Dossiers de police

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"Il advint sous le "règne" de Vidocq, des faits étranges. Un vol important commis à la barrière de Fontainebleau, mit en mouvement toute la brigade de la Sûreté. On arrêta quatre des coupables ,qui habilement cuisinés par les magistrats, révélèrent aussitôt le nom de leur chef. Un nommé Léger".

Publié le : mardi 1 janvier 1935
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EAN13 : 9782246798453
Nombre de pages : 278
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© Éditions Grasset & Fasquelle, 2012.
9782246798453 — 1re publication
LE POIGNARD DE RAVAILLAC
Il
y en a eu trois, bien que l’assassin n’en ait jamais eu qu’un seul. Il est à remarquer avec quelle fécondité pullulent les objets de haut intérêt historique : les tabatières de Napoléon ont fait un nombre incalculable de petits et la postérité des cannes de Voltaire a été, jusqu’en ces derniers temps, l’objet d’un commerce important. La généalogie du couteau de Ravaillac est moins encombrée, et c’est un problème de Petite Histoire qui mérite d’être tiré au clair.
Il faut d’abord se représenter les hésitations du malheureux fou qui, obsédé par son idée fixe, se détermine, recule, est pris de scrupules, s’éloigne, revient, ergote avec sa conscience et brusquement, n’en pouvant plus, porte le coup pour se soulager. Cette affreuse maladie du régicide présente des symptômes bien connus et toujours identiques : l’indécision de Damiens qui frappa Louis XV est la même que celle de Jacques Clément qui ouvrit le ventre à Henri III, ou de Louvel qui poignarda le duc de Berry ; tous les analystes qui ont pénétré ces ténébreuses psychologies sont d’accord pour constater qu’une fois l’idée du crime germée dans un cerveau, elle s’y développe comme un inextirpable cancer dans un corps chétif et débile, jusqu’au jour, lointain parfois, où elle a dompté l’individu et s’est rendue maîtresse absolue de sa volonté. L’
idée de Ravaillac le tortura ainsi durant de longues années. C’était un garçon solide, pas très grand, au teint coloré, aux cheveux roux. Le mal dévorant s’annonça, dès sa dix-huitième année, par des migraines et des fièvres ; puis vinrent les hallucinations ; il lui sembla entendre des musiques célestes auxquelles il mêlait sa voix, retentissante comme une trompette ; il apercevait des formes bizarres dans les flammes de son foyer solitaire, et déjà il s’interrogeait pour savoir si ce n’étaient point là « des signes » dont Dieu se servait pour lui indiquer son devoir : tuer le Béarnais hérétique. A trente et un ans, il vint d’Angoulême à Paris, sans but défini, pour voir ; il y retourna l’hiver suivant et, comme il errait par la ville, il rencontra le roi dans son carrosse ; il courut derrière la voiture, mais un garde le repoussa ; d’ailleurs il n’avait pas d’arme. Un père jésuite qu’il alla consulter lui conseilla de chasser les mauvaises pensées et de « manger de bons potages » ; puis il lui donna un sou pour qu’il pût retourner chez lui. Ravaillac revint à Angoulême plus tranquille ; la tentation le reprit, plus harcelante, le jour de Pâques de l’an 1610. partit après la messe, de nouveau en route vers Paris.
Poussé par une force mystérieuse, il parcourt en huit jours de marche forcée les cent vingt lieues qui séparent Angoulême de la capitale, où, en arrivant, il se loge « Aux Trois Croissants », dans le faubourg Saint-Jacques. Mais il ne tient pas en place ; il change bientôt d’hôtellerie et va demander gîte à une auberge de la rue Saint-Honoré. Il y est mal reçu : l’hôte déclare qu’il ne peut le loger et lui tourne le dos. Seul dans cette salle d’estaminet, ne sachant où aller, le sombre voyageur aperçoit un couteau oublié sur une table ; il s’en empare et se sauve. Ce hasard est-il décidément l’ordre du ciel ? Il examine son arme : la lame est bonne, mais elle branle dans sa virole et le manche doit être changé ; un coutelier du faubourg Saint-Jacques, devant la boutique duquel Ravaillac s’est arrêté à rêver quand il habitait le quartier, se charge de la réparation, et, avec ce solide poignard en poche, l’halluciné rôde, durant une quinzaine, aux abords du Louvre. Tout à coup, l’idée
le quitte ; le voilà délivré ; il reprend la route d’Angoulême pour empêcher le cauchemar de revenir ; il ébrèche contre un mur la pointe de son couteau, le remet en poche et marche allègrement vers Etampes. Arrivé là, il s’arrête... et faisant volte-face, il regagne Paris à grands pas. On était alors au mardi 11 mai.
L’ÉCROU DE RAVAILLAC A LA CONCIERGERIE
Livre d’écrou de l’année 1610 conservé dans les collections du musée de la Préfecture de Police.
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