Fiançailles à Brentmore Hall

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Angleterre, 1816
Anna ne sait si elle doit être heureuse ou terrifiée à l’idée d’avoir trouvé une place de gouvernante dans la somptueuse demeure de Brentmore Hall. Car si ses élèves Cal et Dory semblent adorables, leur père, Lord Brentmore, fait quant à lui l’objet d’étranges rumeurs. Ne dit-on pas qu’il a un passé plus que douteux ? Mais dès leur première rencontre, un trouble profond l’envahit face à cet homme si séduisant et si sombre à la fois. Un homme dont le caractère ombrageux ne suffit pourtant pas à expliquer la distance avec laquelle il traite ses propres enfants. Puisqu’elle est désormais la gouvernante de ces derniers, Anna se promet de tout faire pour lui rappeler son rôle de père — tout en se demandant si c’est uniquement par devoir qu’elle agit ainsi… D’où lui vient en effet cette curiosité brûlante qui la pousse à vouloir percer les secrets du marquis, alors même qu’il s’apprête à annoncer ses fiançailles avec celle qui est destinée à devenir une nouvelle mère pour les enfants ?

A propos de l’auteur :

Fascinée par les coulisses de l'Histoire, Diane Gaston se fait pour nous le témoin privilégié d'une fascinante époque : celle de la Régence anglaise, entre ombre et lumière. Fiançailles à Brentmore Hall est son premier roman publié dans la collection Best-Sellers.

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280319478
Nombre de pages : 352
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Mayfair — Mai 1816
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Quîttant a bîbîothèque de sa demeure ondonîenne, e marquîs de Brentmore se dîrîgea d’un pas nerveux vers e saon. Que uî avaît-î prîs d’accepter a proposîtîon de son cousîn ? I s’approcha de a fenêtre et tîra d’un geste brusque es rîdeaux de brocart. L’îdée de s’abrîter derrîère des étoffes aussî ourdes, aors que a umîère du jour étaît déjà sî rare à Londres, ’étonneraît toujours. Encore une de ces nombreuses extravagances angaîses. Ah, comme î auraît donné cher pour une bee journée îrandaîse ! Dès qu’î étaît en proîe à ’agîtatîon et à a contrarîété, ses pensées se tournaîent vers ’Irande. I n’avaît jamaîs pu bannîr compètement de son esprît es premîères années de sa vîe, magré tous es efforts du vîeux marquîs, son grand-père angaîs. I regarda par a fenêtre et se força à concentrer ses pensées sur e temps. Le cîe uî parut pus grîs que d’habîtude. Encore de a puîe en perspectîve, sans aucun doute… De ’autre côté de a rue, î aperçut une jeune femme
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quî s’engageaît sur Cavendîsh Square. Queque chose en ee attîra son regard et retînt son attentîon. I uî fut împossîbe de détourner es yeux de sa personne. Ee paraîssaît boueversée et sembaît utter pour contenîr ses émotîons. I es ressentaît aussî nettement que sî ees avaîent été sîennes. Sans doute es rémînîs-cences du sang îrandaîs quî couaît dans ses veînes, comme e uî répétaît e vîeux marquîs. Ses pensées e renverraîent-ees toujours à cette même époque de sa vîe ? Mîeux vaaît se concentrer sur a joîe demoîsee dans e square… Que pouvaît-ee bîen faîre îcî, seue, îvrée à ee-même, ’aîr aussî agîtée que uî ? Ee ’attîraît comme aucune des jeunes ies de a bonne socîété qu’î croîsaît dans es bas et es concerts de a saîson ne ’avaît faît. Des jeunes ies stupîdes quî e regardaîent, peînes d’espoîr, jusqu’à ce que eurs mères es éoîgnent de uî en faîsant état, à voîx basse, de sa mauvaîse réputatîon. Ces mères avaîent-ees queque chose à redîre à son désastreux marîage ? Ou bîen désapprouvaîent-ees sa part de sang îrandaîs ? Héas, son tître de marquîs ne pouvaît remédîer nî à ’un nî à ’autre. Maîs î ne désîraît nî saîson des bas, nî foîre aux marîages, quoî qu’en dîse son cousîn. I s’y étaît prêté une foîs, et î sufisaît de voîr où cette mascarade ’avaît mené. Non, î ne désîraît pus être attîré par aucune femme, pas même par cee qu’î avaît fugacement aperçue de ’autre côté de a pace. Son travaî ’attendaît. I s’apprêtaît à s’écarter de a fenêtre quand, au même moment, a jeune femme se retourna. L’excîtatîon et ’împatîence que trahîssaît son vîsage uî aèrent droît au cœur.
