Deuxième chance

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À soixante ans, Édouard, charmeur et désinvolte, tombe amoureux de Julie, atteinte d'une maladie auto-immune incurable. À l'occasion d'un voyage professionnel au Gabon, il rencontre Redbull, un sorcier haut en couleur et déjanté qui doit lui permettre de guérir Julie et de conquérir définitivement son coeur. En échange, Édouard doit accepter de rajeunir en retrouvant ses dix-huit ans, cette transformation n'affectant que son physique. Édouard, sceptique, va pourtant accepter ce marché par amour pour Julie, quitte à la perdre sachant qu'elle ne voudra plus d'un adolescent comme compagnon et sans se douter des nombreux obstacles qu'il va devoir surmonter...
Publié le : jeudi 16 avril 2015
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342036855
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342036855
Nombre de pages : 272
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Jean Bailleul DEUXIÈME CHANCE Nous jouons tous. Le jeu, le lieu et l’âge ne comptent pas, seul l’enjeu est important
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120331.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
À toutes mes chances : Celle d’être le père d’Heiva, Celle d’avoir eu des parents hors normes, Et des ami(e)s précieux(-ses),
À Josette, Pour sa bienveillance amicale Aux Gabonaises et Gabonais « Nous-mêmes, nous-mêmes »
À toutes mes autres belles rencontres, et en hommage à Jean-Claude Brouillet Qui m’emmenait parfois survoler la forêt en Dragon
Avertissement Seuls les lieux, les artistes et les personnages célèbres sont authentiques. Tous les autres personnages et les situations de ce récit étant purement fic-tifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.De même, toute ressemblance avec un sorcier de votre entourage, un animal sauvage ou domestique de votre connaissance, un personnage doté d’une croix et racontant à qui veut l’entendre qu’il marche sur l’eau ou tout autre psychopathe, qu’il soit député-maire ou gardien de parking serait une pure coïncidence dont il n’y a pas lieu de s’alarmer. Toutes les marques et appellations commerciales citées dans ce roman sont la propriété des personnes physiques ou morales à qui elles appartien-nent et qui en conservent tous les droits. Enfin, toutes les personnes qui croiraient se reconnaître malgré ces pré-cautions me feraient une offense que seul un tribunal pourrait réparer en confirmant leur insignifiante existence.
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Chapitre 1 Dolce Gabonais Lundi, 38 000 pieds au-dessus du golfe de Guinée : le jeu consiste à attendre le dernier moment pour y aller. L’idéal : se lever brusquement et y aller d’une traite, très vite. Là, tu as une chance de voir au passage la tronche du mec qui joue au même jeu et comprend soudain qu’il vient de se faire griller. Trop tôt, tu ne prends pas de risque et ce n’est pas drôle. Un poil trop tard et c’est cuit : on te passe devant et tu attends une heure pour accéder aux toilettes. C’est fou le nombre de gens qui éprouve l’envie de soulager leur vessie avant l’atterrissage d’un long courrier… Édouard joue à ce petit jeu depuis son enfance et à soixante ans, il est ceinture noire de PPP (Prem’ Pour Pisser). — Je compte jusqu’à dix et j’y vais, se dit-il. 5, 6, 7… À 8, il se lève d’un bloc, se retourne dans l’allée et marche rapidement vers l’arrière de l’appareil. Il voit tout de suite qu’il a bien fait de s’arrêter avant la fin du décompte : le type, trois rangs derrière lui se lève déjà de son siège, mais pas assez vite. Édouard discerne la surprise et le dépit dans son regard. Au passage il lui balance le sourire ironique mais courtois du vain-queur.
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DEUXIÈME CHANCE
Un dernier coup d’œil dans le couloir en refermant la porte lui permet de compter 4 autres passagers qui se dirigent main-tenant vers les toilettes. Alors il se dépêche : pipi d’abord, puis un brin de toilette et enfin le rasage. Il se rase toujours avec un rasoir à main, sans mousse à raser. Les mousses lui donnent des boutons et il n’aime ni les boutons, ni les rasoirs électriques. C’est pourquoi depuis l’âge de vingt-cinq ans environ, c’est la lame directement au contact de la peau. Les premières fois furent douloureuses : les joues en feu pendant une heure. Mais il a tenu bon jour après jour et au bout d’une semaine c’était gagné. Rapide et efficace. Plus une seule fois il n’a utilisé de mousse. Juste de l’eau. Tiède si possible. La sortie des toilettes lui confirme sa maîtrise du timing : ils sont maintenant sept ou huit à attendre leur tour en dansant d’un pied sur l’autre, tels des joggeurs à un feu rouge. L’ambiance a changé, les lumières sont allumées en cabine et le personnel de bord prépare les chariots pour la distribution du petit déjeuner aux trois cents ex-dormeurs. Dans quarante mi-nutes la descente va commencer et trente minutes plus tard l’Airbus crachera ses occupants dans l’aéroport Léon-M’Ba, Libreville, Gabon. Le jour est déjà levé lorsqu’Édouard déboule enfin dans le hall après les contrôles d’immigration. Dans la forêt de têtes noires, blanches et marron il repère aussitôt Nadine. Leurs re-gards se croisent, leurs yeux se sourient. Nadine, c’est l’amie, l’ex-maîtresse, la future associée. — Bonjour ma lionne, désolé de te sortir du lit si tôt… — Bonjour mon ours blanc. Elle porte un petit ensemble rose très moulant au décolleté problématique pour les yeux masculins, de fines chaussures blanches à hauts talons. Ses vingt ongles sont écarlates et elle affiche un rouge à lèvres immoral ! Il n’est que 6 h 20 du matin
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