En surfant sur le Net

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Le plus court chemin dans cet univers pour passer d'un point à un autre: c'est le Net! Danger pourtant! Le Net n'a pas que des avantages! Dans ce roman, le personnage principal, un commun architecte du monde, accepte de se lancer dans une aventure d'espionnage à la suite d'un message équivoque qu'il reçoit sur son ordinateur. Il le fait consciemment sachant que celle-ci pourrait tourner à la catastrophe et devenir périlleuse pour lui qui n'a rien d'un agent secret. S'en sortira-t-il? De falsification et usurpation de personnalité en blanchiment d'argent, qui se cache derrière la personne qui lance le message sur le Net? À découvrir aussi: qui est donc la personne dont la personnalité est usurpée?
Publié le : jeudi 20 août 2015
Lecture(s) : 16
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342041552
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342041552
Nombre de pages : 112
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Fadi Azar EN SURFANT SUR LE NET
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120533.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
À mes deux galopins Daniel & Alain Lesdeux lumières dans ma vieQue m’a données Antoinette chérie
Routine, la vermine
Routine
Il est, comme tous les soirs, en face de l’écran de son PC, à revoir les plans sur lesquels il avait travaillé toute la journée. Il était depuis quatre ans en possession d’un diplôme d’Architecte, d’une des plus prestigieuses universités de Beyrouth et avait rejoint le bureau d’étude d’un de ses profes-seurs à l’université, un professeur dont il aimait les idées un peu révolutionnaires et originales, qui allaient bien au-delà de celles des grands architectes du siècle dernier, ceux qui avaient mis les bases de l’architecture moderne. La direction de l’école où il avait fait ses études de la maternelle aux terminales, ne pouvant plus agrandir ses locaux cis en centre-ville, avait décidé de construire en bordure de la capitale, sur une petite colline à quel-ques kilomètres de Beyrouth, un nouveau complexe écolier, et envisageait de déménager une fois le projet accompli. Une annonce avait été publiée dans ce sens, dans tous les journaux lo-caux invitant tous les petits architectes et les grands bureaux d’Architecture de la ville à une sorte de concours pour soumettre un avant-projet à un jury formé d’architectes de renommée, appartenant aux anciens de l’école elle-même. Jean avait répondu à titre personnel et particulier, encouragé par son professeur et employeur Éric Hakim.
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Jean avait imaginé un ensemble satellite qui tournait autour d’un bâti-ment central abritant la direction, le secrétariat, la bibliothèque et la salle de conférence principale. Cinq satellites s’en dégageaient en forme d’un cercle presque complet ne laissant qu’un tout petit quartier en forme d’une queue d’hirondelle ou d’aronde, qui amenait jusqu’au Palais des Sports et aux différents terrains de sport et de jeu. Les cinq satellites n’étaient autres que les sections des Maternelles aux Terminales formant chacun comme un canton se suffisant à lui-même mais dépendant entièrement du tampon administratif. Aucun internat n’ayant fait partie de cette école, il jugea qu’il n’en prévoirait aucun bâtiment y relatif. Trois avant-projets avaient été sélectionnés pour la délibération finale et chacun d’eux avait mérité l’équivalent de mille dollars américains de presta-tion. Celui de Jean en faisait partie. Il en était tout fier et content, mais le plus dur restait à faire : défendre et expliquer son projet devant le Jury et les concurrents afin d’être le lauréat du prix final de cinq mille dollars. Mais Jean visait encore plus loin puisque l’annonce expliquait que, ni le jury ni la direction n’entraient en possession de l’avant-projet soumis, et retenu, mais pouvait proposer au lauréat d’élaborer ses idées avec un bureau d’étude de son choix et ainsi participer à la réalisation architecturale, puis à la surveillance de l’exécution. Jean est en face de l’écran à prendre note des idées, il fait balader le cur-seur pour voir un peu comment se fait la circulation des personnes, des véhicules, des étudiants qui sortent des classes ou rentrent de la cour de récréation ou des préaux, il essaie de contourner toutes les questions proba-bles qui lui seraient posées. Il cherche à réduire les imprévus et les surprises, et montrer qu’il maîtrise son idée de façon à minimiser les lacunes, ou pou-voir les expliquer s’il en reste. C’est à ce moment que sa mère fait son entrée pour dire : — Tu n’as pas un peu faim, mon chéri ? Je te prépare quelque chose à manger ?
