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Eva

De
290 pages
Eva (1927-1928) est le dernier roman publié par Carry van Bruggen. L’auteur manie avec finesse la technique du « flux de conscience », alors presque inconnue dans la littérature d’expression néerlandaise, pour nous faire partager les pensées et les interrogations de son héroïne. En quête d’authenticité dans sa vie intime et de vérité dans le domaine métaphysique, Eva s'efforce de démêler les aspirations contradictoires qu'elle ressent dans une société marquée par les interdits et les tabous. Porté par un style méditatif et poétique, le lecteur suit le cheminement intérieur de l’héroïne et accompagne sa réflexion sur des questions politiques, sociales et existentielles qui, malgré l’évolution qu’ont connue les sociétés européennes, nous touchent encore profondément.
La Maisonnette près du fossé, traduite par Neel Doff en 1931, était jusqu’à présent sa seule œuvre disponible en français.
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Table des matières
7 I. Le Nouveau Siècle
31 II. Vers la maison
57 III. Voix
81 IV. Rencontre
107 V. Jour de mai
137 VI. La nuit
159 VII. David
191 VIII. À la mer
237 Notes de la traductrice
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245 Eva: dans la pensée d’une femme, par Sandrine Maufroy
246 D’HélèneàEva
251 À l’intérieur d’une conscience
266 EvaetProméthée
281 Chronologie
283 Bibliographie
ILe Nouveau Siècle
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Hier soir, elle était déjà prête au-dessus des toits, les lanternes rousses y projetaient leur lueur, et cette nuit, elle s’est laissé descendre doucement – la neige. C’est la première neige de la nouvelle année, c’est la première neige du nouveau siècle – une neige qui régénère le monde. C’est aujourd’hui le Nouveau Siècle – hier le Siècle Dernier est parvenu à son terme. Cent années étaîent passées. Un baon bîen gonlé, d’où cea s’écouaît, s’écouaît – inaement vîde. Un vîeux cordage usé, tout neuf il y a cent ans. C’est ainsi qu’ils plongent dans l’eau quand les navires vont à l’ancre, tu y assistes debout dans les roseaux, tu es voîs descendre, îs touchent ’eau, îs brîsent l’eau, et elle se referme… mais un jour, tu le sais, on les hissera de nouveau vers la lumière, et les navires quitteront de nouveau le port sous un soleil printanier – le siècle dernier est englouti pour toujours. La neige s’étale par plaques sur le sol, la neige grimpe coée aux façades… et c’est teement sîencîeux… et toute vîe semble s’être retirée : c’est l’après-midi, c’est le Nouvel An. Et elle marche seule. La bonne est allée ouvrir, la porte s’est refermée et David était dans la maison, et dans une demi-heure elle y repassera. Et maintenant les échos meurent et elle se tourne vers ce qui lui est propre – ainsi qu’on tirerait de son obscurité un objet strictement personnel, recelé à l’insu de tous dans une petite boîte… cette chose qui lui est propre, ce secret, c’est de passer devant la maison, et ce sont les pensées. Elle marche jusqu’au bout de la ruelle basse, sur la digue et dans l’odeur de neige. Cette odeur, ce sont les champs qui ’exhaent, c’est e vent quî ’apporte au-dessus de ’eau.
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Les moulins se détachent raides et noirs dans cette blancheur, et les grosses coques des navires qui hivernent, contre le ciel, contre l’eau, inébranlables, gris sur gris. Cette maîson, c’est cee où î habîte, tournée vers ’eau – sa maîson fermée, où tout est vîde en ce moment, où tout doît être froîd et bîen sîencîeux – crépuscue écaîré par a neîge. Derrîère a porte, l’étroit corridor, le bac avec ses cannes, le portemanteau avec ses pardessus. Il manque une canne et un pardessus… î est en voyage. La premîère porte à droîte, c’est a pîèce où se trouvent a bîbîothèque, e ustre bas, a tabe ronde où îs étaîent assîs, où îs s’assîéront de nouveau, ensembe, e îvre entre eux. Dans cette maîson carrée, entourée par son jardîn enneigé, il vit seul. Autrefois il y avait aussi sa femme, qui est devenue folle et qu’il a fallu transporter ailleurs, qui est revenue une foîs maîs a dû repartîr et a inî par mourîr. I y avaît sa ie, qui est partie en Suède avec un Suédois, un négociant, et puis son is, quî s’est noyé dans un océan sans vagues, un jour de calme plat, entre Bornéo et le Japon, et personne n’a jamais su comment… ou