De la genèse, naquît la fin.

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Un temps ancien. Ou un temps futur. Amalgame de l'esprit de ce qui a existé, de ce qui pourrait avoir exister et de ce qui existera. Jonchée de cataclysme et de renaissance, de personnages d'une hypothétique antiquité, c'est l'histoire d'une civilisation, d'un monde. Mais ce monde est-il imaginatif, l'a-t-on rêvé, l'a-t-on vécu, le vivrons-nous ? Et malgré ce doute, chaque lecteur se retrouvera dans une de ces pages, dans un de ces personnages, dans l'une ou l'autre des situations, car cette histoire ne ressemble-t-elle pas étrangement à celle qui fait de nous ce que nous sommes ou ce que nous voudrions faire de notre vie ? Un monde capable de paix, surmontant la violence, d'invention, pour l'avenir de l'humanité, d'imagination, afin de
Publié le : samedi 6 décembre 2008
Lecture(s) : 146
EAN13 : 9782304014167
Nombre de pages : 199
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2 Titre
De la genèse, naquît la fin

3Titre
Vivian Courtel-Delepierre
De la genèse, naquît la fin

Poésie
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-01416-7 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304014167 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-01417-4 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304014174 (livre numérique)

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UNE GRAVURE FANTASTIQUE
Ce spectre singulier n’a pour toute toilette,
Grotesquement campé sur son front de
squelette,
Qu’un diadème affreux sentant le carnaval.
Sans éperons, sans fouet, il essouffle un
cheval,
Fantôme comme lui, rosse apocalyptique,
Qui bave par les naseaux comme un
épileptique.
Au travers de l’espace ils s’enfoncent tous
deux,
Et foulent l’infini d’un sabot hasardeux.
Le cavalier promène un sabre qui flamboie
Sur les foules sans nom que sa monture
broie,
Et parcourt, comme un prince inspectant sa
maison,
Le cimetière immense et froid, sans horizon,
Où gisent, aux lueurs d’un soleil blanc et
terne,


9 De la genèse, naquît la fin
Les peuples de l’histoire ancienne et
moderne.

Charles Beaudelaire
Les fleurs du mal
Spleen et idéal LXXI
10 De la genèse, naquît la fin
LE CIMETIÈRE
Le doux hululement de la chouette qui
s’éveille,
Du haut de sa croix, aux ombres terrifiantes,
Jésus surveille ;
Les feux follets s’en donnent à cœur joie
apparaissant
Comme par magie, et, les promeneurs
attardés, mortifiants.

La lune jette ses reflets timorés sur cet
humble endroit
Où toutes les demeures de marbre miroitant
portent la croix ;
Une brise légère fait revivre les fleurs et attire
Le comte, nommé Dracula, et ses frères, les
vampires.

Une ambiance poignante règne dans ce lieu,
maudit
Par les êtres humains apeurés en cette
sombre nuit.
11 De la genèse, naquît la fin
Chaque bruit a son importance et augmente
l’intérêt
Du fantastique et de l’épouvante en ces
maisons d’arrêt.

La croix, sans cesse, siffle sous l’emprise du
vent,
Sur les égarés, se referme, des morts, le clan.
Ici la mort triomphe, se glorifie, et attend
D’emporter, à nouveau, dans son royaume,
un passant.

Pour détruire cette peur et croyance
vieillissante,
Il faut y passer la nuit et, en cette longue
attente,
Regarder la mort en face et visiter le
cimetière tout entier.
Pour vaincre la peur qui somnole, il faut la
faire trépasser.

30/04/1985 Poème 41
12 De la genèse, naquît la fin
ATOMIC RAIN
Les gouttes tombent, vermeilles,
Au son non pareil
D’une pluie endettée
De nucléarité.

Elle est brûlante
Et vous vous sentes
Mal en la touchant
Au gré des vents.

Elle est acide
Et fluide ;
Elle détruit tout
Par son courroux

Elle met la terre à sang,
Des hommes, crève le flanc,
Et emporte les fleurs
En toute rancœur.



13 De la genèse, naquît la fin
Cette eau si transparente et fine
Est devenue rouge, noire, et mine
Les squelettes fermentant
En cet acide arrogant.

13/05/1985 Poème 43
14 De la genèse, naquît la fin
LA LUNE
0 beauté charnelle, ô ! lumière suprême,
Ta blancheur éclatante parsème
Tes douceurs clairvoyantes autour
De tes proies comme le vautour.

Parfois te cachant à moitié
Parfois apparaissant en entier
Tu livres ta lumière enchanteresse
Aux lents promeneurs que domine la paresse.

On te craint, on te respecte
Pour toi, on a créé des sectes ;
On te voit, on t’admire
Pour toi, on a de cesse d’écrire.

Depuis l’infini si lointain
Jamais tu ne t’es éteint ;
Et personne ne pense plus à toi
O, astre éloquent, révolte-toi



15 De la genèse, naquît la fin
Utilise tes pouvoirs magiques
Pour des marées tragiques.
Et alors tu seras vengée
Qu’à toi, personne n’est pensé.

30/06/1985 Poème 51
16 De la genèse, naquît la fin
PRIMAIRE
Soupçon d’amertume,
Bête qui hume
Le parfum et le vent,
Qui chagrine et qui ment.

Trêve cinglante,
Bête éclatante
Qui rêve de soleil,
Entre le sang, veille.

Percée lumineuse,
Bête affreuse
Avance doucement,
Grave ton rayon blanc.

Cuvée divine,
Bête de spleen
Ton ombre erre,
Ta robe s’éclaire.



17 De la genèse, naquît la fin
Forge accueillante,
Bête arrogante
Glisse sur la roche,
Par ta flèche, encoche.

Lève ta main,
Arrête ce marin
Demande du feu,
Et crève, si tu le peux.

15/10/1985 Poème 63
18 De la genèse, naquît la fin
SECONDAIRE
Etre charmant,
Cheveux au vent,
Règne sur mon corps,
Ne connais jamais la mort.

Tu frôles l’herbe douce
Et t’endors sur la mousse ;
Tu rêves de l’infini
Si grand et si petit.

L’eau claire du torrent t’éclabousse
Et, en grande naïveté, tu glousses ;
Tu es l’ange de la nature
Prête à la peinture ;

Tu ne sais pas que j’existe,
De la désinvolture, tu suis la piste,
La création te rassure
Et, enfin, tu murmures.



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