Chicago, oignon sauvage

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Pour se défouler, des adolescents attaquent un chauffeur de taxi. Un cireur noir dit ses quatre vérités à son client blanc. Un milliardaire fait don au Louvre de ses collections, parce qu'il aime la moutarde française. Deux pornographes en gros parlent de leur commerce. Un homme d'affaires prépare le sabotage de sa propre firme. Une stripteaseuse rêve d'un papa pour sa fillette. Deux inconnus apprennent à se connaître autour d'un cinquième et d'un sixième whiskies. Un philosophe élabore une théorie pour défendre le Dieu Dollar. Un gratte-ciel prend le pouvoir. Un chêne discute de sa rentabilité.

Thèmes américains, cent fois traités. Scènes devenues presque familières. Équilibre entre la naïveté et la terreur, la course au bien-être tangible et la crainte de tout devoir remettre en cause. Ce qui est absolument nouveau, c'est, comme on dit aujourd'hui, l'approche d'Alain Bosquet. Car chaque texte a non seulement son rythme et son vocabulaire, mais constitue à proprement parler un genre : reportage, nouvelle, récit satirique, dialogue, poème en prose, argot transposé dans un argot réinventé, monologue intérieur, usage exclusif de l'infinitif et, parfois, de la forme interrogative.

L'ensemble constitue un panorama des moeurs actuelles aux États-Unis, en particulier dans la région de Chicago. Mais c'est, sur un plan plus large, la démonstration étourdissante d'un don de mimétisme rarement rencontré : à chaque situation un langage différent ; à chaque humeur, un style.
Publié le : mardi 9 mars 1971
Lecture(s) : 44
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246105794
Nombre de pages : 176
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Pour se défouler, des adolescents attaquent un chauffeur de taxi. Un cireur noir dit ses quatre vérités à son client blanc. Un milliardaire fait don au Louvre de ses collections, parce qu'il aime la moutarde française. Deux pornographes en gros parlent de leur commerce. Un homme d'affaires prépare le sabotage de sa propre firme. Une stripteaseuse rêve d'un papa pour sa fillette. Deux inconnus apprennent à se connaître autour d'un cinquième et d'un sixième whiskies. Un philosophe élabore une théorie pour défendre le Dieu Dollar. Un gratte-ciel prend le pouvoir. Un chêne discute de sa rentabilité.

Thèmes américains, cent fois traités. Scènes devenues presque familières. Équilibre entre la naïveté et la terreur, la course au bien-être tangible et la crainte de tout devoir remettre en cause. Ce qui est absolument nouveau, c'est, comme on dit aujourd'hui, l'approche d'Alain Bosquet. Car chaque texte a non seulement son rythme et son vocabulaire, mais constitue à proprement parler un genre : reportage, nouvelle, récit satirique, dialogue, poème en prose, argot transposé dans un argot réinventé, monologue intérieur, usage exclusif de l'infinitif et, parfois, de la forme interrogative.

L'ensemble constitue un panorama des moeurs actuelles aux États-Unis, en particulier dans la région de Chicago. Mais c'est, sur un plan plus large, la démonstration étourdissante d'un don de mimétisme rarement rencontré : à chaque situation un langage différent ; à chaque humeur, un style.
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