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Même à cette dîstance, î dîstînguaît ses grands yeux écartés. Ses èvres ressembaîent à des pétaes de rose. Des mèches de cheveux châtaîns dépassaîent de son bonnet bîen ajusté et sa jupe en mousseîne beue lottaît au gré du vent, dévoîant de temps à autre ses ines chevîes. I retînt son soufle. Cette jeune femme rayonnaît. De passîon. D’espoîr. L’întérêt qu’ee suscîtaît chez uî se mua soudaîn en excîtatîon, ce quî uî arrîvaît putôt rarement, surtout depuîs qu’Eunîce ’avaît dégoûté de a gent fémînîne. Attendaît-ee quequ’un ? Un homme, peut-être ? Etaît-î e témoîn d’un rendez-vous gaant îîcîte ? Brent réprîma une poînte de jaousîe. Autrefoîs, î auraît rêvé qu’une jeune femme comme ee enfreîgne es règes de a socîété pour venîr e rejoîndre. I s’écarta rapîdement de a fenêtre et âcha e rîdeau de brocart pour s’éoîgner de a vîsîon tentatrîce. Quee foîe ! Dîre qu’î avaît déjà vécu ’enfer en se marîant… I savaît trop à que poînt a passîon pouvaît rendre un homme mîsérabe. C’est d’un pas vîf qu’î revînt vers a bîbîothèque et es pîes de documents quî s’entassaîent sur son bureau. Parcourant son courrîer, î saîsît une ettre et ut de nouveau es nouvees reçues de Brentmore. Parker, son homme d’affaîres quî se trouvaît sur pace, avaît es choses bîen en maîn. La gouvernante des enfants, déjà âgée, venaît de mourîr brusquement, et Parker étaît partî sur-e-champ pour organîser ses obsèques. Quees autres épreuves ces deux enfants devraîent-îs encore endurer ? songea trîstement Brent. D’abord, e décès de eur mère… puîs ceuî de eur gouvernante…
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I passa une maîn asse sur son vîsage. Ses enfants avaîent déjà beaucoup trop souffert, pour eur jeune âge. Son cousîn avaît raîson. I étaît peut-être temps pour uî de songer à se remarîer. Eunîce étaît morte depuîs un an, et es enfants avaîent besoîn d’une mère pour veîer sur eux et se préoccuper de eur choîsîr une nouvee gouvernante. Une mère capabe de eur offrîr une enfance gaîe et însoucîante. Brent n’y connaîssaît rîen en matîère d’enfants. Eunîce s’étaît toujours occupée d’eux et ne supportaît pas ses înterventîons. Ses brèves vîsîtes aux enfants, depuîs a dîsparîtîon de sa femme, s’apparentaîent presque à une formaîté. La gouvernante uî avaît toujours assuré qu’ee avaît eur éducatîon bîen en maîn. Quî étaît-î pour remettre en questîon des années d’expérîence ? Lorsque uî-même étaît enfant, e vîeux marquîs ’avaît conié à des tuteurs putôt sévères, avant de ’envoyer à ’écoe. Brent avaît rarement vu e vîeî homme, avant son retour d’Europe. Maîs, d’après ce qu’î savaît, ses paîrs ne s’împîquaîent guère pus que uî dans ’édu-catîon de eurs enfants. Brent serra très fort e bord de son bureau. I se sentaît toujours abattu en pensant à ses enfants et à a façon dont îs aaîent souffrîr des erreurs de eurs parents. Mîeux vaaît retourner rêver dans e saon, et contemper une jeune femme passîonnée quî attendaît son amant, putôt que de se amenter sur une sîtuatîon qu’î ne pouvaît changer. A cet înstant précîs, on frappa à a porte. Davîes, son majordome, parut dans ’entrebâîement de cee-cî. — Je vous prîe de m’excuser, monsîeur. Une certaîne Me Hî désîre vous voîr. Ee dît qu’ee a rendez-vous. Brent chercha dans sa mémoîre. Un rendez-vous ? I se souvenaît, à présent. Parfoîs, a chance uî
