Dans les yeux du bourreau

De
Publié par

           Le procès Douch (S-21) à Phnom Penh

Dans le procès des Khmers rouges qui se déroule actuellement à Phnom Penh, les familles de victimes, invitées à y participer sans limite en tant que parties civiles – une première en droit pénal international – sont largement absentes : moins d’une centaine. Pourtant le génocide, entre 1975 et 1979, a tué près de deux millions d’hommes (un tiers de la population). Pourquoi donc les enfants et les petits-enfants des victimes fuient-ils une justice qui n’a que trop tardé ? A la fois témoin et acteur en tant qu’avocat des parties civiles, Pierre-Olivier Sur tente de décortiquer l’anatomie de leur silence et de comprendre pourquoi le banc des victimes reste à moitié vide tandis que le bourreau paraît plus fort que jamais. 
Une succession de courts chapitres raconte le procès et ses mécanismes, l’accusé et sa psychologie, la cohabitation qui s’est installée entre victimes et tortionnaires depuis 1979. Pierre-Olivier Sur raconte sa rencontre avec un homme, le fils d’une victime, qui ne reconnaît pas la légitimité du procès et refuse donc de s’y rendre. Au fur et à mesure de leurs échanges, qui constituent le fil rouge de l’ouvrage, victime et avocat finissent par ne plus faire qu’un et c’est ensemble, d’une seule voix, qu’ils conçoivent la plaidoirie finale. 
S’entremêlent dans ce récit, sur le bord du Mékong, la vérité brute des procès-verbaux d’audience et l’émotion retenue d’un peuple qui retrouve sa mémoire.

Publié le : mercredi 9 juin 2010
Lecture(s) : 19
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782709631471
Nombre de pages : 194
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
           Le procès Douch (S-21) à Phnom Penh
Dans le procès des Khmers rouges qui se déroule actuellement à Phnom Penh, les familles de victimes, invitées à y participer sans limite en tant que parties civiles – une première en droit pénal international – sont largement absentes : moins d’une centaine. Pourtant le génocide, entre 1975 et 1979, a tué près de deux millions d’hommes (un tiers de la population). Pourquoi donc les enfants et les petits-enfants des victimes fuient-ils une justice qui n’a que trop tardé ? A la fois témoin et acteur en tant qu’avocat des parties civiles, Pierre-Olivier Sur tente de décortiquer l’anatomie de leur silence et de comprendre pourquoi le banc des victimes reste à moitié vide tandis que le bourreau paraît plus fort que jamais. 
Une succession de courts chapitres raconte le procès et ses mécanismes, l’accusé et sa psychologie, la cohabitation qui s’est installée entre victimes et tortionnaires depuis 1979. Pierre-Olivier Sur raconte sa rencontre avec un homme, le fils d’une victime, qui ne reconnaît pas la légitimité du procès et refuse donc de s’y rendre. Au fur et à mesure de leurs échanges, qui constituent le fil rouge de l’ouvrage, victime et avocat finissent par ne plus faire qu’un et c’est ensemble, d’une seule voix, qu’ils conçoivent la plaidoirie finale. 
S’entremêlent dans ce récit, sur le bord du Mékong, la vérité brute des procès-verbaux d’audience et l’émotion retenue d’un peuple qui retrouve sa mémoire.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant