Fili - La Reine des Prés

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Quelle chance ! J’ai croisé un être de rêve, la Reine FILI. Songe ou réalité ? Cette rencontre m’a permis, à l'heure de la retraite, d’examiner le chemin parcouru, de relativiser mon existence et de mesurer la fragilité de l’être humain. Ma philosophie « à la petite semaine », énoncée avec humour je pense, n’est pas effrayante. Elle autorise de gentils règlements de compte et une escapade dans l’univers de mes chers amis les Filipendules.

Publié le : lundi 21 janvier 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782746630345
Nombre de pages : non-communiqué
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Mardi C’est l’automne et il pleut. Un temps tristounet mais je n’ai pas eu l’occasion de m’en rendre compte. J’ai passé une bonne journée de plus à bricoler. )l faut bien aménager notre maison. Pas de place aux rêveries. Tu l’as voulu ta « Fermette dans le Perche ». Un grand corps de Ferme en colombage, en plein champ avec des vaches autour. La résidence secon‐ daire de tes rêves. C’est ce que m’a dit ma femme, ravie de la belle saison d’été à la campagne. Je le pense aussi car, de plus, tout est à refaire. Elle a abrité les veaux, vaches, cochons et toute la basse‐ cour pendant quelques siècles, la place est reprise par Nouzautres, les Urbains. L’artisan qui veille en moi est insatiable malgré la retraite récente. Oui, c’est un bonheur cette maison. Les réunions de famille sont magnifiques mais on entre prochaine‐ ment dans l’hiver et notre retour en appartement est pour bientôt. Quatre mois par an de travail intensif depuis des années pour sauver cette maison
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rustique. Beaucoup de béton et de jardinage. Une seule certitude, je ne finirais jamais. Dès que je tourne le dos, l’herbe pousse et les tuiles glissent. C’est un petit jeu entre nous, le corps de ferme et moi‐même, depuis des années. Pour vérifier si je suis attentif au vieillissement. Bah, c’est une saine occupation, très bonne pour la santé. En attendant, il est ͳͻ heures passées et je sors boucler les volets. Un petit tour rituel dans la cour. Je ferme le portail métallique. Rien ne cloche. Les portes de la grange sont verrouillées. )l ne reste que quelques outils lâchement abandonnés par mes soins près du four‐ nil mais cela restera comme ça jusqu’à demain, ils ne vont pas s’enrhumer. Assez pour aujourd’hui. Tiens, quelque chose qui brille légèrement dans l’herbe près de la mare. Allons, pas de ver luisant en novembre, faut garder ça pour le mois de juillet. )l en reste encore un peu malgré les pesticides que le voisin disperse dans ses champs. Allons voir. Je m’ap‐ proche. Quelle est cette chose ? On dirait un grand poireau ou une longue )ris. C’est vert et ça brille légèrement. Dans la pénombre je suis incapable de mettre un nom sur cette chose car ma lampe de poche utilise ses dernières cartouches. Ça ressemble à une plante avec une sorte de touffe de couleur sur le dessus. Peut‐être une sorte d’Amaryllis mais ce
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n’est pas la même chose. Une drôle de plante d’appar‐ tement, jamais vu ça à « La Goderie ». Très curieux ! Bien, je la récupère et dans la pénombre, je prends le temps de rempoter avec un tuteur pour qu’elle se tienne un peu droite. Un bon arrosage et bonne nuit la plante, je suis fatigué. Je te mets en compagnie de mes pauvres jardinières qui grimacent car la saison des )mpatiens, Bégonias et Soucis est terminée. Ce ne sont pas des vivaces. )l reste de la Verveine d’un coloris violet très joli, qui a su s’économiser pour résister à l’absence de beau temps. Nos plantes « fu‐ gaces » nous les choyons avec encore plus d’amour car elles sont éphémères.
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