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CHEZ SNARK, VOUS AIMEREZ AUSSI…
Un thriller angoissant, nourri de faits historiques réels et de légendes urbaines, qui prend le lecteur dans sa toile. L’hôtel-Dieu est-il hanté ? Une série de meurtres sans mobile ni lien apparent fait trembler les murs de l’hôpital nantais. Le capitaine de police Ael Guivarch, perfectionniste maladif et méthodique, refuse de croire aux origines surnaturelles de cette escalade de violence, persuadé que sa source est bien plus rationnelle. Mais sa quête de la vérité va mettre en péril ses plus profondes convictions… et peut-être même davantage… Tous ceux qui ont eu la chance de côtoyer Antoine Péchin vous diront qu’il était de ces personnes qui dégageaient une sympathie naturelle évidente. Bon père, agréable collègue, excellent ami ; sérieux, mais sachant faire la fête et surtout généreux et placide : voilà ce qu’on entendait le plus souvent dire à son sujet. Aussi était-il normal que son entourage soit sincèrement triste d’apprendre qu’il était atteint d’une tumeur du foie. […] Quand il était arrivé à l’Hôtel-Dieu de Nantes pour être opéré (pour « ficher à la porte cette satanée tumeur », comme il aimait à dire), il avait fait preuve d’une sérénité et d’une gentillesse à toute épreuve. […] C’est pourquoi l’infirmière Bernadette, qui elle aussi avait été séduite par sa gentillesse, n’oublierait jamais le moment où elle l’avait trouvé au cœur de la nuit dans une autre chambre que la sienne. Un bruit inédit avait attiré son attention, pendant sa seconde ronde de nuit. […] Elle avait trouvé Antoine assis dans une grande flaque de sang qu’absorbait le tissu-éponge de son pyjama jaune à coutures orange qui lui donnait des allures de personnage de dessin animé. Entre ses jambes écartées gisait une masse informe qu’elle reconnut comme étant Arthur Glanet, un autre pensionnaire de l’hôpital venu, lui, se faire retirer des hémorroïdes. Arthur Glanet, la cinquantaine bien entamée, ne portait qu’un simple maillot de corps en coton et un slip kangourou trop large qui pendait grotesquement entre ses cuisses maigrichonnes. Il gisait face contre sol, le crâne serré entre les larges pognes d’Antoine. Régulièrement, ce dernier soulevait la tête d’Arthur avant de l’écraser de tout son poids contre le sol, dans un odieux craquement humide. En heurtant le carrelage, le puzzle de chair et d’os frappait la flaque de sang d’où jaillissaient des myriades de gouttelettes vermillon.
Après l’angoissantLégion, David Forrest signe avec Prométhium un nouveau thriller explosif, sans temps mort, où
s’entrecroisent légendes urbaines et faits réels terrifiants. Un corps tombé du ciel déclenche une succession d’événements qui va entraîner le lieutenant de police Inès Herrera dans une vertigineuse spirale de mort. Face à des ennemis inattendus et des dangers inimaginables, elle n’aura d’autre choix que d’affronter ses peurs pour espérer leur survivre. C’était officiel : elle détestait sa voiture. […] Elle s’échinait sur la pédale d’embrayage en tournant rageusement la clef de contact. […] Elle leva furieusement les poings pour les abattre sur le tableau de bord, mais jamais elle ne les abaissa. Le choc fut terrible. L’avant du véhicule implosa, le pare-brise vola en éclats. La violence de l’impact souleva l’arrière de l’automobile du sol, projetant sa propriétaire hors de l’habitacle, comme si le cratère qui s’était formé dans le capot essayait de l’aspirer. Elle glissa tête la première vers le trou dans le métal. Par réflexe, elle plaqua les bras contre la carrosserie, mais ne réussit à freiner sa chute que quand sa tête et ses épaules furent happées dans la formidable déchirure. Son visage frôla l’amas informe de chair et d’os qui s’était niché dans la carlingue, là où se trouvait encore peu avant le moteur récalcitrant de son automobile. Alors, elle hurla. *** — Comment comptez-vous ramener tout ça au labo ? — À la cuillère, peut-être à la paille. Oh, et avec un gros rouleau de Sopalin. […] Savourant l’air ébahi du policier, Inès se fendit d’un sourire en coin. — Je plaisante. Humour de morgue…
David D. Forrest
Éons
Esoterre
Saison 1– Épisode 4
Snark
1
Massif des Pyrénées, Nord de l’Espagne. Environ 100 000 ans av. J.-C. Il plongea ses doigts dans la cendre chaude, au pie d des flammes qui dansaient follement dans l’immense caverne. Leurs longues langues jaunes et rouges léchaient le plafond rocheux en y déposant de noires traînées de suie, coups de pinceau impressionnistes d’avant l’aube de la civilisation. Il se redressa, tendant sa main grise comme la roche devant lui. Une femelle s’approcha craintivement, repliée sur elle-même. Ses maigres mamelles, crevassées et asséchées par trop d’allaitements, pendaient mollement, tout comme son épaisse lèvre inférieure qui dévoilait sa mâchoire édentée par les carences et les violences. Il posa sa paume cornée sur le front proéminent de la Néandertalienne, pour y imprimer l’empreinte de sa main. La femme se mit aussitôt à fredonner, bouche fermée, de sa voix profonde et grave. Les sons qui vibraient dans sa gorge rappelaient le brame du mégacéros. Elle vint se planter devant la paroi incurvée de la grotte, face aux images d’animaux, de protohumains et de dieux déjà oubliés, peintes au kaolin et a u sang par de lointains ancêtres. Au pied du mur s’alignaient plusieurs pierres polies. Une autre femme s’avança vers le sorcier, qui la marqua à son