Et elles croyaient en Jean-Luc Godard

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Assise sur une chaise en formica du ciné-club de la Maison des jeunes, Anne, quinze ans, a une véritable révélation, un soir de 1964, en voyant Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, les deux cinglés magnifiques d'À bout de souffle, s'aimer, jouer et en finir. Touchée par la grâce, elle va se libérer du carcan lyonnais routinier où, seule entre ses parents paysans exilés à la ville et mangés par le travail, elle périt d'ennui.
Ses deux "plus que sœurs", Marie, l'intello politisée, et Brigitte, la sulfureuse comédienne au regard violet, communient avec elle dans le culte de JLG, le seul auquel elles croient. Toutes trois "ne veulent pas que du pain, elles veulent toute la boulangerie". Elles l'auront. Le succès, les hommes, les voyages. Les mariages, les enfants. Et les malheurs.
D'une écriture charnelle et acidulée, ce touchant hommage à l'amitié nous emporte tambour battant, avec gravité et légèreté, en noir et blanc et en couleurs, de 1964 à 2014.
Publié le : jeudi 29 janvier 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072586361
Nombre de pages : 160
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légèreté, en noir et blanc et en couleurs, de 1964 à 2014.
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202013). C. Ce de dernier (r (prixx P Printemmp pss d duu r romann 2 20 013)) a r a reçuu u un n
très cchaleureux aaccueil dde lla ppart ddes llecteurs eet dde lla ppresse.
wwwwww.joell.joellelelosfosfeld.celd.comom 15-I 15-II L LO 0052 ISBN 978-2-07-258635-4 14,90 O 0052 ISBN 978-2-07-258635-4 14,90 €
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EDITIONS JOELLE LOSFELD
Littérature française
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D’après photo © David Gould / Getty Images.
Chantal Pelletier Et elles croyaient en Jean-Luc GodardDu même auteur chez le même éditeur :
Paradis andalous, 2007.
De bouche à bouches, 2011.
Cinq femmes chinoises, 2013 (Folio nº 5831, 2014).
Aux Éditions Gallimard :
Éros et Thalasso, « Série Noire », 1998 (Folio policier nº 402).
Le chant du bouc, « Série Noire », 2000 (Folio nº 262).
Troubles fêtes, « Série Noire », 2001.
More is Less, « Série Noire », 2002 (Folio policier nº 521).
La visite, « Folio », 2004.
Intimité et autres nouvelles, « Folio 2€ », 2005.
3 nouvelles noires, « La bibliothèque Gallimard », 2007.
Montmartre, mont des martyrs, « Série Noire », 2008.
Et chez d’autres éditeurs :
Plat de résistance, Éditions 1973, 2012.
À cœur et à Kriss, journal d’une amitié, Éditions des Busclats, 2011.
Voyages en gourmandise, « Exquis d’écrivains », NIL, 2007.
Tirez sur le caviste !, « Suite noire », Éditions La Branche, 2007 ; Pocket, 2013.
Le Chinois, nouvelle, avec des recettes de Claudia Cabri, Éditions 1973, 2010.
Noir caméra !, nouvelles, Fayard « Noir », 2006.
L’Enfer des anges, Fayard « Noir », 2005.
Chercheurs de bleu, Colophon, 2004.
Chairs amies, Éditions du Ricochet, 2001.
Lavande tuera, « Le Poulpe », Éditions Baleine, 1997.
Le Squatt, Éditions du Cherche-Midi, 1996.
Le Fils d’Ariane, Manya, 1992.
Supermarché rayon bonheur, Manya, 1990.
Rigole et tais-toi, avec Martine Boéri, Calmann-Lévy, 1989.
Et l’amour dans tout ça ?, avec Kriss Grafitti, Balland, 1989 ; J’ai lu, 1990.
Papy-boom, avec Maximilienne Levet, Éditions Grasset, 1988.
Eddy Mitchell, chansons d’aujourd’hui, Seghers, 1982.
L’Octobre, Éditions Jean-Jacques Pauvert, 1976.Et elles croyaient
en Jean-Luc GodardCOLLECTION DIRIGÉE PAR JOËLLE LOSFELD
Illustration de couverture : D’après photo © David Gould / Getty Images.
© Éditions Gallimard, 2015.
