Comme des loups

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Un homme marche le long d'une rivière au beau milieu d'un prairie qui s'étend jusqu'à l'infini. Quand il se penche pour se désaltérer, il remarque le reflet de montagne à la surface de l'eau.

Publié le : lundi 8 janvier 2001
Lecture(s) : 139
EAN13 : 9782748109221
Nombre de pages : 135
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Comme des loups
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748109236 (pour le fichier numérique) ISBN: 274810922 (pour le livre imprimé)
Christian S.
Comme des loups Vivre et mourir
ROMAN
Prologue
Un homme arriva aux abords du village. Il était vêtu simplement et ses habits, amples, paraissaient avoir vécus plusieurs vies. Il n’avait avec lui qu’un sac de tissu beige qu’il portait en bandoulière. Ses pieds étaient nus mais les routes caillouteuses qui s’ouvraient à lui ne semblaient guère le gêner. Avant d’entrer dans le village il fit une pause et observa attentivement les maisons de bois et de pierres que de petits jardins verdoyants en touraient. Il planait dans l’air un délicat parfum qui était une véritable invitation à aller plus en avant. Un chemin de terre passait entre les maisons, il menait à une pe tite place au milieu de laquelle se trouvait une fontaine. Reprenant sa route d’un pas paisible, il se dirigea vers celleci, saluant chaque personne qu’il rencontrait en s’inclinant légèrement dans leur direction. Arrivé près du bassin où coulait une eau claire et fraîche, l’homme posa son sac à terre et commença par se laver les pieds, puis les mains. Il but un peu et s’assit sur le rebord de pierre de la fontaine, regardant une nouvelle fois cette petite place qui était presque, à elle seule, le village dans son intégralité. La majorité des habitations la bordaient et seulement une poignée de maisons avaient été construites à l’extérieur.
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Midi allait bientôt sonner et les habitants du vil lage commençaient à rentrer chez eux. Les enfants, in trigués, jetaient de nombreux coups d’œil vers l’étran ger qui leur adressait un sourire lorsqu’ils croisaient son regard. Devenant plus hardis en voyant que l’in dividu avait l’air des plus aimable, certains s’aventu rèrent même à s’approcher de lui, toujours sans mot dire. L’homme leur fit alors une place près de lui. Quand il s’aperçut que des mères sortaient de leur maison pour dire à leurs enfants de venir manger, l’homme leur demanda de ne pas être en retard et de rentrer chez eux. Une femme reconnaissante lui adressa un sourire, puis elle prit son petit par la main et s’en retourna chez elle. Il les regarda tous s’éloigner et, une fois les rues vides, alla s’installer à l’ombre d’un arbre non loin de la fontaine. Le soleil, à son zénith, régnait en maître dans un ciel sans nuage, les oiseaux laissaient entendre leurs chants délicats et une brise légère transportait le parfum des fleurs qui garnissaient les barrières de bois bordant les jardins des alentours.
Cet homme fut vite accepté par les villageois. Sa simplicité et le contact qu’il avait avec chacun leur plut à tous. Les enfants aimaient venir vers lui et discuter. Ils s’asseyaient tous en rond et certains racontaient ce qui leur passait par la tête, les autres restaient là à écou ter. De temps en temps ils lui posaient des questions et l’homme y répondait le plus simplement possible, pour que même les plus jeunes puissent comprendre ce qu’il disait. Plusieurs jours passèrent ainsi durant lesquels l’homme vécut parmi les gens du village. Un matin il leur annonça qu’il devait partir, se remettre en route pour découvrir de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et vivre de nouvelles expériences. Les amis qu’il s’était faits dans le village vinrent le saluer une dernière fois et de nombreuses personnes
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se retrouvèrent autour de lui, femmes, hommes et enfants, tous réunis. Alors que l’homme était sur le point de quitter le village, un petit garçon dit à sa mère:  «Quand je serai grand, je serai comme lui, libre!» L’homme entendant ces paroles se retourna et dit simplement à l’assemblée:  «La liberté est l’illusion la plus séduisante qui existe dans ce monde.» L’enfant, pour la première fois, ne comprit pas réellement les mots qui sortaient de la bouche de l’homme. Mais il ressentit au plus profond de lui, que ce que venait de dire l’homme signifiait plus que ces quelques mots laissaient l’entendre. Toutes les personnes présentent firent des signes de la main à leur ami qui partait. Avant de disparaître derrière un bois, l’homme s’arrêta et les regarda à nou veau.
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