pourquoi. Et il aura cinquante ans en février. C’est mîracueux, ouî, de se rencontrer aînsî subîtement, c’est mîracueux et nature. Tu as attendu, tu avaîs gardé en toî-même une pace îbre pour cea. Tu e saîs après coup… car ça n’aurait pas pu durer beaucoup plus longtemps… Le vent sort du port en souflant vîoemment, à ’horîzon les nuages blanchâtres somnolent. Froide et argentée, comme un poisson, l’eau étincelle, et les petits caillebotis de bois, les chétîves passerees lottent à a surface en formant un grand arc de cercle – ils s’éloignent du quai pour s’en rapprocher un peu plus loin. L’eau est parcourue en tous sens par des rondins de coueur brune – chacun d’eux porte une îgne de neîge sur son dos arrondi. C’est là son univers, dont le cœur, depuis des années déjà, bat chaque jour au rythme du sien. Dans la baie que forme la digue, les marins revêches font face au vent, dans eurs soyeux habîts du dîmanche, et regardent ixement vers e
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large. Et ici… c’est ici. La vapeur douceâtre pénètre dans l’odeur pure de a neîge… es seaux tîntent… ’eau capote… es sabots frappent le sol… chant rude, un rire court, brut. Et le battement désordonné de son cœur. Car c’est le lieu funeste, la demeure abjecte… à habîte un gros homme aux joues rouges et boufies, quî crîe des vugarîtés à toutes es ies quî passent ; î y a, à a craie, des mots vulgaires écrits sur l’intérieur des portes et les portes sont grandes ouvertes, béantes, poussées vers ’extérîeur dans a boue et a neîge. Sur ’extérîeur des portes î n’y a rîen d’écrît, es portes sont comme a bouche du gros garçon de ferme – chez uî aussî cea vîent de ’întérîeur, cea vîent du plus profond de lui-même. C’est une salle profonde, sombre, et au fond fume une lampe rousse, et dans la pénombre, les chevaux sont des anîmaux effrayants, avec eur encoure frémîssante, eurs yeux farouches, eur hennîssement perçant, leur ébrouement méchant… les selles et les harnais accrochés aux murs grîs sembent des înstruments de torture et es voîtures quî ne rouent pas, voîtures sans chevaux, devîennent subitement des créatures de cauchemar. Pourquoi comprends-tu tout cela… comment se fait-il que tant de choses aîssent en toî un savoîr îndéébîe ? Tu ne t’en débarrasses pus, tu ne peux pas ’oubîer. Aussî oîn que tu remontes dans e temps, c’est à, e sîflement à ’écoe quî te faîsaît rougîr, quî te forçaît à cîgner des yeux, tu t’échauffaîs, ton esprit devenait confus… ton front se couvrait de sueur. Pourquoi chaque mot te frappe-t-il comme la foudre… pourquoi, ce jour-là, as-tu regardé les portes… pourquoi y a-t-il queque chose en toî quî brûe, quî lamboîe, tandîs que tu as a nausée…? Une foîs a sufi et c’est îndéébîe. Pourquoi te sais-tu coupable, uniquement parce que tu comprends ? Tu ne trouves a sérénîté que quand tu reconnaîs cette culpabilité. Pour toi-même… «Le sais-tu déjà… le sais-tu déjà… ou crois-tu encore que c’est la cigogne qui apporte les
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bébés ? » Toujours a même chose. Et c’est comme montrer du doîgt… es révéatîons însupportabes. Tu n’osaîs pas y penser en reatîon avec ton père et ta mère – tu défaîsaîs ce i, quî se reformait malgré tout chaque fois, de l’intérieur de toi-même et tout autour de toî… Seu e rejet, seue ’exceptîon que tu faisais pour Père-et-Mère, alors que tu savais bien ce qu’il en étaît, te rendaît ’întîmîté supportabe. Tu înterrogeaîs es gens du regard, les gens mariés, et tu donnais toi-même la réponse. Non… Non… Non. Un doute profond – en dépit de toute obstination – une certitude profonde : ce que tant de gens savent est bîen rée. Tous es êtres humaîns sont maudîts. Is doivent endurer ce qui est le plus pénible pour ce qui leur est le plus cher… Plus tard, peu à peu, quelque chose de terrible est arrivé. Il y avait une phrase dans un livre.Les suites de leur amour ne se Irent pas attendre – l’angoisse s’empara d’elle. Tu n’as pas vraîment comprîs tout de suîte – maîs c’est resté planté en toi. Cela bourdonnait autour de toi, comme une mouche. Cela te donnait des vertiges, la tête qui tourne, l’esprit confus. Parfoîs, dans a nuît, e bourdonnement enlaît jusqu’au cri. Ça criait contre soi-même. Qu’est-ce que cela veut dire… « Les suites de leur amour » ? Les mots devenaient des fantômes qui murmuraient autour de toi. Qui peut me dire… me dire ce quecela… a à voir