Dessous, c'est l'enfer

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ROMAN

« Experte en contes cruels » selon Le Monde des livres, Claire Castillon ouvre la « boîte noire » des relations humaines selon Le Figaro littéraire. Très remarquée dès son premier roman - Le grenier, paru chez Anne Carrière en 2000 -, elle n’a cessé depuis d’élargir son public en France comme à l’étranger. Sa bibliographie compte désormais sept fictions traduites en douze langues.

Dans Dessous, c’est l’enfer, c’est de folie qu’il s’agit. Non pas la folie diagnostiquée, mais celle qui semble s’accommoder discrètement de la vie normale, tout en vous brûlant à petit feu.

Une femme écrivain observe son fiancé en silence. Elle tâche de le respecter. Sa sœur, sa mère et sa grand-mère le lui ont dit : l’amour qu’une femme doit à un homme commence avec le respect et finit avec la soumission. Mais le regard de l’écrivain est implacable. A ses yeux qui scrutent et épient, le fiancé n’a bientôt plus de corps, mais seulement des parties, des humeurs, des couleurs, des odeurs. Et comme elle dissèque mentalement sa carcasse, elle morcelle également son langage. Elle s’arrête sur ses balbutiements, s’attarde sur sa grammaire ou sa prononciation, son ridicule. Son esprit focalisé malgré lui sur tel détail rédhibitoire, elle ne voit plus l’homme. Alors elle le quitte. Pour un autre aperçu dans un café. Mais bien sûr elle emporte avec elle ce regard chirurgical qui la constitue, et auquel ce nouvel amant ne résistera guère mieux.

Ici chaque scène du présent renvoie à des souvenirs familiaux lourds, les mollesses du père se mêlent au grotesque du fiancé, les voix de femmes de trois générations se confondent, dans la transmission maladive de l’incapacité d’aimer. Dessous, c’est l’enfer est également une mise en abyme du style de Claire Castillon, de son obsession glaciale à tout noter, tout retenir, tout ausculter, quitte à tout détruire.

« C'est le roman de la maturité. Claire Castillon est passée du stade d'observatrice impartiale, lucide et corrosive des vicissitudes de la vie conjugale, du conflit des générations, du désir de maternité, du rapport parent-enfant, de la vieillesse... à celui d'entomologiste de notre modernité. C'est un détonnant mélange de candeur, d'intelligence et d'émotion. On a l'impression de lire un roman écrit à quatre mains par Miss Marple et Hannibal Lecter... » Jean-Marc Levent

Publié le : mercredi 20 août 2008
Lecture(s) : 18
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213641423
Nombre de pages : 338
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ROMAN
« Experte en contes cruels » selon Le Monde des livres, Claire Castillon ouvre la « boîte noire » des relations humaines selon Le Figaro littéraire. Très remarquée dès son premier roman - Le grenier, paru chez Anne Carrière en 2000 -, elle n’a cessé depuis d’élargir son public en France comme à l’étranger. Sa bibliographie compte désormais sept fictions traduites en douze langues.
Dans Dessous, c’est l’enfer, c’est de folie qu’il s’agit. Non pas la folie diagnostiquée, mais celle qui semble s’accommoder discrètement de la vie normale, tout en vous brûlant à petit feu.
Une femme écrivain observe son fiancé en silence. Elle tâche de le respecter. Sa sœur, sa mère et sa grand-mère le lui ont dit : l’amour qu’une femme doit à un homme commence avec le respect et finit avec la soumission. Mais le regard de l’écrivain est implacable. A ses yeux qui scrutent et épient, le fiancé n’a bientôt plus de corps, mais seulement des parties, des humeurs, des couleurs, des odeurs. Et comme elle dissèque mentalement sa carcasse, elle morcelle également son langage. Elle s’arrête sur ses balbutiements, s’attarde sur sa grammaire ou sa prononciation, son ridicule. Son esprit focalisé malgré lui sur tel détail rédhibitoire, elle ne voit plus l’homme. Alors elle le quitte. Pour un autre aperçu dans un café. Mais bien sûr elle emporte avec elle ce regard chirurgical qui la constitue, et auquel ce nouvel amant ne résistera guère mieux.
Ici chaque scène du présent renvoie à des souvenirs familiaux lourds, les mollesses du père se mêlent au grotesque du fiancé, les voix de femmes de trois générations se confondent, dans la transmission maladive de l’incapacité d’aimer.
Dessous, c’est l’enfer est également une mise en abyme du style de Claire Castillon, de son obsession glaciale à tout noter, tout retenir, tout ausculter, quitte à tout détruire.

« C'est le roman de la maturité. Claire Castillon est passée du stade d'observatrice impartiale, lucide et corrosive des vicissitudes de la vie conjugale, du conflit des générations, du désir de maternité, du rapport parent-enfant, de la vieillesse... à celui d'entomologiste de notre modernité. C'est un détonnant mélange de candeur, d'intelligence et d'émotion. On a l'impression de lire un roman écrit à quatre mains par Miss Marple et Hannibal Lecter... » Jean-Marc Levent
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