Divine Oudjat

De
Publié par

Récit de la rencontre entre Béatrice, photographe, et Angela, la figure féminine qui traverse Route de la Soie et Le Jardin du mandarin Yu, Divine Oudjat plonge le lecteur dans un texte flamboyant et âpre, long récitatif passionné d’une artiste en quête d’un second souffle.


« Beauté des femmes autour de la Terre. Fronts inondés de leurs regards absents qui pénètrent et vrillent en un éclair le cœur de l’étranger de passage. Que faire de ce regard à moins de l’absorber tout entier ? Et me voilà dans des chants incontournés affleurant aux demeures aromatiques mêlées d’odeur de pain tiède d’huile d’olive empesée de vin âpre et généreux de miel… Je ferme les yeux. La colline inonde encore ma rétine. Et sa blondeur. Et sa rondeur. Ses flancs lourds généreux et sonores. »


Catherine Lebouleux, née en 1959.

Chorégraphe auteur photographe. La littérature occupe depuis toujours une place de choix dans ses activités. Auteur de plusieurs ouvrages, elle organise et participe à des lectures en musique, invitations au voyage et à la découverte d’univers où se confrontent jeux de lumières, sonorités des mots, poésie de l’instant. Elle élabore pour le festival calisto-235, dont elle assure la direction artistique, des
cut up littéraires, petites formes imaginées comme des oratorios. Elle intervient depuis 2010 dans les universités inter-âge de Royan et La Rochelle (histoire culturelle du XIXe siècle).


Publié le : samedi 1 janvier 2011
Lecture(s) : 54
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782953712513
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Mon attachement était un amour fou. Un amour sans arrière-pensée, sans calcul. Mais fou. Il était réciproque. Une entente réciproque avait mêlé nos voies. Cela nous a permis de vivre pleinement notre at-tachement. D’y revenir chaque fois que nos vies lacéraient nos âmes.
11
Quelle différence y a-t-il entre un visage et un portrait ?
12
Elle est devant moi. Moi à cette table. Elle un peu plus loin. Un visage. Et une lumière. Je compte trois tables entre la mienne et la sienne. Seule à sa table. Moi à la mienne. Mes lunettes, très noires, permettent de laisser fil-trer mon regard vers ce visage. Ce n’est encore qu’un visage. Au-dessus d’une tasse de thé. Dans un établissement chic. Elle se lève, s’en va entre les tables, frôle la mienne. Sa démarche souple la transforme en quelque chose de plus qu’un visage. Un visage et une silhouette. Avec un parfum. Dans son sillage qui suit en ba-lançant sa démarche qui danse.
13
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Peau… M !

de editions-baudelaire