui assomme les tics ! »
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Aujourd’hui, ils répondaient : « Bienvenue au Prince de Glass, il apporte le repos ! Qu’il est beau ! Comme il ressemble à son père ! » Personne, de toutes les manières, n’aurait osé dire le contraire, pire, trouver une ressemblance avec Stalagm, simple femme. Chacun attendait l’événement avec impatience. La prophétie annonçait la venue d’un être supérieur, capable de bouleverser les règles du Monde. Cette annéelà, plusieurs petits sultans, maharajas ou chah étaient nés. Chaque royaume espérait qu’il fut Virtuose de la Destinée. Vous l’avez compris, l’enfantroi fut un fils. De toutes les manières, il ne pouvait en être autrement. La science du mélange deschrhommascul de toutes zonesrespec tait ses engagements : elle créait du mâle, et unique ment du mâle, le « reste » servait en général à nourrir quelques damnés… La commande était honorée, Artic était hilare. Voyez, son égocentrisme royaliste était comblé. Il rem plissait son torse d’oxygène, clamait à qui voulait bien entendre que l’être de lumière était né de sa propre se mence. Il portait sa plus belle parure de cristal et sa robe nacrée au col en hermine. Son coiffeur lui avait tiré les cheveux en arrière et natté ses longues boucles soyeuses en une seule natte de fierté.
Aussitôt après l’accouchement, la Reine retrouva son état « hybernétique », la science implora de nou veaux budgets, le peuple se réjouit du bonheur de ceux qui, de toutes les manières, en avaient déjà plus qu’eux.
Androgène était donc né ce matin, ce sera à lui de porter le destin du pays sur ses délicates épaules. Il devra se créer une digne personnalité dans cette infâme communauté où chacun dérobe l’identité de son voisin. Artic le portait à bout de bras, emballé dans un linge couleur frisson. Il était noble comme d’habitude la lèvre supérieure légèrement retroussée, rouge à lèvre
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