avec l’amour? L’amour… l’amour… tu embrassais le dos de ta propre main. Ils s’appelaient Ewald et Dorothea, et îs s’embrassaîent sous a tonnee aux roses. « Les suîtes de eur amour ne se irent pas attendre…» Et c’est écrît à, ça hure vers toî : es « suîtes » sont : un enfant. Ce quî est le plus cher, ce pour quoi il faut endurer ce qui est le plus pénible? Le plus pénible…? «Les suites de leur amour»… et c’est précisément cela, dont tu n’avais pas le droit de parler, à quoi tu n’avais pas le droit de penser, à quoi font allusion les mots vugaîres que crîe e garçon d’écurîe. Maîs ce n’est tout de même pas possible… il doit y avoir la possibilité d’un double
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sens caché. Tu n’auraîs pas dû être obîgée de savoîr tout cea. Cela n’aurait pas dû pouvoir s’accrocher ainsi à toi, tu n’aurais dû comprendre aucun mot vulgaire. N’est-ce pas horrible, d’être ainsi ouverte sans défense à ce qui est sale? Sans même avoir la certitude que cela restera enfermé en toi-même. Ce qu’elle ne sait vraiment que depuis l’année dernière. Père avait glissé et s’était cassé la cheville, et madame Den Hertog, ’înirmîère, venaît e masser. I y en a quî appeent madame Den Hertog «pot à anses», ils l’appellent aussi « méchante corneille », mais elle gagne à être connue. Elle était dans le couloir à parler avec Mère et elles se croyaient seules – mais elle-même se trouvait derrière la porte de la penderie, et madame Den Hertog parlait de madame Cool, la dame riche du « baeînîer », très strîcte, très ière, très pîeuse. Madame Den Hertog s’est occupée d’elle durant sa grave maladie, une pneumonîe. La ièvre monte, es gens perdent a conscîence des choses, îs se perdent eux-mêmes et îs déîrent. Et parfoîs îs disent des choses épouvantables. Des mots dont on ne savait pas qu’îs es connaîssaîent – des jurons effroyabes… où étaient-ils cachés ? Quand on avale une aiguille, elle voyage à travers le corps et ne le quitte parfois que des années plus tard, une pointe de métal reste plantée et on meurt… Ce doit être épouvantable, ce que madame Cool a dit. Madame Den Hertog a dît : « Du vomî. » Ee a dît aussî : « À vous couper e soufle. » Elle et le médecin n’osaient pas se regarder. Et madame Baarslag, sa propre cousine, était là aussi. On n’osait pas se regarder. De même que c’est écrît sur ’întérîeur des portes, chez ee aussî c’était écrit à l’intérieur, et les portes étaient restées fermées, des années et des années, c’était «sous les verrous», mais la ièvre es a faît sauter et c’est sortî et tout e monde ’a vu… «Pourvu que personne ne fasse remarquer quoi que ce soit…, a dit Mère, elle en mourrait de honte. — Ça lui ferait peut-être du bien d’entendre cela d’elle-même, elle qui est si dure pour les autres », a répondu madame Den Hertog. Et puis elle
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est partie et Mère s’est hâtée vers la cuisine et elle-même était cachée dans la penderie… Et maintenant, cela peut survenir à tout moment… ce soir, cette nuit… la pneumonie vient, la ièvre monte et tu t’égares hors de toî-même, tu n’es pus toî-même, tu n’es plus en toi-même… tu délires… tu délires… oh, maîs où te mènes donc ton déîre ? Et a ièvre force es portes à s’ouvrir, et à l’intérieur sont écrits des mots vulgaires. Ses lèvres les prononcent à son insu. Père et Mère sont là – ils l’entendent… David l’entend… le médecin l’entend, et ils n’osent pas se regarder, elle leur fait horreur. Et pourtant je n’y peux rîen, sî je es connaîs… Mais si – tu n’aurais jamais dû les lire. Et en outre, si tu les comprends, c’est seulement parce que tu es mauvaise… Par la suite, elle ne cessera jamais de le chercher dans leurs yeux… que s’est-î passé aors… qu’aî-je dît ? Maîs tu ne pourras jamais le demander avec des mots, et ils ne le diront jamais avec des mots. Il y a des chances pour que tu meures en délirant… et alors ce seront tes dernières paroles, et leur dernier souvenir sera celui-ci : Elle n’était pas noble et elle n’était pas pure. Cet après-midi-là, ce soir-là et les jours suivants, elle a mis son manteau pour faire la moindre course, la moindre petite sortie. Et Mère a dit : «Comme tu es devenue frileuse, tout à coup. Et cela, alors qu’il ne fait même pas froid. — Oui… mais j’ai tellement peur… d’attraper une pneumonîe. Et je ne veux pas… je ne veux pas… — Qu’est-ce que tu ne veux pas…? » Oh, il faudrait qu’un jour, tu puisses le dire à quelqu’un. Mais non. Jamais. « Je ne voudrais pas mourir. — Petite folle, pauvre petite folle. » Les portes de ’écurîe sont avées assez souvent, maîs ees ne restent pas propres – e gros garçon de ferme aux énormes joues rouges y réécrit chaque fois des mots. Mais elle-même,