tour. Puis une troisième et encore une autre. Chacune partait rejoindre le chœur devant la peinture rupestre, et ajoutait de subtils accords à la profonde litanie. Le chaman ferma les yeux, s’imprégnant de la mélopée, puis se mit à son tour à fredonner. Leurs voix mêlées créaient une harmonie étrange, à la fois gracieuse et dissonante. Le vieillard – s’il avait su compter, il aurait été fier d’avoir déjà survécu à trente-deux hivers – écarta les mains d’un geste lent et ample avant de les claquer brusquement, dans un unique applaudissement sonore qui se répercuta contre les parois froissées de la grotte. À ce signal, les femmes s’accroupirent pour attrape r les pierres. Elles les manipulaient avec une délicatesse et une déférence qui jurait avec leur a pparence rustaude, plus tout à fait animale, mais p as encore humaine. Elles ramassèrent des cailloux polis par des générations de doigts moins malhabiles qu’il n’y paraissait. En parfaite synchronisation, elles se mirent à frapper le mur en cadence, d’abord lentement, puis de plus en plus vite. L’alternance des coups devint un roulement de tambour puis un ronflement. En transe, le chaman s’accroupit, les épaules tendues en arrière, avant de basculer sur le dos, tétanisé. Ses yeux se révulsèrent. Il n’avait pas cessé de ps almodier, jusqu’à ce que l’entêtant bourdonnement enveloppe son esprit et l’extirpe de son corps. Les chants le tirèrent hors de la grotte, l’emmenèrent au-dessus des montagnes, par-delà les forêts et les lacs, jusqu’à un petit groupe de protohumains, perdu dans les herbes hautes d’une petite clairière balafrée par un maigre cours d’eau. Les jeunes mâles du clan n’étaient plus aussi nombr eux qu’avant, autant que les doigts de la main gauche du chaman, celle où en manquait un, que le froid d’un hiver rude avait pris, quand il n’était encore qu’enfant. Les chasseurs devaient partir bien loin de leur foy er troglodyte pour espérer trouver des proies. Se nourrir était chaque jour plus difficile. Et plus dangereux. Le chaman voyait la scène de leurs yeux à tous, simultanément, tel un dieu omniscient. Les chasseurs se cachaient sous le vent, patients, surveillant le point d’eau. Là venait s’abreuver celui qui avait emporté le fils du chaman, quelques jours plus tôt. Un vieil ours de Deninger, puissant et malin. Sa férocité était redoutable, comme si l’animal savait qu’il était un des tout derniers représentants de son
espèce. Les Néandertaliens se savaient trop peu nombreux et trop faibles pour terrasser de front le formidable prédateur. Ils s’étaient embusqués, attendant que l’ours apparaisse. Quand le prédateur s’était montré, ils avaient alors chanté dans leur tête, ensemble, sans un bruit, pour prévenir le chaman. L’esprit de ce dernier flotta quelques instants au- dessus des chasseurs avant de fondre sur l’ursidé. L’animal tourna son énorme crâne vers lui en grognant, comme s’il l’avait senti. Mais c’était trop tard pour l’ours. Le chaman s’éta it insinué en lui pour se planter dans sa tête, aus si facilement qu’une sagaie pointue dans un fruit pour ri, prenant le contrôle de la créature aux muscles redoutables, mais à l’âme plus faible. Maladroitement guidé par ce cornac trop intime, l’a nimal se détourna du cours d’eau, manquant s’y étaler, pour tituber vers le quatuor de guerriers p armi lesquels un vent de panique passa, jusqu’à ce que l’ours s’arrête à quelques pas. Les yeux du carnivore brûlaient de peur et de rage, mais son corps, dompté par l’esprit du chaman, n’était plus sien. Le sorcier obligea l’ours à s’étendre sur le flanc, offrant sa panse aux lances des chasseurs qui, le voyant si docile, se redressèrent en brandissant leurs armes dérisoires. Ils frappèrent, crevèrent les chairs et transpercèrent les organes en grognant, enivrés par la mise à mort. L’esprit du sorcier ne relâcha son emprise qu’au dernier moment, juste avant que l’animal ne rende son dernier souffle. En sentant s’éteindre la vibration de vie du prédateur, il se laissa glisser vers celle de son propre corps. Les harmonies des pierres polies le guidèrent jusqu’à la caverne où retentissaient toujours les voix des femmes de son clan. Les chasseurs seront de retour avant la nuit. Ce soir, et pendant de nombreux jours, ils festoieraient de la viande de l’ours.
2
Lucas grimaça quand la longue aiguille s’enfonça sous sa peau. Il ressentit avec une étonnante acuité l’injection se diffuser en lui, comme un sirop chaud remontant ses veines. Les élancements à la base de son coup s’envolèrent dans la foulée, étouffés par l’effet radical de l’anesthésique. — Allongez-vous, lui ordonna Francis en troquant sa seringue pour un scalpel. Il obtempéra. Ses sensations étaient trop vives, co mme démultipliées. L’inquisition du scalpel, l’écartement de l’épiderme, le sang qui coulait, le laparoscope que le médecin insérait près de sa blessure au cou… il éprouvait tout cela avec une précision surnaturelle. Cette clairvoyance était loin de le rassurer. Il avait entendu dire qu’au seuil de la mort, les sens s’affûtaient pour leur ultime tour de piste, avant de s’éteindre. Pourtant, il se sentait plutôt bien dans l’ensemble, malgré sa fatigue écrasante. Quand la voiture blanche était apparue sur le chemi n, il était proche de perdre le combat contre la douleur et l’éreintement. Immaculé au point d’en être presque aveuglant, le véhicule électrique avait été si...
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