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— Une petite omelette sera la bienvenue, Maman, avec une tasse de thé que je ferai moi-même, merci ! — Au fait, sais-tu qui est venu me rendre visite ce matin ? Micheline en compagnie de sa fille Renée. Renée a obtenu son diplôme de gestion des entreprises et envisage d’aider son père qui lui offre une place de dirigeante et d’associée dans son entreprise de construction. Après tout elle est fille unique ! Une fille belle et cultivée, tu devrais l’inviter à sortir au lieu de rester cloué chaque soir en face de ton PC à faire je ne sais quoi, et puis tes sorties qui se limitent à une ou deux par mois, rien qu’avec Adib ton co-pain de toujours. — J’y penserai, Maman, j’y penserai ! — Tu le dis comme si c’est sans conviction et pour clore la discussion. Mais sérieusement, Renée va hériter de l’entreprise de son père, et je ne verrai pas d’un mauvais œil… — Je crois que tu vas un peu vite, Maman, laisse tomber, chaque chose en son temps, tu sais ! — Tu as vingt-cinq ans passés, il est grand temps que tu cherches à construire ta vie, ah ! si tu rejoins le père de Renée, il t’avait une fois offert le double de ce que tu gagnes chez Éric, ton professeur, avec son modeste atelier qui n’a que de belles paroles à t’offrir ! Je n’ai jamais compris pour-quoi tu avais refusé une offre aussi généreuse qui en plus promettait que tu deviennes son assistant et adjoint, et peut-être plus avec le temps. — J’avais refusé son offre parce que je suis architecte et non ingénieur, Maman, et l’exécution ne me tente pas particulièrement, par contre j’ambitionne de créer des formes qui fonctionnent et non de construire des HLM et faire du commerce et de l’argent… et l’omelette, Maman, qu’est-ce qu’elle devient ? Il a ainsi mis fin, momentanément, à une conversation qui lui faisait perdre un temps précieux en plus de l’énerver. Jean est impatient, pourtant les délibérations n’auront lieu que dans une quinzaine. Il est méticuleux de caractère et convoite les choses bien faites.
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Tous les soirs c’est un peu la même rengaine, le même sujet et toujours Renée qui est évoquée. Jean est du genre indépendant et plutôt cachottier, il ne raconte ni ses projets ni ses aventures ou mésaventures qui sont pourtant limitées, sauf à Adib, l’ami d’enfance, le seul ami, qui a la même mentalité que lui, et encore… il garde souvent des choses pour lui tout seul, un coin très personnel, bien à lui. La mère de Renée est une ancienne camarade à Claire, mère de Jean, et elles se sont retrouvées par hasard quinze ans auparavant quand les pa-rents de Renée avaient déménagé dans ce quartier bourgeois, son père avait saisi l’occasion en entrant en partenariat avec un autre ingénieur pour fon-der l’entreprise qu’il a fini par s’approprier de façon peu légale en achetant à moitié prix la part de son associé qui se faisait vieux, à coups de finesses et de ruses, puisque aucun héritier n’était en vue, d’après ce que Jean avait ouï dire de son père docteur en droit, avocat et professeur à l’université jé-suite. Pourtant Claire qualifiait toujours cet homme de brave et de débrouillard et rejetait comme commérages toute information négative, ayant subi comme un lavage de cerveau par sa camarade. Curieux que les femmes fassent plus confiance aux paroles des étrangers, qu’à celles du mari ou du fils qui peuvent avoir du flair et même parfois des preuves à l’appui ! Jean a fini par dîner à la hâte, l’omelette au jambon et le thé ont calmé son tempérament tout en calmant sa petite faim. Il se remet à discuter avec lui-même tout en baladant le curseur, zoomant par-ci, translatant par-là. Il dresse une liste de notes en préparation pour l’allocution de 30 minutes qu’il aurait à sa disposition pour introduire son avant-projet, et surtout pour les minutes cruciales supplémentaires durant lesquelles il aura à ré-pondre aux questions pièges, croyait-il, du jury. Il est presque minuit quand il juge son travail satisfaisant pour ce soir et se prépare pour dormir à la rentrée de son père du Ministère de la Justice. On le voyait rarement à la maison depuis sa nomination au sein du Gouvernement de transition qui avait pour charge de préparer les élections législatives avant de faire place à un nouveau Gouvernement.
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