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Titre
Chaque jour qui vient…
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DU MÊME AUTEURAUXÉDITIONSLEMANUSCRIT
Mes souvenirs valent bien ceux des autres,Mémoires, 2004
Titre Olivier André
Chaque jour qui vient…
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8420-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748184204 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8421-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748184211 (livre numérique)
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Chaque jour de plus…
« Allez, William, cette gonzesse, elle est pour toi ! » Paul apparaissait sûr de lui, conquérant, très (trop ?) dévoué pour son pote. Il avait sûrement trop bu. « Tu crois ? » dit William, pas très intéressé, habitué qu’il était à essuyer des revers vis-à-vis des filles qu’il rencontrait en discothèque. En entrant dans celle-ci, qui portait le nom de Down Town, il avait heurté une jeune femme brune assez violemment et s’était excusé piteusement. Paul avait tout vu de la scène. « Bien sûr, je l’observe depuis votre “contact” au début de la soirée, reprit-t-il, elle n’a voulu danser avec personne, elle n’a pas arrêté de te mater… et elle continue, regarde ! » William se retourna, il lui sembla qu’effectivement on le regardait mais, pour autant, il ne se sentait pas vraiment motivé. Il n’était pas très hardi en la matière. Il avait bien eu quelques aventures mais rien qui l’ait jamais fait palpiter. Quelquefois, cela avait tourné au fiasco, d’autres fois, il s’était fait piquer la fille
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Chaque jour qui vient…
par un autre et il en avait ressenti une espèce de fureur mâtinée de frustration. Ce coup-ci, il ne le sentait pas plus que les autres. « Tu y vas ou tu veux que je fasse le boulot à ta place ? » surenchérit Paul qui commençait à devenir très lourd. Il était assis avantageusement dans une chauffeuse en velours, avec une blonde énamourée, lovée contre lui. William ne connaissait pas encore le nom de celle-ci, Paul en changeait tellement souvent ! Les autres copains habituels regardaient sans rien dire. Paul continua dans l’outrance de son ivresse : « Tu n’oses pas ? » L’invitation prenait une allure de défi. William commençait à se sentir mal à l’aise. Il se faisait une certaine idée de l’amour qu’il imaginait inconciliable avec ce que l’on peut rencontrer dans une boîte de nuit. L’idée de draguer une fille pour lui soutirer des avantages sexuels et terminer la soirée sur la banquette d’une voiture lui soulevait le cœur. Il considérait que ce type « d’activité », à supposer qu’elle permette d’assouvir des pulsions, ne lui apportait rien. Sûrement, il était déphasé parce que les autres hommes et les autres femmes, et souvent
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Un pour Un
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