Enfants des fleurs

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Avez-vous jamais vu un datura ? Nous, les Chinois, nous appelons cette mystérieuse plante indienne mandala en référence aux motifs kaléidoscopiques auxquels on a recours dans la méditation bouddhiste. Les fleurs présentent une épine pointue à l’intérieur de leurs corolles en forme de trompettes et les feuilles exsudent un liquide toxique.

Selon ma mère, je devais avoir appris, dans une vie antérieure, au cours de pérégrinations à Java ou dans quelque autre pays exotique, une langue étrange.

« Ma petite sixième, comme dans cette vie-ci tu es venue à moi, tu n’as plus besoin des épines qui poussaient sur ton corps dans ces régions sauvages. Gardes-en tout de même une. Lorsque je serai partie, elle t’aidera à affronter ce monde dont tu as si peur. »

 

Un poème chinois compare l’amour au fil qu’une mère utilise pour coudre les vêtements de ses enfants, fil que rien ne peut rompre, ni le temps ni l’espace. La narratrice, qui vient de perdre sa mère, n’en mesurera la vérité que trop tard. Puissant, sans détour, lyrique et cru, ce texte aussi personnel qu’allégorique impose Hong Ying comme l’une des voix les plus étonnantes de la Chine d’aujourd’hui.

Publié le : mercredi 23 octobre 2013
Lecture(s) : 8
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782702151785
Nombre de pages : 480
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Avez-vous jamais vu un datura ? Nous, les Chinois, nous appelons cette mystérieuse plante indienne mandala en référence aux motifs kaléidoscopiques auxquels on a recours dans la méditation bouddhiste. Les fleurs présentent une épine pointue à l’intérieur de leurs corolles en forme de trompettes et les feuilles exsudent un liquide toxique.

Selon ma mère, je devais avoir appris, dans une vie antérieure, au cours de pérégrinations à Java ou dans quelque autre pays exotique, une langue étrange.
« Ma petite sixième, comme dans cette vie-ci tu es venue à moi, tu n’as plus besoin des épines qui poussaient sur ton corps dans ces régions sauvages. Gardes-en tout de même une. Lorsque je serai partie, elle t’aidera à affronter ce monde dont tu as si peur. »
Un poème chinois compare l’amour au fil qu’une mère utilise pour coudre les vêtements de ses enfants, fil que rien ne peut rompre, ni le temps ni l’espace. La narratrice, qui vient de perdre sa mère, n’en mesurera la vérité que trop tard. Puissant, sans détour, lyrique et cru, ce texte aussi personnel qu’allégorique impose Hong Ying comme l’une des voix les plus étonnantes de la Chine d’aujourd’hui.
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