Et on [côté]rise la plaie

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Et on [côté]rise la Plaie est le petit frère de 5 romans, seul encore à ce jour à avoir été terminé, à avoir trouvé son sens. Ecrit sur 5 années. Il raconte le bout d'une histoire, et dont j'ai eu la prétention de croire qu'elle intéressera certains d'entre vous, la mienne. Lui n'a en tous cas pas celle de vous donner le secret du bonheur à deux, mais il y tend, comme à chacun. Il évoque nos idéaux, les bouscule surtout, parce qu'il nous explique que malgré la présence de certains facteurs qui nous semblent essentiels, le mélange des ingrédients est beaucoup plus complexe pour que la recette opère.

Son titre m'est apparu comme une évidence, à mi-chemin de sa création, parce qu'une plaie ne se guérit jamais totalement, une brèche est apparue, et bien que le temps fut tenté de faire son travail, elle ne disparaît pas complètement. Alors, on fait comme on croit savoir faire, comme personne ne nous a jamais appris, on met de côté, on range tout ça dans l'une de nos poches et on se décide à avancer.

Certaines blessures ne se referment jamais, elles nous suivent depuis et pour toujours, elles font partie de nous, remontent à la surface avec l'aide innocente et légère de quelques verres, sous quelques notes que notre oreille pense même avoir oubliées, mais si l'on pardonne, si l'on avance, on n'oublie cependant jamais. La paix a le sens que nous lui donnons.
Photographies Inédites . 44 Pages
Licence : Tous droits réservés
Nombre de pages : 47
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Et on [côté]rise la Plaie

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RÉAMBULEChronique Mondaine

!

Trouver un homme bien, c’est un travail de longue haleine. Le marché des

célibataires potentiellement intéressants, est plus que limité. La probabilité d’avoir un

gentil-mari-qui-soit-à-la-hauteur-de-cette-chienne-de-vie
, et qui sache lui faire face, est

plus que compromise. Alors il faut se battre, chaque jour se battre. Se donner les moyens

de devenir ce qu’on a toujours rêvé d’être. Car
on n’est jamais autant soi-même que

lorsque l’on est ce qu’on avait toujours espéré
, merci Pedro.

C
HAPITRE
1

ellE

Elle, c’est Julie. Avec ses hauts, ses bas, ses
comme-tout-le-monde
. 29 années à son actif,

des ratages de vie aussi, oh ça oui. Un passé de mioche rêveuse frustrée à réparer. Bref,

une fille encore une fois, comme tout le monde. Pourquoi serait-elle différente juste parce

qu’elle tape sur un clavier… ? J’vous ai pas dit, elle est journaliste…D’accord, elle ne sait

pas faire que ça, heureusement pour elle, d’ailleurs.

C
HAPITRE
3

Refaire le Monde

Il est beau comme tout ce qui ne m’appartient pas, comme tout ce que je n’ai pas. Pareil à

cette nostalgie des paradis perdus, il est ce qui s’échappe, ce qui se cherche, et se devine.

Comme ces cadeaux jamais ouverts, ces souvenirs jamais construits, il est, lui. Le soleil se

lève sur mon visage endurcit par les voyages de ma nuit. Des voyages intitulés
pas pour

toi ma fille
. Avec un cœur qui se noie dans mes artères, dans mes folies suicidaires.

Penser à lui, c’est du suicide, je le sais, un meurtre de moi, prémédité, organisé, bien

planifié. De toute façon, il m’a déjà oubliée, alors toi aussi, oublie. Ne pas sortir du lit. C’est

une solution. Comme une autre. Pas forcément meilleure, ni moins bonne, mais c’est une

solution quand même. Faire semblant, comme si de rien n’était, rappelle-toi, tu sais

comment on fait, oui, souviens-toi, tu sais…

!
J’ai posé le téléphone comme si le temps s’arrêtait. Comme si tout autour de moi,

s’évaporait. Je glisse, je perds l’équilibre. Je croise mes yeux dans un miroir, c’est moi

ça… ? J’ai du mal à y croire… Je n’avais jamais pris le temps de vraiment me regarder. Je

m’en rends compte seulement maintenant. C’est pas si facile que ça, de savoir qui on est.

J’ai froid, je cherche mon sac, quelque chose à me mettre qui lui plaise, quelque chose qui

me mette à l’aise.

!
J’ai envie de pleurer. Encore envie de pleurer. Pleurer parce que des fois, c’est pas

juste, parce que dans un sens, ça finit mal, et que dans un autre, ça finit bien, et que la vie,

c’est souvent comme ça. J’ai jamais aimé la demi-mesure. Pleurer parce que ça fait mal de

tirer un trait. Pleurer parce qu’on s’accroche à des trucs qui nous détruisent, qui nous

tuent, et nous culpabilisent. Pleurer parce qu’aujourd’hui quelqu’un m’attend quelque

.trap

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