Corsica djihad

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Une cellule djihadiste terroriste implantée en Corse ?

Une utopie ? Pas si sûr...



L’émir Ayman Moussab, représentant de l’Etat islamique pour le sud-est de la France, est chargé par son organisation de créer des cellules afin de perpétrer des attentats. La Corse est choisie pour cible.



Rémi Talbi publie ici son sixième roman. Arbitre et enseignant de bridge, classé en première série, il est également organisateur de tournois, de voyages et de séjours articulés autour du bridge.

Ses romans policiers ont pour la plupart la Corse pour décor, où réside désormais l'auteur.

Publié le : vendredi 10 juillet 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782849932551
Nombre de pages : 144
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Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L 122-5 (2° et 3° a), d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représen-tation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art L 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
© Coëtquen Editions. Tous droits réservés. ISBN 978-2-84993-254-4 e Dépôt légal : 3 trimestre 2015
Photo de couverture : © photoprofi30 - Fotolia.com
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)KN é@EJEoI +OË637-n : LE JEU DE LA CARTE DU (BON) JOUEUR MOYEN (2005) MEURTRE À L’ÎLE ROUSSE (Roman, 2006) LES ENCHÈRES A SANS ATOUT DU (BON) JOUEUR MOYEN (2007) AGRIATE (Roman, 2009) PIÈGE MORTEL À L’ÎLE ROUSSE (Roman, 2011) LES ENCHÈRES DU (BON) JOUEUR MOYEN (2012) UN TOUR EN CORSE (Roman, 2013)
)KN é@EJEoI 24OMO lO15145 : LE SYSTEME DU (BON) JOUEUR MOYEN (2001)
)KN é@EJEoI *-n-8-n6 : PAILLON MORTEL (Roman, 2004)
)KN é@EJEoI 0)n,1  : PICCULE FICTIONS, NOIRS DE CORSE Participation à un recueil de nouvelles policières (2008)
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C’était un problème depuis des années à Bastia : le marché de Noël se tenait tous les ans sur la place du marché. Certes, elle était bien nommée, certes, c’était toujours un succès, mais beaucoup d’exposants souhai-taient qu’on trouve un endroit plus étendu et surtout qu’on remplace enfin le chapiteau par des chalets. Après de longues discussions, les différentes parties prenantes avaient fini par se mettre d’accord et ainsi, le marché de Noël battait son plein pour la première fois sur la place Saint Nicolas. Longue de 300 mètres et large de 100, celle-ci était sans conteste la plus grande de Corse et l’une des plus vastes d’Europe. Les chalets avaient envahi l’endroit, bien plus que ne le faisait chaque dimanche le marché aux puces. La nuit était tombée depuis un moment, mais il faisait singulièrement doux pour la saison, et les terrasses des cafés étaient remplies : sous les chauffages à gaz, on pouvait rester dehors et par conséquent fumer tout en consommant. La célèbre épicerie « Mattei », du nom de l’apéritif « Cap Corse » bien connu, ne craignait guère la concurrence des
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échoppes provisoires qui l’entouraient. Le magasin ne désemplissait pas, proposant produits corses, vins et liqueurs, et bien entendu l’incomparable élixir en prove-nance du Cap. Sur la place même, les allées étaient bondées, mais tout se passait dans la bonne humeur. Les stands de produits alimentaires locaux étaient bien sûr majoritaires, mais on y trouvait aussi beaucoup d’artisanat. Quelques continen-taux avaient fait le déplacement et l’on pouvait également découvrir au hasard d’une allée un chalet représentant l’Italie, l’Asie ou le Maghreb, sans compter les inévitables Africains vendant, plus ou moins sous le manteau, sacs de marques, ceintures de cuir ou montres, tous contrefaits bien évidemment. Le stand de Yasmina Germouni proposait des cendriers, des vases et des narguilés, mais l’essentiel de ses ventes était constitué par les pâtisseries orientales qu’elle confec-tionnait elle-même. Cornes de gazelles, makrouds, cigares au miel ou dattes fourrées avaient fait toute la journée le bonheur des chalands. Elle se disait d’ailleurs qu’elle allait fermer dans une heure, car son stock s’amenuisait et qu’il lui faudrait se remettre à l’ouvrage pour demain, dernier jour du marché, qui serait sans doute la plus grosse journée, et préparer une autre fournée de gâteaux. Elle n’avait de toutes les façons pas l’intention d’atten-dre 19 heures et la soiréeBEC=JAKoù laFKAn@=serait offerte à tous. Elle était musulmane, même si elle n’était pas pratiquante du tout : elle ne dédaignait pas, durant la pause déjeuner, manger (discrètement) un sandwich au jambon avec un verre de bière. Ses derniers séjours dans sa Tunisie natale lui avaient donné l’impression qu’il y avait moins de femmes voilées là-bas que dans certaines villes de France. 10
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