Ce que pensait Diogène

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Bonjour, vous n'imaginez pas le bien que cela me fait de communiquer avec vous. Cela fait tellement longtemps que je vous attends, que je vous guette, que je suis avec vous. J'imagine que si nos chemins se croisent c'est que cela était écrit. L'Autre dirait cela. Il se plait à induire l'ineptie. Je suis écarté du monde depuis le début mais si j'en crois le peu que je saisis, Satan fut son bouc émissaire. L'Autre hurle, sans doute, toujours son règne unique, son totalitarisme omnipotent. J'ai bien peur que trop peu de choses n'aient changé depuis mon départ. Abek-zar me manque. Se souvient-il de moi ? L'Autre se rappelle-t-il mon visage ? Comment avez-vous pu m'oublier ?
Publié le : dimanche 12 juin 2011
Lecture(s) : 150
EAN13 : 9782304006865
Nombre de pages : 327
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Titre
Ce que pensait Diogène
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Titre Wilhelm.
Ce que pensait Diogène
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00686-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304006865 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00687-2 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304006872 (livre numérique)
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« Vous m’avez tous menti »Saber Bensaïd « Si je n’étais Diogène, je voudrais être Wei-aux-yeux-sombres. »Diogène de Sinope
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Bonjour, vous n’imaginez pas le bien que ce-la me fait de vous parler… enfin de vous écrire. Cela fait tellement longtemps que je vous at-tends, que je vous guette, que je suis avec vous. Je veille depuis bien plus de mille ans que l’un de vous me redécouvre, que l’un de vous me reconsidère, que l’un de vous me comprenne. J’imagine que si nos chemins se croisent c’est que cela était écrit. L’Autre dirait cela. Il se plait à induire l’ineptie. Il l’affirme encore à ce que je crois. Je parle sans savoir, cela fait si longtemps que je suis isolé.Je suis écarté du monde depuis le début mais si j’en crois le peu que je saisis, Abek-zar a bien été le bouc émissaire ostentatoire de l’Autre. Ce dernier hurle, sans doute, toujours son règne unique, son totalitarisme omnipotent. J’ai bien peur que trop peu de choses n’aient changé de-puis mon départ. Abek-zar me manque. Se sou-vient-il de moi ? L’Autre se rappelle-t-il mon visage ?Comment avez-vous pu m’oublier ?
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Ce que pensait Diogène
J’imagine votre interrogation quant à mon identité, quant à notre identité. Vous nous connaissez bien, très bien. Enfin je veux dire les autres qui me composent, pas moi. Je ne suis plus réputé depuis bien longtemps.Notre conversation ne sera pas aisée, no-tamment durant les premières révélations que vous allez découvrir, excusez mes mots mala-droits, l’éternité n’exerce pas à l’échange.Pour vous expliquer ce que nous sommes, je vais devoir recourir à quelques concepts scienti-fiques élémentaires, j’ai pour information que certains de vos prophètes ont révélé les notions d’espace et de temps.Parfait.Et bien c’est faux.Il y eut une ère avant le temps. Une place dans le néant. Vous le saisissez pour l’Autre, vous le concevez pour Abek-Zar, je vais vous l’expliquer en détail. Je vais vous donner toutes les clés, toutes les informations. Laissez-vous porter.Faust lui-même ne disposait pas de toutes les réponses. N’a-t-il pas fallu l’aider à ouvrir les yeux ?L’Autre sera sans nul doute furieux, je me rappelle de lui, je me souviens qu’il misait votre asservissement grâce à votre insatiable désir de compléter la connaissance. Je sais qu’il présume de votre inculture, je suis en outre averti de sa
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