ISBN : 978-2-07-258635-4Chantal Pelletier
Et elles croyaient
en Jean-Luc Godard
Roman
ÉDITIONS JOËLLE LOSFELDPour Bernard.Je crois que ce qui a esquinté le monde, ce qui
m’a esquinté moi et vous esquinte vous, ce sont les
religions… Ceux qui jusque-là se faisaient passer
pour des communistes et des socialistes, pourquoi
ils baissent les bras, pourquoi ils ne crient pas,
pourquoi est-ce qu’ils ne dénoncent pas ? Les
intellectuels, les gens qui pensent : qu’est-ce que vous
faites de vos pensées ? Debout ! Il n’y a pas de bon
Dieu. Il n’y a jamais eu un seul bon Dieu. Et s’il y
en a un, c’est vous. Mais alors, debout !
Déclaration de Kateb Yacine,
en 1989, peu de temps avant sa mort
(YouTube).Avertissement
Les mots qui apparaissent en italiques dans le texte sont
extraits de phrases dites, jouées, lues, écrites, affchées, recopiées,
détournées dans des flms de Jean-Luc Godard :
À bout de souffe
Bande à part
Détective
Deux ou trois choses que je sais d’elle
Éloge de l’amour
JLG / JLG. Autoportrait de décembre
Le gai savoir
Hélas pour moi
Histoire(s) du cinéma
La Chinoise
Le mépris
Le petit soldat
Les carabiniers
Made in USA
Notre musique
Nouvelle vague
Numéro deux
One + one
11Passion
Pierrot le fou
Prénom Carmen
Sauve qui peut (la vie)
Film Socialisme
Tout va bien
Une femme est une femme
Une femme mariée
Week-endI
1964-1968Évadés de la prison du tous les jours, ils vivent à l’hôtel sans
maison ni repas, ni ménage, ni courses, ni lessive, ni dimanche,
ni semaine, ni famille.
En route, en projet, en suspens, ils sautent les barrières que des
salopards mettent en travers de leur route, ils s’ébattent avec une
vivacité et une distinction dont Anne veut à tout prix, ils parlent
par éruption spontanée de phrases surgies d’un livre, entre le
néant et le chagrin, je choisis le chagrin.
Tous les mots de ce paradis plein de ciel et de mouvement sont
pour Anne, exprès pour elle. Un sosie de Bébel va lui dire Tu as
une jolie nuque, de jolis seins, de jolis genoux, et elle couchera avec
des garçons émerveillés devant ses seins et ses genoux.
Coucher, coucher, tu couches avec lui, je voudrais coucher avec
toi, son obsession, coucher, coup de canif dans l’oreiller des
convenances.
C’est l’automne 64, Anne a un peu plus de quinze ans et sa
vie commence avec À bout de souffe dans la pièce minuscule
provisoirement dévolue au ciné-club d’une Maison des jeunes en
chantier. Sur le rectangle mouvant d’un écran sur pied, Jean-Luc
Godard réalise un rêve au-delà des siens, un rêve léger, frais, mais
pas rigolo, pas comme les flms de Darry Cowl qui font marrer sa
15famille et ne la portent pas tellement à rire, ou alors un peu jaune.
À bout de souffe n’a rien à voir avec « Chiens perdus sans collier »
ou les « Sissi » du Cristal de l’avenue des Frères-Lumière qui a
fermé avant sa communion solennelle, même pas avec « West
Side Story » qui l’a rendue amoureuse de George Chakiris.
À bout de souffe est d’une autre matière.
C’est pour de vrai du vivant plus vivant que ce qu’elle a vécu,
senti, regardé jusqu’ici. Même sans couleurs, sans odeur, c’est
plus réel que ce qu’elle voit à Lyon dans la rue, dans la cour
de l’immeuble, dans la ferme de sa grand-mère en Bresse, avec
ses veaux, ses cochons, ses vaches, ses bourgeons bandants d’où
giclent des feurs, c’est plus troublant que les mains pleines de
doigts de ses cousins qui la pelotent dans le foin.
C’est du neuf.