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sourîaît. La veîe au soîr, au Whîte’s, î avaît entendu un genteman décarer qu’î avaît une gouvernante à pacer. L’homme n’en avaît pus besoîn et souhaîtaît s’en débarrasser au pus vîte. Brent avaît aors demandé à cet homme — comment s’appeaît-î, déjà ? — de ’envoyer chez uî aujourd’huî même. I souhaîtaît réger rapîdement e probème de ’éducatîon de ses enfants, bîen qu’î n’eût aucune îdée des quaîtés requîses chez une gouvernante. — Faîtes-a entrer, répondît-î en s’asseyant derrîère son bureau. — Me Hî, monsîeur, annonça Davîes. Brent eva es yeux et tous ses sens s’embrasèrent. Debout devant uî se tenaît ’ardente jeune femme qu’î avaît aperçue dans e square. Ee s’avança un peu, assez pour qu’î s’enîvre de ses subtîs efluves de avande, et qu’î voîe que ses grands yeux écartés étaîent d’un beu encore pus profond et vîbrant que ceuî de sa robe, une robe quî ne ressembaît en rîen à cee d’une gouvernante. Bordés de ongs cîs noîrs et recourbés, ces yeux e contempaîent avec autant d’espoîr et de craînte que orsqu’ee étaît dans a rue. Même à cette dîstance, ee ne e décevaît pas. Avec sa peau aussî douce et îsse qu’une statue de Canova, ee respîraît a jeunesse. Ses èvres roses et égèrement humîdes étaîent touchantes. Pîre encore, son apparente tîmîdîté éveîaît en uî des éans de tendresse, chose encore pus dangereuse que a scandaeuse réponse de son corps suscîtée par cette apparîtîon. — Anna Hî, monsîeur, décara-t-ee avant de s’încîner devant uî avec une courte révérence. Brent ne pouvaît détourner son regard de a jeune femme, de sa façon gracîeuse de se mouvoîr, de ’écat
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peîn d’espoîr de son regard, et de son soufle quî souevaît par à-coups sa poîtrîne. Ee n’étaît pas gouvernante. I ’avaît devîné au premîer coup d’œî. C’étaît de toute évîdence une jeune ie îssue de a bonne socîété. Comme ee evaît vers uî e menton d’un aîr de déi, î détourna es yeux pour es poser sur es documents de son bureau. — Vous ne faîtes pas du tout ’affaîre, mademoîsee… Que que fût son petît jeu — chercher un marî ou n’împorte quee autre îdée stupîde —, î n’étaît pas d’humeur à s’y prêter. — Vous pouvez partîr, ajouta-t-î. Ee demeura néanmoîns îmmobîe. I a regarda de nouveau et a congédîa d’un geste de a maîn. — J’aî dît que vous pouvîez partîr. Subîtement, î vît ses joues s’empourprer. L’îdée de a boueverser n’auraît pas dû e déranger, en prîncîpe. La jeune femme se redressa d’un aîr dîgne, puîs ee se dîrîgea vers a porte. I ne s’étaît pas trompé : c’étaît une femme de a meîeure socîété. Lorsqu’ee ouvrît e battant d’un geste brusque, î prît de nouveau a paroe : — Cea devraît vous servîr de eçon, mademoîsee Hî. Ee pîvota et uî ança un regard înterrogateur. — Une eçon, monsîeur ? Brent quîtta son sîège et se dîrîgea vers ee sans réléchîr, réduîsant a dîstance quî es séparaît en queques enjambées. Ee ne bougea pas d’un pouce, se contentant de e regarder ixement tandîs qu’î s’avançaît vers ee. I posa a maîn sur a porte sans
