De feu, de glace et de sang...

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Ange Dujardin, aventurier et écrivain, traqué par les Iraniens en raison de son dernier livre, n'avait vraiment pas besoin de plonger à pieds joints dans de nouvelles embrouilles! Il sauve un gamin des griffes d'assassins, ne peut hélas s'opposer à une bande de mercenaires qui enlèvent l'enfant. Une promesse faite à sa mère mourante le lance sur la piste des mercenaires, afin de retrouver son fils, Jordan. L'enquête le mène jusqu'en Islande, où un mystérieux professeur dans un non moins mystérieux laboratoire situé au coeur des glaciers lui apprend que la mère de Jordan n'est pas vraiment sa mère, seulement une mère porteuse et que c'est lui, le professeur, qui avait chargé les mercenaires de lui ramener Jordan. Mais il semble que le chef des mercenaires ait décidé d'agir pour son propre compte, après avoir éliminé ses complices. En effet, Jordan, fruit d'une expérience génétique, porte en lui les espoirs de l'humanité, reculer les frontières de la mort. Beaucoup sont prêts à donner une fortune pour la possession de Jordan. Mais d'autres malfaiteurs se sont attachés aux basques de Dujardin. Eux également veulent s'emparer de Jordan. Dujardin réussira-t-il à leur échapper, récupérer Jordan, et, surtout, à le soustraire aux entreprises du professeur qui ne voit en lui qu'un sujet d'expériences? Suivez Ange Dujardin qui n'hésite pas à risquer sa vie pour sauver un enfant, s'aventure dans les paysages dantesques d'Islande pour le retrouver. Y parviendra-t-il? Pour le savoir, c'est simple, lisez ce livre!...
Publié le : mercredi 6 mai 2015
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342037432
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342037432
Nombre de pages : 154
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La Lune noire, Mon Petit Éditeur, 2014 Le Roi maudit, Mon Petit Éditeur, 2014
Alain Bérard DE FEU, DE GLACE ET DE SANG… Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120349.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
Chapitre un. Rapt sanglant Karl Pfing était un vieillard aux yeux étirés sur les tempes, ce qui le faisait ressembler à un vieux magot chinois. Cette impres-sion était renforcée par son teint jaune, couleur due à un ictère mal soigné. Il était petit, replet, avec des oreilles décollées qui semblaient avoir une vie propre. Sa bouche aux lèvres épaisses, boudeuses, tombantes, disait qu’il avait dégusté l’univers et l’avait trouvé insipide. Il était vêtu non point du costume sombre que l’on pouvait attendre de la part d’un négociant, mais d’une vaste houppelande bleue, passementée de fils d’argent et aux manches larges. Ses mains, sans cesse en mouvement, captaient l’attention de par leur forme aristocratique. Une bague unique les décorait, serpent d’or qui entourait l’index, rehaussé par un diamant qui captait la lumière et la reflétait en flèches chatoyantes. Cette main délicate mélangea distraitement le tas de pépites d’or et les quelques diamants bruts posés devant lui sur le bu-reau empire. Ses doigts étaient longs, terminés par des ongles vernis en noir et légèrement recourbés. Les doigts d’un rapace malgré leur apparente fragilité. À leur contact, les pépites émi-rent un bruit de papier froissé. Il posa une seule question. — Où ? — Afrique du Sud, répondit Dujardin. — Une région dure. Vous aviez une licence ? Comprenez-moi, je suis un honnête commerçant, pas un receleur. Je ne puis vous acheter cet or sans un certificat quant à sa provenance.
