Ce soir ou jamais

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Grand journaliste, Jean Ferniot a une oeuvre importante de romancier, de nouvelliste, d'essayiste. Personne n'a oublié Je recommencerais bien, son autobiographie. Il a obtenu le Prix Interallié. Le Livre: Le général Hugo Von Kettelbach n'a pas attendu 1943, dans la Normandie occupée, pour comprendre la folie dans laquelle le troisième Reich a entraîné l'Allemagne. Mais son commandant en second, le colonel Stefan Moebius, engoncé dans sa minerve et aveuglé par sa haine, professe une ferveur nazie qui oblige Kettelbach à vivre silencieusement, douloureusement et solitairement son intime déchirement. Occupant en maître le château du Baron Honoré de Boncel, Kettelbach aurait pu continuer de cacher ses convictions anti-hitlériennes si deux épisodes ne l'avaient contraint à sortir de la froideur autoritaire qu'il s'était fixée pour seule règle de conduite : la disparition soudaine du lieutenant Rupert Höcher qui, à peine échappé de l'enfer de Stalingrad, vient d'apprendre la mort de sa femme et de ses deux fils ; l'arrestation de Jacqueline, fille du baron de Boncel, convaincue d'actes de Résistance. Les réseaux clandestins de l'abbé Lécuyer, curé de Perneville, cachent le déserteur Höcher sous le nom de Frère Paulin, tandis que Jacqueline disparaît dans la nuit et le brouillard. Ellipse du récit jusqu'au printemps 1945 : aucun des personnages ne retrouvera sa place, ni même celle que la vie lui aurait assignée si la guerre n'avait coudé son destin. Kettelbach suicidé ; Moebius rédimé ; Jacqueline déportée à jamais dans la nuit de ses cauchemars, et tant d'autres encore que la Libération ne libérera pas de leur honte...
Publié le : mercredi 6 mars 2002
Lecture(s) : 22
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246605294
Nombre de pages : 282
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Grand journaliste, Jean Ferniot a une oeuvre importante de romancier, de nouvelliste, d'essayiste. Personne n'a oublié Je recommencerais bien, son autobiographie. Il a obtenu le Prix Interallié. Le Livre: Le général Hugo Von Kettelbach n'a pas attendu 1943, dans la Normandie occupée, pour comprendre la folie dans laquelle le troisième Reich a entraîné l'Allemagne. Mais son commandant en second, le colonel Stefan Moebius, engoncé dans sa minerve et aveuglé par sa haine, professe une ferveur nazie qui oblige Kettelbach à vivre silencieusement, douloureusement et solitairement son intime déchirement. Occupant en maître le château du Baron Honoré de Boncel, Kettelbach aurait pu continuer de cacher ses convictions anti-hitlériennes si deux épisodes ne l'avaient contraint à sortir de la froideur autoritaire qu'il s'était fixée pour seule règle de conduite : la disparition soudaine du lieutenant Rupert Höcher qui, à peine échappé de l'enfer de Stalingrad, vient d'apprendre la mort de sa femme et de ses deux fils ; l'arrestation de Jacqueline, fille du baron de Boncel, convaincue d'actes de Résistance. Les réseaux clandestins de l'abbé Lécuyer, curé de Perneville, cachent le déserteur Höcher sous le nom de Frère Paulin, tandis que Jacqueline disparaît dans la nuit et le brouillard. Ellipse du récit jusqu'au printemps 1945 : aucun des personnages ne retrouvera sa place, ni même celle que la vie lui aurait assignée si la guerre n'avait coudé son destin. Kettelbach suicidé ; Moebius rédimé ; Jacqueline déportée à jamais dans la nuit de ses cauchemars, et tant d'autres encore que la Libération ne libérera pas de leur honte...
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