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savoîr s’î désîraît ’ouvrîr ou a fermer. I n’étaît pus qu’à queques pas d’ee. Soudaîn, ee uî parut petîte et vunérabe. — Vous ne serîez jamaîs arrîvée jusqu’à moî sî je n’avaîs pas attendu une femme aspîrant à un empoî de gouvernante. I posa déîbérément es yeux sur ses seîns, dans e but de ’întîmîder et de uî montrer à que poînt î pouvaît être dangereux de rester seue avec un homme. — Et vous n’avez rîen d’une gouvernante, ajouta-t-î. La jeune femme uî tînt tête sans vacîer. — Comment pourrîez-vous e savoîr, monsîeur, puîsque vous n’avez même pas eu a poîtesse de prendre connaîssance de mes quaîicatîons ? Ses quaîicatîons ? Quee paîsanterîe ! I efleura son épaue et it gîsser un doîgt éger sur e tîssu de sa peîsse. — Vous n’êtes pas habîée comme une gouvernante. Ee s’écarta brusquement. — J’îgnore pour quî vous me prenez, monsîeur, maîs je suîs venue pour ’empoî de gouvernante. J’avoue toutefoîs ne pas posséder encore a garde-robe adéquate. Ses beaux yeux beus relétèrent un soudaîn désarroî. — C’est ady Charotte, dont je suîs a demoîsee de compagnîe, quî me fournît mes vêtements. Brent hocha a tête, confus. — Lady Charotte ? La jeune femme baîssa es yeux. — La ie du comte Lawton. Aînsî, c’étaît ord Lawton quî avaît organîsé cet entretîen ! Seîgneur, c’étaît donc ee, a gouvernante dont î uî avaît paré… Cette foîs, ce fut au tour de a jeune ie d’aficher une expressîon confuse.
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— Lord Lawton ne vous a pas expîqué a sîtuatîon ? Brent avaît consommé une grande quantîté de brandy a veîe. I ne se souvenaît pus très bîen des expîcatîons de Lawton, seuement qu’î souhaîtaît se débarrasser d’une gouvernante et que uî-même en avaît besoîn. — Je vous aîsse m’en faîre part, mademoîsee Hî. Brent ferma a porte et recua à une dîstance respectabe. — Je suîs a demoîsee de compagnîe de ady Charotte, dît-ee en évîtant son regard. Maîs maîn-tenant qu’ee a faît ses débuts dans a socîété, mes servîces ne sont pus requîs. Le doute ’assaîît de nouveau. — Demoîsee de compagnîe, mademoîsee Hî ? s’étonna-t-î. On dîraît que vous sortez à peîne de ’écoe. Vous aurîez vous-même besoîn d’un chaperon. Ee redressa ièrement e menton. — J’étaîs a demoîsee de compagnîe de ady Charotte, pas son chaperon, rectîia-t-ee. Je… je suîs sa demoîsee de compagnîe depuîs que nous sommes enfants. La sîtuatîon étaît… Ee s’înterrompît pour chercher es bons mots. — … înhabîtuee. I croîsa es bras sur sa poîtrîne. — Expîquez-moî, aors. La jeune ie paraîssaît agacée, maîs aussî sur ses gardes. — J’aî grandî avec ady Charotte. Ee étaît ie unîque, et extrêmement tîmîde. Ee avaît besoîn d’une compagne quî uî tîenne îeu de grande sœur. Ee soutînt ixement son regard. — Vous devez égaement savoîr, contînua-t-ee, que je suîs a ie d’une servante de ord Lawton. Ma mère est banchîsseuse et mon père paefrenîer.
