Femmes

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Portraits marquants de femmes, connues ou inconnues, telles la grand-mère de George Sand, Madame Fragonard, Mademoiselle Desgarcins, mais aussi la princesse de la Révolution ou l'égérie de la Saine-Alliance.

Publié le : dimanche 1 janvier 1933
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EAN13 : 9782246798392
Nombre de pages : 320
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OUVRAGES DE G. LENOTRE
DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE
A LA LIBRAIRIE GRASSET
Georges Cadoudal (16e édition).
La petite histoire :
I. — Napoléon (Croquis de l’Epopée), 59e édition.
II. — Femmes (Amours évanouies), 42e édition.
III. — Paris et ses fantomes, 38e édition.
IV. — Versailles au temps des Rois, 38e édition.
V. — La
Révolution par ceux qui l’ont vue, 30e édition.
VI. — Dossiers de Police, 30e édition.
VII. — En suivant l’Empereur (Autres croquis de l’Epopée), 24e édition.
VIII. — Sous le bonnet rouge (Croquis révolutionnaire), 20e édition.
IX. — Paris qui disparaît, 29e édition.
X. — En France jadis, 31e édition.
XI. — Existences d’artistes (De Molière à Victor Hugo), 22e édition.
A LA LIBRAIRIE PERRIN
La Guillotine pendant la Révolution (29e édition).
L
e Vrai Chevalier de Maison-Rouge (30e édition).
Le Baron de Batz (29e édition).
Paris révolutionnaire (48e édition).
Vieilles Maisons, Vieux Papiers, Six Séries (88e édition).
Bleus, Blancs et Rouges (24e édition).
La Captivité et la Mort de Marie-Antoinette (45e édition).
Le Marquis de la Rouerie et la Conjuration bretonne (30e édition).
Tournebut : La Chouannerie normande au temps de l’Empire (1804-1809) (29e édition).
Le Drame de Varennes, Juin 1791 (50e édition).
L’A
ffaire Perlet (9e édition).
Le Roi Louis XVII et l’Enigme du Temple (29e édition).
La Mirlitantouille (19e édition).
Robespierre et la Mère de Dieu (19e édition).
Le Jardin de Picpus (19e édition).
Les Massacres de Septembre (1792) (37e édition).
Les Fils de Philippe-Egalité pendant la Terreur (1790-1796) (25e édition).
La Fille de Louis XVI (1794-1799) (35e édition).
Le Tribunal Révolutionnaire (1793-1795) (38e édition).
L
es Noyades de Nantes (1793) 33e édition).
La Femme sans nom (19e édition).
Prussiens d’hier et de toujours. Deux Séries (13e édition).
Gens de Vieille France (18e édition).
Martin le Visionnaire (1816-1834) (13e édition).
Babet l’Empoisonneuse... ou l’empoisonnée (19e édition).
L’Impénétrable Secret du Sourd-Muet mort et vivant (15e édition
La Compagnie de Jéhu (16e édition).
La Maison des Carmes.
A LA LIBRAIRIE HACHETTE
Monsieur de Charette le roi de Vendée (15e édition).
La Proscription des Girondins (10e édition).
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Contes de Noel (25e édition).
Histoires étranges qui sont arrivées (20e édition).
A LA LIBRAIRIE FIRMIN DIDOT
Les derniers Terroristes (20e édition).
Les Tuileries.
A LA LIBRAIRIE CALMANN LÉVY
Le Chateau de Rambouillet (22e édition).
La Vie a Paris pendant la Révolution.
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© Éditions Grasset & Fasquelle, 2012.
9782246798392 — 1re publication
UNE MAINTENON SAVOYARDE
Bien qu’il fût le neveu de Louis XIV, le gendre du duc d’Orléans, le père de la duchesse de Bourgogne et de la reine d’Espagne, l’aïeul du futur Louis XV, Victor-Amédée II, duc de Savoie et roi de Sardaigne, n’était pas un souverain solennel.
Son physique était sans charme ; il avait le nez long, gros du bout, la figure étroite et grêlée, le teint clair, les yeux vifs, la bouche sinueuse, le poil roux ; beaucoup d’esprit d’ailleurs, une admirable mémoire, l’obstination malicieuse et souterraine d’une taupe. Son économie était harpagonesque ; il calculait de si près que les dépenses de sa table ne montaient qu’à dix louis par jour ; quand sa cour était à la campagne, dans quelque Versailles piémontais, les frais arrivaient bien à quinze louis « parce qu’il y avait une seconde table pour les ministres et les gentilshommes ; encore n’y voit-on figurer que la desserte du roi. »
Eté comme hiver, Victor-Amédée ne portait que le même habit de drap marron, sans or ni argent ; il marchait chaussé de souliers à double semelles. Jamais de dentelles ; toujours de grosses chemises en toile de Guibert : les seules, prétendait-il, qui convinssent à ses rhumatismes. Pour ne pas user les basques de son habit, il faisait garnir de cuir la poignée de son épée. Sa canne était un méchant jonc à pomme de coco ; sa tabatière une simple écaille cerclée d’ivoire... « On le voyait, depuis quinze ans, endosser, les jours de pluie, la même houppelande bleue en forme de redingote. Il n’avait de magnifique que sa perruque et son chapeau. »
Cette parcimonie n’empêchait pas d’ailleurs que Victor-Amédée fût, à sa façon, un « grand roi » et un habile homme. Il avait ménagé, à lui-même et à ses filles, les alliances que l’on sait ; par malheur il perdit, en 1715, son fils aîné le prince de Piémont, jeune homme accompli, miraculeusement doué, et à l’éducation duquel il avait apporté tous ses soins. Le désespoir de Victor-Amédée fut terrible : pendant plusieurs jours, le roi sembla fou furieux ; même on le surprit — quoique il n’aimât pas à gaspiller — lardant ses chevaux de grands coups d’épée.
La perte lui était d’autant plus sensible qu’il éprouvait pour son second fils, Charles-Emmanuel, duc d’Aoste, une aversion presque haineuse. Carlin
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