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— J’ai une licence de prospecteur indépendant. Et voici les papiers de douane. — En règle apparemment, fit le joaillier, songeur, après avoir examiné les bordereaux. Je croyais que les compagnies n’accordaient pas facilement une licence aux prospecteurs indé-pendants. — Exact. En général ils les dépouillent, ne leur laissant que les yeux pour pleurer. Mais j’ai découvert pour eux une nouvelle mine de diamants. C’est en quelque sorte une manifestation de leur reconnaissance. — En ce cas, pourquoi n’avoir pas vendu ceci au Cap ? Vous en auriez tiré plus que ce que je peux vous offrir. C’était plus une question qu’une affirmation, mais Dujardin n’avait pas l’intention d’y répondre. Il ne pouvait pas lui dire qu’il avait dû s’enfuir en catastrophe, parce que les intégristes avaient retrouvé sa trace. Il se carra dans le fauteuil et considéra le plafond lambrissé, les murs couverts d’une tapisserie neutre et ornés de tableaux de prix. Des reproductions ? Il décida que non. Des spots éclairaient la pièce d’une lumière douce, tamisée, braqués sur les toiles qu’ils mettaient en valeur. Rien ne laissait supposer que le joaillier soit dans la dèche. Alors, pourquoi er-gotait-il ? Pour en tirer le plus de bénéfice possible, c’était évident. — Pourquoi me les proposer, à moi précisément, demanda-t-il. Sa voix était douce, mais Dujardin devinait qu’elle masquait un caractère âpre en affaires, inflexible. — Il fallait que je rentre en France. Et vous avez une cer-taine réputation. Me serais-je trompé d’adresse ? Bien entendu, rétorqua Dujardin en se levant, si cette transaction ne vous inté-resse pas, je ne vous ferai pas d’avantage perdre de temps. — Asseyez-vous. Vous avez frappé à la bonne porte. Par-donnez-moi, mais je suis de nature curieuse. Vous ne pouvez m’en vouloir pour cela. Et je me demandais si ces diamants sont
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bien des diamants. Comprenez-moi, les compagnies sont telle-ment jalouses de leur monopole que je me demande par quel tour de force vous avez pu les ramener. Quelqu’un qui travaille pour les compagnies pourrait à la limite en subtiliser quelques-uns. Mais leur faire passer les frontières ? — Ils sont vrais. Et vous avez vu les papiers, qui sont au-thentiques. Bien sûr, des faux sont toujours possibles. Néanmoins je ne pense pas que vous soyez plus suspicieux que les douanes ? — Je vous crois. Cependant il me faut une certitude. Et comme mes yeux ne sont plus ce qu’ils étaient, je dois confier tout ceci à un expert de la maison, lequel déterminera leur va-leur. Bien entendu, vous aurez un reçu. Sommes-nous d’accord ? — Vous les achèterez ? Le point crucial et Karl Pfing ne semblait pas pressé de ré-pondre. Mais il n’était pas possible de brusquer un tel parangon de méfiance et Dujardin ajouta qu’il était d’accord. Le joaillier se renversa en arrière, étudiant l’homme qui lui faisait face. Un homme rude… décida-t-il. Grand, large d’épaules, la taille étroite, sans une once de graisse. Vêtu d’une Saharienne aux poches multiples qui pouvaient contenir n’importe quoi. Une arme, par exemple. Ses yeux se portèrent sur le visage. Un front haut et une masse de cheveux embrous-saillés, d’un noir lustré. Des yeux clairs, froids et attentifs, profondément enfoncés dans les orbites. Des pommettes hautes, un nez en bec d’aigle, une forte mâchoire, une bouche aux lèvres étroites qui pouvaient facilement devenir cruelles. Il regarda à nouveau les bordereaux. Ange Dujardin. Ses géniteurs avaient été mal inspirés en choisissant ce prénom. Il n’avait rien d’un ange. Quant au patronyme… Dujardin… Delajungle aurait mieux convenu. Un aventurier. Un homme qui dans d’autres temps aurait été un conquérant, un condottiere. Un homme qui passait d’un
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pays à l’autre, peut-être parce qu’il était incapable de se fixer. Un errant qui avait parcouru la planète sans trouver un coin qui fut le sien. Pourquoi diable était-il ici plutôt qu’ailleurs ? Il dé-clara paisiblement. — L’Afrique du Sud n’est pas un pays de tout repos. Autre-fois un enfer pour les noirs, maintenant un autre enfer pour les blancs. Rares pour un homme blanc sont les occasions de tra-vailler, et surtout de pouvoir emporter le fruit de son travail. Je me trompe ? Dujardin hocha tristement la tête. Il en avait bavé effective-ment, et n’aimait pas se souvenir de cela. Pourtant, le joaillier exagérait. Il existait des endroits bien pires. Et celui-là n’était pas vraiment un enfer, tout juste un purgatoire. — Pourtant je suis là, fit Dujardin. Achèterez-vous l’or et les diamants, oui ou non ? — Je vous en donne trois mille euros, déclara posément Karl Pfing. — C’est beaucoup moins que ce que j’espérais ! Je ne marche pas. Le joaillier l’étudia un peu mieux. Il n’avait pas l’air d’un homme aux abois. Et à trop vouloir, il risquait de rater une bonne affaire. Il se décida avec un soupir. — Trois mille maintenant, et le reste demain, après exper-tise. Cela vous convient-il mieux ? Comme Dujardin hochait la tête en signe d’assentiment, il sourit, les lèvres tordues, plus une grimace de dépit qu’un sou-rire. Sa voix exprima néanmoins de la satisfaction lorsqu’il déclara : — Je pense que vous préférez du liquide ? La somme vous sera remise par mon comptable lorsque vous sortirez. Et main-tenant, buvons au succès de cette transaction. Vous n’y voyez aucune objection ?
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