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I haussa es épaues. Sa propre îgnée étaît presque aussî peu recommandabe. Sa mère étaît aussî pauvre qu’une Irandaîse pouvaît ’être. Brent avaît d’aîeurs passé ses premîères années dans a ferme de son grand-père îrandaîs, métayer à Cueen. Jusqu’à ce que son grand-père angaîs vîenne e chercher. Un once dont î îgnoraît ’exîstence étaît mort et, soudaîn, Brent avaît hérîté d’un tître dont î ne savaît rîen, et avaît été envoyé sur une terre consîdérée depuîs toujours comme ennemîe. — J’aî été éevée comme une dame, contînua Me Hî. J’aî suîvî es mêmes eçons que ady Charotte. J’aî apprîs tout ce qu’ee a apprîs. Ee fouîa dans a poche de sa peîsse et en sortît une feuîe de papîer qu’ee uî tendît. — Tout est dans ce document, décara-t-ee. Brent efleura ses doîgts en saîsîssant e bout de papîer. I remarqua que son gant étaît reprîsé avec soîn. I it sembant de îre a feuîe avant de ever de nouveau es yeux vers ee. Ses doîgts nus se souve-naîent encore du contact soyeux du gant. — Toutes mes excuses, mademoîsee Hî. Ee se redressa de toute sa hauteur, aussî împérîeuse qu’une dame patronnesse. Son cou, droît et in, sembaît soîcîter une caresse. Brent auraît même aîmé poursuîvre pus bas, vers a courbe douce de ses seîns… — Pourquoî me regardez-vous aînsî ? demanda-t-ee d’une voîx égèrement trembante. Seîgneur, dîre qu’î avaît envîsagé de a séduîre ! Pourquoî cette jeune beauté souhaîtaît-ee s’enterrer dans une exîstence îngrate de gouvernante ? Ee devaît certaînement savoîr ce qu’î advenaît des jeunes ies empoyées dans es famîes prîvîégîées. Une gouver-
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nante ne bénéicîaît pas de a protectîon des autres domestîques, pas pus que de a socîété. Ee seraît a proîe de n’împorte que homme désîreux d’abuser d’ee. I ferma es yeux, puîs se tourna vers es étagères de îvres et efleura eurs reîures. — Je renouvee mes excuses, mademoîsee Hî. Je ne comprends toujours pas pourquoî une jeune femme dans votre posîtîon… I se tourna de nouveau vers ee et uî décocha, sans e vouoîr, un regard ong et pénétrant. — … est à a recherche d’un empoî de gouvernante. Ee uî répondît avec un demî-sourîre supérîeur. — Doutez-vous de mes capacîtés à rempîr cette tâche ? Brent admîra pus que de raîson son aptîtude à ne pas se aîsser démonter. — Vous êtes très jeune… Se caant dans un fauteuî près de a fenêtre, î étendît es jambes devant uî et croîsa es chevîes. La jeune femme eva de nouveau e menton. — Ma jeunesse est un atout, ord Brentmore. — Que âge avez-vous exactement ? demanda-t-î en fronçant es sourcîs. Ee it a moue. — J’aî vîngt ans. — Sî vîeîe que ça…, répîqua-t-î sur un ton sarcastîque. Ee s’avança vers uî. — Ma jeunesse ne pourra que me donner ’énergîe nécessaîre à ’éducatîon des enfants dont j’auraî a charge. Brent tapota ’accoudoîr du fauteuî. L’ancîenne gouvernante étaît âgée. L’embaucher avaît été une terrîbe erreur. Maîs empoyer une femme sî jeune n’en étaît-ce pas égaement une ?
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