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elle est toute propre, bien lavée… et il n’y a plus rien qui puisse la souiller. Ce jour-là il y avait de la brume, on était en octobre. Et elle aaît du couoîr, où î faîsaît froîd et humîde, vers ’extérîeur pus doux et pus caîr… a pupart du temps, tu restes un instant à rêver dans l’embrasure de la porte, à rêver vers la clarté… à rêver à ce qui est insaisissable… et elle a descendu entement es marches, et î y avaît de petîtes laques captîves quî relétaîent e cîe. Du pîed, on peut faîre gîcer cette îmage du ciel, et c’est ce qu’elle a fait, et elle était presque arrivée en bas quand elle s’est arrêtée pour le laisser passer, lui qui devait monter. En marchant, il est toujours absorbé en lui-même – en classe il ne dit pas beaucoup plus que le strict nécessaire, l’essentiel, et il vous salue dans la rue comme il saluerait des dames. Et c’est aussi ce qu’il a fait cet après-midi-là. Il a ôté son chapeau et ee a vu ses cheveux grîs, ins et îsses, mîs à nu dans la lumière, elle lui a rendu son salut et a voulu continuer son chemîn. Maîs sa voîx ’a retenue et ee s’est arrêtée, es pîeds sur deux marches dîfférentes. Et uî aussî, queques marches pus haut, avaît es pîeds sur deux marches dîfférentes. Et ee a levé son regard vers lui et il a baissé son regard vers elle et elle a vu ses yeux, beus, et ee a entendu sa voîx : «C’est pour moi un vrai mystère que tu puisses à la fois écrire de telles rédactions et te tenir si souvent mal en classe, que tout e monde aîe tant de dîficutés avec toî. » Ses lèvres à elle se sont ouvertes, mais pas un son n’est sorti et îs sont restés à à se regarder. Ee sentaît ses yeux tendus vers lui, grands ouverts. « Et comment justîies-tu cea à tes propres yeux? » Et alors…et alors…elle n’a riendit, elle a sauté sur le trottoir, et elle est partie en courant, en courant sans se retourner, mais mîe leurs sont écoses en ee, en ’espace d’une seconde, mîe serments sont montés vers e cîe… mîe oîseaux bancs se sont 1 mîs à voeter autour d’ee. Mîe vœux.Nidrei« Kol . »Tous es
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vœux. Pus rîen de aîd… pus rîen de vî… pus rîen d’împur… tout droît vers une exîstence împeccabe. C’est aînsî qu’un jour, quand tu étaîs enfant, tu as vouu traverser ’horîzon pour rejoindre l’océan Arctique, les ours et la lumière miraculeuse et les montagnes vertes transparentes… Et ne plus jamais te quereller pour des broutilles et plus jamais d’égoïsme… et à la maîson, mîeux faîre de ton mîeux et ne pas oubîer sans cesse ce qu’on te donne à faire, et ne pas te contenter de quelques épingles piquées dans l’ourlet de ta robe, mais coudre comme il faut… et mîeux nettoyer tes onges… et dorénavant, toute ta vîe ainsi, et toi-même, de l’intérieur, tout entière ainsi, telle qu’il puîsse entrer chez toî à chaque mînute du jour et de a nuît, regarder en toî, où que tu soîs, quoî que tu fasses, et qu’î n’y aît rien, rien en toi, rien sur toi, dont tu puisses craindre qu’il le voie. Pas une seule pensée. Mais pourquoi De Veer lui a-t-il fait lire sa rédaction? Dîx jours pus tard, dans e couoîr. « Pourraîs-tu passer me voîr dîmanche matîn vers onze heures ? J’ai quelque chose à te dire sur ta rédaction. » Elle y est allée. Elle est passée devant l’écurie. L’homme l’a interpellée et les mots étaient écrits sur l’intérieur des portes. La voîx ne ’a pas atteînte, es mots ont ié devant ses yeux, sans vîe. Ô homme, je ne t’entends même pas, tu peux ménager tes poumons… ô mots, je ne vous vois même pas, je ne vous ai jamaîs connus – ne e remarquez-vous pas ? Je suîs maîntenant assise sur une tour, il n’y a pas de boue qui puisse gicler si haut. Le cahier bleu était posé sur la table ronde, la pièce était emplie d’une lumière argentée, mais dehors il y a les quais, le port… es rondîns lottent en tous sens, îs font avec ’eau un dessin hachuré. Il a dit : « Assieds-toi et lis-la moi. » C’était sa rédaction sur la pitié. De Veer l’avait déjà eue. Oh… il y avait un 10 écrit en dessous ! « Tu ne doîs pas dîre que tu as déjà vu a note.