Destins

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Attention, cette présentation est la quatrième de couverture à votre livre imprimé. C'est une introduction que vous adressez à vos lecteurs, elle doit susciter leur intérêt, amorcer l'histoire (sans en dévoiler l'issue), planter le décor, ingtroduire le ou les personnages principaux. Elle doit cccccccccccccccccccccccrévéler votre style, l'originalité de vos sujets et de vos thématiques. Enfin, cette présentation pourra saisir les enjeux de votre réflexion et vos intentions d'auteur (rédigées à la 3e personne).
Publié le : lundi 7 avril 2008
Lecture(s) : 76
EAN13 : 9782304018929
Nombre de pages : 423
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Titre
Destins
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DANS LA MEME COLLECTION
Vitalis Danon :Ninette de la rue du Péché. Roman, postface de Guy Dugas,2007. Elissa Rhaïs : Enfants de Palestine et autres nouvelles, postface de Jean-Pierre Allali et Guy Dugas, 2007.
Titre Ryvel
Destins ou le Ghetto à l’école
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
Illustration de couverture : © collection AIU © Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01892-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304018929 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01893-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304018936 (livre numérique)
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« Pages d’Alliances » Blanche Bendahan, Vitalis Danon, Ryvel, Sadia Lévy sont autant de pionniers de la francographie méditerranéenne qui, de la vieille Europe au Nouveau Monde, commencent à susciter intérêt de lecture et recherches nouvelles. Aujourd’hui, leurs œuvres, à éditions limitées, sont souvent épuisées. D’une grande originalité dans le champ de la francophonie méditerranéenne, la littérature des communautés juives en pays d’islam est indéniablement fille de l’Alliance israélite universelle. C’est la raison pour laquelle celle-ci a décidé d’apporter son soutien à la collection Pages d’Alliance publiée aux éditions Le manuscrit.com —www.manuscrit.com—. Guy Dugas, spécialiste reconnu des expressions minoritaires en Méditerranée et auteur de plusieurs essais sur la littérature judéo-méditerranéenne, assure la direction du comité scientifique de la collection et en choisit les titres. Pages d’Alliance, au rythme de deux à trois ouvrages par an, publiera des romans, récits, recueils de poèmes ou de nouvelles et pièces de théâtre, en privilégiant la réédition et en faisant aussi découvrir des inédits. A paraître en 2008 : e XI journées en forcede Sadia Lévy et Robert Randau. Mazaltobde Blanche BendahanL’Almée aux ailes de flammes, et autres nouvelles inéditesde Ryvel.
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. Première partie
« Que le souffle de toute vie exalte et glorifie Ton Nom ADONAI… » I Ruth rouvrit les volets. L’air du matin l’enveloppa d’une tiède caresse. La jeune fille se pencha. Sur la place Bab-Carthagène, une douzaine de chèvres, clochettes au cou, mamelles pendantes, entrechoquaient leurs cornes. Et ruminaient. Des Juives, foulard clair emprisonnant leur toison de jais – « la chevelure est une nudité », proclame le Talmud – courte blouse largement échancrée sur la poitrine,fouta nouée autour des hanches, assiégeaient le laitier maltais accroupi. De leurs corpulentes personnes, comme de leur caquetage. L’une après l’autre, elles se détachaient du groupe, emportant leur bol de liquide mousseux. Sur les pavés disjoints leurs socques claquaient.
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Des hommes en burnous sombre, de retour de la synagogue proche traînaient leurs fils qu’ils lâchaient à la porte de l’école. Poussant leur voiture à bras craquante de légumes, de fruits, des Arabes vantaient leur marchandise en des mélopées ensoleillées. Des boutiques s’ouvraient. A une foule affamée, une gargote servait des plats fumants de févettes au jus fortement épicé. On mangeait à même la rue. D’une échoppe basse, un fripier sortait son bric-à-brac englué de ténèbres. Un menuisier rabotait une planche mal équarrie en fredonnant le même chant synagogal. Les ruelles voûtées, zones d’ombre, déversaient sur la place des grappes d’écoliers. Il en était qui débouchaient de l’infâme rue des Oies. A cette heure, il est vrai, les prostituées au fond de leur case verrouillée, cuvaient l’ivresse versée à des clients de passage. La cernant de toutes parts, les quartiers réservés, jusqu’au cœur de la Hara, étiraient leurs tentacules. Le vice encerclait le vieux ghetto tunisois, ébréchant sa vertu millénaire. La rue de la Potence grouillait d’élèves serrant livres et cahiers attachés à l’aide d’un bout d’étoffe délavé à l’usage. Quelques gosses portaient fièrement en bandoulière un cartable de toile grossière, œuvre d’une maman soigneuse.
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