Faut-il brûler la Galigaï ?

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Léonora Galigaï est florentine. Elle se nomme en vérité Dianora Dosi. Elle est la fille d'un menuisier et d'une blanchisseuse que leur travail mène souvent au palais Grand-Ducal (palais Pitti). Léonora y est appelée pour distraire la jeune princesse de Toscane, Marie de Médicis. Elle devient sa coiffeuse. Elle s'insinue, fait rire cette enfant capricieuse et balourde. Bien vite l'astucieuce Léonora sort de son modeste rôle d'amuseuse pour s'installer dans l'intimité de la petite princesse. Son empire devient immense. C'est une manipulatrice née. Chacun, au palais, s'interroge sur sa fulgurante ascension. Elle serait, dit-on, la soeur de lait de Marie de Médicis, c'est faux, cependant la légende de la Galigaï a déjà commencé, elle rachète ce nom au dernier de cette illustre famille avant de suivre Marie en France. Ce livre nous fait revivre tous les crimes de la cour des Médicis. Les passions dévorantes aussi, comme celle du grand duc François-Marie pour sa seconde femme, la vénitienne Bianca Capello. On assiste à la dernière rencontre de Catherine de Médicis et de Henri de Navarre, aux exécutions du duc de Guise et de son frère, le cardinal, au château de Blois, puis à la réconciliation de Henri de Navarre avec son cousin Henri III et à l'assassinat de ce dernier. Léonora imagine les complots, se fait raconter les maîtresses du roi Henri IV. Son amie Marie est devenue reine, quant à elle, elle est tombée amoureuse de Concino Concini, un garnement qui vit d'expédients. Tous deux feront équipe en louvoyant dans cette cour de France où les florentins sont suspects, puis, après l'assassinat d'Henri IV, en gouvernant dans l'ombre. Leur étrange association conjugale mettra en coupe réglée les finances du royaume. La Galigaï devient marquise d'Ancre puis Maréchale. Eh oui ! Puisque la reine a donné un bâton de maréchal à Concini. Noiraude, maigre et sans beauté, elle tient la reine Marie sous sa coupe. Elle gouverne son mari. Elle est une véritable tête politique. Une découvreuse de talents comme ce petit évêque qui deviendra le puissant cardinal de Richelieu. Elle rêve en plein jour. Elle porte un voile, de peur qu'on lui jette un sort. Elle court les couvents de Paris, la nuit, pour se faire exorciser. Son unique faute est de ne pas avoir su deviner le caractère dissimulé de Louis XIII. Son côté Médicis. Il fera tuer Concini aux portes du Louvre. Elle sera brûlée en place de Grève. Destin étrange qui court sur cinquante ans. Alcôves, complots, prévarications, meurtres.
Publié le : mercredi 10 janvier 2007
Lecture(s) : 32
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246659396
Nombre de pages : 304
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Léonora Galigaï est florentine. Elle se nomme en vérité Dianora Dosi. Elle est la fille d'un menuisier et d'une blanchisseuse que leur travail mène souvent au palais Grand-Ducal (palais Pitti). Léonora y est appelée pour distraire la jeune princesse de Toscane, Marie de Médicis. Elle devient sa coiffeuse. Elle s'insinue, fait rire cette enfant capricieuse et balourde. Bien vite l'astucieuce Léonora sort de son modeste rôle d'amuseuse pour s'installer dans l'intimité de la petite princesse. Son empire devient immense. C'est une manipulatrice née. Chacun, au palais, s'interroge sur sa fulgurante ascension. Elle serait, dit-on, la soeur de lait de Marie de Médicis, c'est faux, cependant la légende de la Galigaï a déjà commencé, elle rachète ce nom au dernier de cette illustre famille avant de suivre Marie en France. Ce livre nous fait revivre tous les crimes de la cour des Médicis. Les passions dévorantes aussi, comme celle du grand duc François-Marie pour sa seconde femme, la vénitienne Bianca Capello. On assiste à la dernière rencontre de Catherine de Médicis et de Henri de Navarre, aux exécutions du duc de Guise et de son frère, le cardinal, au château de Blois, puis à la réconciliation de Henri de Navarre avec son cousin Henri III et à l'assassinat de ce dernier. Léonora imagine les complots, se fait raconter les maîtresses du roi Henri IV. Son amie Marie est devenue reine, quant à elle, elle est tombée amoureuse de Concino Concini, un garnement qui vit d'expédients. Tous deux feront équipe en louvoyant dans cette cour de France où les florentins sont suspects, puis, après l'assassinat d'Henri IV, en gouvernant dans l'ombre. Leur étrange association conjugale mettra en coupe réglée les finances du royaume. La Galigaï devient marquise d'Ancre puis Maréchale. Eh oui ! Puisque la reine a donné un bâton de maréchal à Concini. Noiraude, maigre et sans beauté, elle tient la reine Marie sous sa coupe. Elle gouverne son mari. Elle est une véritable tête politique. Une découvreuse de talents comme ce petit évêque qui deviendra le puissant cardinal de Richelieu. Elle rêve en plein jour. Elle porte un voile, de peur qu'on lui jette un sort. Elle court les couvents de Paris, la nuit, pour se faire exorciser. Son unique faute est de ne pas avoir su deviner le caractère dissimulé de Louis XIII. Son côté Médicis. Il fera tuer Concini aux portes du Louvre. Elle sera brûlée en place de Grève. Destin étrange qui court sur cinquante ans. Alcôves, complots, prévarications, meurtres.
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