Etre soi ; toujours

De
Publié par

Xavier vit dans le Pays-d'Enhaut, avec ses parents, fermiers de La Sapalaire, appartenant à Madame Carolyn Di Falco-Courtois. Après quelques années d'absence, Carolyn Di Falco-Courtois retrouve son domaine et son chalet La Pergola, avec son mari Massimo, et leur petit fils, Marco. Xavier et Marco sont nés 14 ans plus tôt à quelques heures d'intervalle , l'un en Suisse, et l'autre au Vénézuéla. Les deux adolescents – que tout oppose au départ - découvriront pourtant la force d'une amitié rare, au fil des saisons et des travaux paysans. Ils grandissent à l'écoute de leur amitié, toujours plus forte, au point de les rendre inséparables. Quand la montagne est belle, les sentiments vrais, et la sensualité à fleur de peau, tout peut arriver.
Publié le : dimanche 8 octobre 2006
Lecture(s) : 214
EAN13 : 9782748172485
Nombre de pages : 399
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Être soi ; toujours…
Vence Leberger
Être soi ; toujours…
ROMANLe Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-7249-3 (fichier numérique) ISBN 13 : 9782748172492 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-7248-5 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748172485 (livre imprimé)
A Juan Pino, el amigo verdadero,
Avec mes sincères remerciements à Patricia, pour son idée… à Caroline,pour son aide…
Depuis que la somptueuseRolls-Royce Silver 1947 grimpait le long de l’étroite route sinueuse, Marco avait délaisséNarcisse et Goldmund, les deux compagnons littéraires de son ultime migration, en ce mois de juillet 1953… Décision surprenante – que Marco ne savait pas encore définitive – car la lecture était jusque-là son seul loisir, grâce auquel il vivait mieux l’existence de nomade imposées par les incontournables affaires de son grand-père, le Commandatore Massimo Di Falco-Courtois ! – La montagne, là, au fond de la vallée, ressemble à une meringue Chantilly… observa soudain Marco, en italien, sa langue maternelle, alors qu’il apercevait pour la première fois le Dôme-du-Vent, dont la majesté blanche le laissa un moment sans voix. Sa soyeuse chevelure noire caressée par la brise, sa belle tête mollement inclinée sur ses bras entrecroisés sur le rebord capitonné de la portière à la vitre baissée, l’adolescent admirait béatement le paysage plus sauvage et plus lumineux à chaque virage de la route poussiéreuse… Dans l’air chaud, presque palpable, flottaient d’émoustillantes senteurs de foin et de résine contrariées par des effluves moins délicats d’huile de surchauffe et de pneumatiques. – Il y a eu un orage hier soir, et c’est pour cela que tout est si clair, mon chéri… commentait Carolyn Di
9
Falco-Courtois, caressant d’une main affectueuse la nuque harmonieuse et douce de son seul petit-fils. – Les sommets se découpent en fine dentelle dans la limpidité d’un ciel sans nuage… Preuve du goût marqué pour la lecture de Marco… – Tu as de la chance… ajouta Luigi, le chauffeur, pour ta première venue dans les Alpes, le vent a fait la toilette du ciel ! C’était, en fait, la seconde ; mais passons… Voilà qui est joliment tourné… pensa Marco, sans toutefois s’étonner beaucoup, sachant Luigi poète à ses heures… – Et puis toutes ces fleurs… Les belles rouges, là ? – Des rhododendrons… précisa Luigi qui, lui, ne venait pas à Valmont pour la première fois. Cependant, Massimo Di Falco-Courtois secouait pensivement sa tête, et son visage aux traits las indiquait manifestement sa hâte d’arriver à La Pergola, même si le retour en ce lieu n’avait rien d’une sinécure pour lui ! Pour personne, d’ailleurs… – Vos affaires vous fatiguaient trop… La montagne vous fera le plus grand bien… – Décidément, ma mie, mon véritable tourment vous échappera donc toujours ! biaisa Massimo. C’est votre petit-fils qui me donne du tracas, lui qui ne s’intéresse qu’aux livres, aux fleurs et au piano ! Orientation bien navrante, et surtout inquiétante pour un Di Falco… grogna-t-il dans la langue de Voltaire, que l’enfant ne maîtrisait pas encore. Mais comme ce reproche jaillissait souvent de la bouche de Massimo, son épouse ne se formalisa guère, n’étant pas insensible, elle non plus, aux charmes de la lecture, de la musique et de la nature…
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.