Assise à deux mètres de l’écran, au premier rang d’une
vingtaine de chaises en formica, Anne est en adoration. Y a quelque
chose que j’aime mais je sais pas quoi. Deux cinglés magnifques,
adultes pas vieux schnocks, pas plombés, pas foutus, l’emportent
dans une existence joyeuse, pleine, enchantée. Elle gambade avec
Belmondo, insolent, imprévisible, elle s’approprie ses cabrioles
qui dessinent des soleils et des planètes, elle fume sans arrêt
comme si elle tirait l’oxygène de ses clopes. Garçon manqué, flle
réussie, elle est Jean Seberg, sa coupe de cheveux, ses lèvres
brillantes, ses épaules veloutées, ses pulls rayés, ses jambes minces.
Happée par le flm, elle entend battre le cœur d’un Paris
jusqu’ici inaccessible, elle sent frémir ses lumières, elle respire sa
nuit. Ses péquenauds de parents n’y connaissent rien, une ville
n’est pas forcément un bagne, elle peut être une fête.
C’est déjà fni, pourtant ça continue, Anne se fche du débat
face au désert de l’écran sur pied, elle est exaltée comme la
Soubirous grattant le sol boueux et voyant jaillir la source d’eau
claire, frappée comme elle par la grâce dans sa grotte de Lourdes.
16Anne a été choisie, elle, la mal fringuée au nez épaté et à la
coupe au bol, la flle unique de deux mal attifés qui n’ont point
d’allure. Elle a été bénie entre toutes les femmes pour témoigner
de l’apparition d’un couple d’anges du Royaume qui est au ciel
du cinéma, et elle se balance des discours qui ligotent le flm de
Godard aux chaises en formica. Montre tes doigts de pied, c’est
très important les doigts de pied chez une femme. Autant dire que
« Nouvelle Vague » et « Cahiers du cinéma » ne sont pas pour elle,
elle est encore dans le rêve noir et blanc qui lui danse dedans, elle
se fout du reste.
Dehors, dans la nuit embrumée de jaune sommeillent un bout
de verrière, l’encre d’une piscine, une façade à arabesques, restes
de la splendeur de l’ancien manoir d’un collabo lyonnais que
tranchées et échafaudages transforment en Maison des jeunes.
La boue du chantier dit la fn du vieux temps et l’oubli de la
guerre pour que partout dans la ville surgissent le neuf, le futur
et le moderne, que les démolitions fassent des terrains vagues où
poussent des lycées, des bureaux, des appartements avec balcons
et baignoires sabots comme celui que les parents d’Anne ont
acheté avec un prêt de vingt ans au Crédit foncier.
Fébrile et cotonneuse dans le brouhaha des embrassades et des
au revoir, Anne se tait, planquée derrière son voisin de palier qui
a presque le double de son âge, celui par la grâce de qui elle est
là, appelons-le JP.
« Tu aimerais venir au ciné-club du mercredi ? »
Après cette annonce faite à Anne dans l’ascenseur de leur
cage à lapins, JP, le lendemain, se pointe courageusement pour
deman der l’autorisation parentale et c’est le branle-bas de combat.
En pantoufes — la mère en tablier —, Louis / Noëlle ouvrent la
« salle » (à manger trois fois par an pour les gueuletons familiaux)
à ce monsieur de la ville qui les impressionne drôlement : un
professeur de dessin industriel au lycée technique, logé par sa
17tante, propriétaire sans crédit du F2 d’en face, une institutrice
bressane bien connue de la famille de Louis, il fait en somme
partie du beau linge !
Polis, Papa / Maman ne demandent pas à cet instruit de prendre
les patins pour se déplacer sur le parquet et le font asseoir sur le
fauteuil recouvert d’un patchwork au crochet, en face du canapé
protégé par un plaid. Ils lui offrent du porto, intimidés, conscients
que cette proposition honnête vient d’un monde dans lequel ils
souhaitent plus que tout voir entrer leur unique progéniture :
elle, qui est née pour être plus heureuse qu’eux, ça ne se discute
même pas.
Si vous dites qu’elle ne rentrera pas trop tard !
Pas trop tard, Anne et JP marchent vite dans le froid poisseux
où persistent les bondissements d’À bout de souffe.
