Coupable!

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La France des années 70 n'a pas définitivement réglé ses comptes avec les jours sombres de l'occupation. Aussi, lorsque Béatrice, fille de Pierre Lacaze, responsable d'un réseau de résistance, st retrouvée assassinée, les haines et passions enfouies depuis des années, vont se réveiller. Les cicatrices du passé s'ouvriront dans un dernier combat. Autour de cette mort se cristalliseront les souvenirs et les vengeances portés par la lâcheté de chacun. Un roman qui reflète sans concession la faiblesse de l'homme.
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 88
EAN13 : 9782748172126
Nombre de pages : 191
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Titre
Coupable !
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Titre Bernard Daspet
Coupable !
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-7212-4 livre numérique ISBN 13 : 9782748172126 livre numérique ISBN : 2-7481-7213-2 livre imprimé ISBN 13 : 9782748172133 livre imprimé
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– A la question : l’accusé a-t-il agit avec préméditation ? La réponse est oui. Un murmure s’éleva dans la salle d’audience. Le Président, semblant ignorer la réaction du public poursuivit la lecture de l’arrêt. Chanterelle, le visage blême, comprit. Il posa ses mains sur le rebord du box. Maître Didier de Beaumont s‘est retourné et l’a regardé. Chanterelle, lui, ne cesse de fixer le Président, la bouche entrouverte. Il sait qu’il va retourner en prison ; il aimerait clamer son innocence, mais aucun son ne s’échappe de sa poitrine. Il sent sur lui les regards de la foule ; il entend à nouveau ces cris de haine qu’on lui adresse chaque fois qu’il descend du fourgon cellulaire. Pour le protéger de cette haine, des coups et même des crachats, les gendarmes lui jettent sur la tête et les épaules une couverture. Dans l’enceinte du tribunal, les cris sont atténués par l’épaisseur des murs et les lourdes portes capitonnées ; Chanterelle est conduit
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dans une petite pièce, où les gendarmes le font asseoir sur un banc. Le dos appuyé contre le mur, Chanterelle étire ses jambes ; il sort d’une poche de sa veste un paquet de cigarettes ; un des gendarmes lui tend un briquet. Il tire une bouffée et regarde la fumée s’échapper de sa bouche ; le silence l’enveloppe maintenant. Durant l’audience, celle des plaidoiries de la partie civile et de la défense, Chanterelle n’a rien dit. – N’oubliez pas, lui a dit Maître de Beaumont, chaque fois que le Président vous interrogera, vous vous lèverez et vous lui répondrez le plus calmement possible. Et surtout, n’oubliez pas de rester poli, c’est très important pour vous ! Mais le Président ne lui a pas adressé la parole. Chanterelle a regardé longuement l’autre homme en rouge, assis à quelques mètres, dans un box, comme lui. Il sait que celui-là veut sa perte ; il l’a dit à son avocat : – Ne vous en faites pas, lui a-t-il répondu, je saurai bien apporter la preuve de votre innocence. – C’est que moi, je ne l’ai pas tué cette petite ! Il l’a dit, répété mille fois aux gendarmes qui sont venus l’arrêter et qui l’ont interrogé deux
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