Anne couve l’allégresse que le flm lui a fourrée sous la peau,
ça lui pétille dedans, un sourire lui remonte les joues et lui fend
les yeux, elle est fère, soulagée, Jean-Luc Godard l’a sauvée de sa
morne existence, il est venu la chercher pour l’arracher au cachot
du trio familial, la libérer de ses parents empégués de cambrousse.
Une condamnée à l’ennui s’est échappée. À bout de souffe et ses
rêveries, c’est pareil, la même substance, autant dire sa meilleure
part, celle « dans la lune » qui agace ses parents, alors qu’elle, elle
n’aime que ça, inventer à longueur de journée des divagations
qui la métamorphosent en chanteuse, en starlette. Elle est même
capable d’être pour de vrai un lapin qui court à travers champs
dans le brouillard des Dombes quand Louis / Noëlle / Anne
reviennent le dimanche soir de Bresse, elle assise à l’arrière de
la Dauphine près d’une cagette contenant un poulet prêt à cuire
enveloppé d’un torchon, une livre de vrai beurre et des haricots
du jardin.
Heureux les rêveurs car le royaume du cinéma leur est offert,
À bout de souffe l’a transportée dans un monde dont elle a besoin,
18c’est sûrement de son imagination à elle, rien qu’à elle, que
Godard a extirpé les vingt-quatre images par seconde de la course
de Seberg et Belmondo.
Parce que c’était lui, parce que c’était elle. L’Élue.
Revenue au générique du flm, Anne grommelle j’suis con
comme Belmondo au tout début sur le vieux port de Marseille
avant de se tailler vite fait dans une bagnole volée, direction
Paname, sur des routes bordées de platanes pour faire ce qui lui
passe par la tête en fumant des cigarettes interdites.
Ça t’a plu ?
Elle hésite, marmonne un oui qui lui hoche la tête, elle n’a rien
de plus à déclarer, même à JP. Elle refuse de franchir la frontière,
de passer la douane, préfère rester derrière l’écran, dans
l’apesanteur de Paris. JP n’insiste pas. Il est peut-être d’accord avec elle, ils
étaient beaucoup mieux dans le flm, aussi libres, légers et aériens
que Seberg et Belmondo.
Ils remontent l’avenue des Frères-Lumière où rôdent les
ombres des inventeurs du cinéma.
Usines, maisons, jardins, rues, les fantômes de la famille
Lumière sont les voisins d’Anne depuis toujours. Ses amis
d’enfance. Leurs noms sont partout, dans le château qui se dresse face
à la baraque où elle a appris à marcher, dans l’école de la rue du
premier flm où elle a appris à lire et à écrire en face de « La sortie
des usines Lumière », dans le lycée Auguste-et-Louis-Lumière où
elle appartient à la première génération d’élèves. La naissance du
cinématographe dans son quartier la prédestinait au miracle qui
vient de se produire.
C’était écrit.Dans son lit, Anne se tourne et se retourne, électrique. À bout
de souffe galope dans sa tête, les bagnoles, la musique, les piaules
en désordre, les bêtises sous les draps, l’accent de Jean Seberg.
J’essaie de fermer les yeux très fort pour que tout devienne noir.
Belmondo court, se jette dans la gueule du loup, se prend une
balle dans les reins, tangue, tombe, mais peu importe qu’il meure
au bout du compte, Anne pressent que dans le drôle, le
sanspoids, il faut du noir et du plomb.
Tout se termine mal, c’est la règle, mieux famber avant de
s’éteindre. Elle ne fnira pas vieille dans un bureau, elle préfère
être un voyou, un malfrat, bien commencer quitte à mal fnir.
La fn de Belmondo déguisé en Michel Poicard n’est pas si
triste que ça, il a perdu une partie, il va se refaire, il se marre
même en s’éteignant, un pouce qui passe sur ses lèvres, motus
et bouche cousue, mourir avec le sourire et en musique, beau
et fringant, entier, Anne en est transpercée, soulevée de terre,
gonfée à l’hélium de l’optimisme.
Depuis le temps qu’elle attend ça ! Elle y a droit, elle le sait
depuis qu’elle a lu les « Mémoires d’une jeune flle rangée »,
évangile qui lui est entré dedans, l’a réveillée d’entre les morts, a
pénétré sa substance grise, a créé des réactions en chaîne comme
dans les cours de chimie où le mélange de deux tubes part en
20

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